25.06.2009

AUjourd'hui on vote l'Agenda 21 régional

Personne aujourd’hui ne contestera la nécessité d’œuvrer pour un développement qui soit un développement durable. Ce concept, aujourd’hui accepté par tous, dépasse la prise en compte des seuls enjeux environnementaux mais c’est là qu’il puise ses racines.
L’attention à l’environnement est désormais commune à toutes les formations politiques et traverse l’ensemble de la société depuis plusieurs dizaines d’années. Mais, bien entendu, ce sont d’abord les mouvements écologistes qui ont alerté l’opinion. En France, on peut dater l’entrée de l’écologie dans la vie politique avec la candidature de René Dumont en 1974. Il liait d’ailleurs déjà l’écologie avec la solidarité, la lutte contre les déséquilibres nord-sud et la misère en général, préfigurant ainsi le concept de développement durable. Depuis cette date, la plupart d’entre nous ont progressivement pris conscience de l’enjeu, et maintenant de l’urgence.
A21.jpgEn ce qui me concerne, j’ai été convaincu il y a maintenant bien longtemps qu’il fallait non seulement susciter la réflexion mais aussi agir. C’est ce que j’ai tenté de faire au GART, où j’ai défendu le transport collectif. Ou encore comme maire de La Roche sur Yon, où j’ai cherché à insuffler cette logique dans les politiques publiques de la ville.
Au Sommet de la Terre de Johannesburg, où je représentais l’Association des Maires de France en 2002, je n’ai pu qu’être conforté dans mes convictions : Je cherche depuis ce temps à promouvoir dans mon action politique un modèle de société, où la préservation des ressources naturelles s’ajoute à la recherche d’un équilibre entre progrès social et dynamisme économique.
L'Agenda 21 voté aujourd'hui à la Région a donc pour but d’organiser les politiques publiques de la Région dans le sens du développement durable. Mais pas seulement.
Car il ne sera efficace que si ces enjeux sont compris et acceptés par l’ensemble de nos concitoyens. Dans les grandes lignes comme dans les implications sur leur quotidien. Pour cela, il nous faut faire œuvre de pédagogie, sans pour autant être anxiogène ni verser dans le catastrophisme : A la peur qui tétanise, nous préférons l’espoir. Espoir en la femme et en l’homme, qui doivent être le cœur de notre projet. Mais aussi espoirs dans le progrès, l’innovation et la créativité. C’est ainsi que nous pouvons, ensemble et en bonne intelligence tracer des perspectives concrètes.
Cette notion est très importante, et je voudrais m’y arrêter un instant. On fait aujourd’hui trop appel à la responsabilité individuelle dans le rapport à l’environnement. Ou plus exactement, il y a un déséquilibre trop important entre ce qui est exigé des individus, et les alternatives collectives qu’on peut proposer devant les comportements individuels. Le principe de culpabiliser les gens n’est pas efficace sur le long terme. Il est bien plus productif, lorsqu’on veut changer les choses, de donner les outils qui permettent ces changements. D’où la rédaction de documents comme notre Agenda 21 qui décrivent de nouveaux modes d’action pour la collectivité, et incite concrètement à leur diffusion dans la population.

Pour obtenir plus d'éléments, rendez vous sur le site du Conseil régional

12.06.2009

Aux côtés des pêcheurs

Le 9 juin 2009, j'ai rencontré les acteurs de la filière pêche réunis aux Sables d'Olonne.
Clôturant d'abord l'Assemblée générale du COREPEM (Comité Régional des Pêches Maritimes), j'ai par la suite visité l'Ecole des Pêches. Nouvelles formations, adaptation aux nouvelles techniques de pêche, sécurité maritime étaient entre autres à l'ordre du jour avec la direction de cet établissement. Cela m'a permis de confirmer l'engagement financier de la Région, via la prise en charge des formations mais aussi de travailler sur la mise en réseau des organismes de formation pour une plus grande lisibilté ainsi qu'une mailleure efficacité des cursus de formation.

Puis j'ai présidé une réunion de travail aux côtés d'Hugues Autret, Président du COREPEM, où étaient réunis la totalité des Comités Locaux de Pêche ainsi que les représentants des Mareyeurs et les représentants des services de l'Etat. Formation, nouvelles techniques de pêche, ressource halieutique, économies d'énergies, projet de Parc Eolien off shore au large des îles d'Yeu et Noirmoutier, aide à la modernisation des criées et valorisation des produits de la mer, innovations et pêche durable, autant de sujets qui, durant près de 3 heures de débat auront permis de bien appréhender les problématiques et défis à relever pour une pêche durable et viable pour les professionnels et leurs familles.

Outre le soutien réaffirmé du Conseil Régional, j'ai enfin annoncé la création d'une Plateforme Régionale d'Innovation (PRI) portant sur les énergies nouvelles et renouvelables en direction du monde marin. Basée sur le littoral, cette PRI permettra de rassembler professionnels de la Pêche, chercheurs, entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, organismes de formation afin de développer, sur les sites concernés, cette très importante activité économique qui s'inscrit pleinement dans une stratégie de développement durable et au service des professionnels de la Pêche sur l'ensemble de notre Région.

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Nous sommes aujourd'hui avec les pêcheurs. Je crois qu'ils en ont conscience.

09.06.2009

communiqué de presse au lendemain des élections européennes

Les élections européennes du 7 juin 2009 ont été marquées par un niveau d’abstention exceptionnel qui traduit une défiance des électeurs Français vis-à-vis de l’Europe, un affaiblissement de l’idée européenne dans la plupart des pays de la communauté ce qui constitue un signal extrêmement préoccupant sur l’état de notre démocratie.
Ce désintérêt des citoyens envers l’Europe et son Parlement est d’autant plus regrettable que l’Union européenne joue un rôle de plus en plus grand dans notre vie quotidienne.
Les résultats du Parti socialiste, tant au niveau national que régional, traduisent l’agacement et la déception des électeurs de gauche face à un parti toujours dominé par ses débats internes et qui n’a pas su faire prendre la mesure des enjeux de ce scrutin malgré un excellent programme partagé par l’ensemble des socialistes européens.
Cependant, l’UMP n’a pas à se glorifier de son résultat. Certes, avec ses alliés de la « majorité présidentielle » il se classe en première position, mais avec moins de 28% de voix. 2 ans après son élection, Nicolas Sarkozy voit tout juste un électeur sur 4 soutenir son action.
Au plan régional, les différentes composantes de la majorité que je conduis ont réuni hier près de 36% des voix la plaçant loin devant l’UMP. Ce résultat est plutôt rassurant mais cette élection nous rappelle que la condition essentielle de nos succès futurs réside dans l’unité de l’ensemble des forces de gauche et écologistes pour poursuivre l’action que nous avons engagée au profit de l’ensemble des habitants de la Région. Je pense en premier lieu à ceux qui souffrent de la crise économique et de la politique de M. Sarkozy et de son gouvernement.  
Le résultat obtenu par le Parti socialiste dans la région grand Ouest n’a pas permis la réélection de Yannick Vaugrenard. Je veux saluer ici l’excellent travail qu’il a fourni comme député européen, en s’investissant puissamment dans cette fonction pour rendre l’Europe plus humaine, plus sociale et plus environnementale. Au cours de ces 5 années, il a été en outre un avocat extrêmement précieux de la Région Pays de la Loire auprès des services de la Commission.

04.06.2009

le 7 juin , votez socialiste

Lettre ouverte de Jacques Auxiette aux habitants des Pays de la Loire

Madame, Monsieur,
Pour notre Région, l’Union européenne joue un rôle essentiel. Tout d’abord, la politique agricole commune assure 720 millions de financements à notre agriculture régionale chaque année. En tout, les autres fonds européens régionaux, représentent 620 M€ pour les Pays de la Loire entre 2007-2013. Ce rôle essentiel aurait pu être encore plus important, si l’UMP, au pouvoir depuis 2002, n’avait pas tout fait pour en amoindrir la portée.
n1583732477_9701.jpgEn plus de ces fonds, l’Europe prête de l’argent pour les investissements régionaux. La Banque Européenne d’Investissement nous a permis de financer pour 125 millions d’Euros de trains régionaux en 2006, elle va de nouveau nous aider à financer des lycées en Haute Qualité Environnementale, et ceci dès juin prochain. C’est mon ami Yannick Vaugrenard, député européen socialiste et premier vice-président de la Région qui a négocié ces prêts à des taux remarquablement bas, et ils nous permettent d’investir toujours plus pour le développement du service public au plus près de vos besoins.
Depuis que la droite dirige le parlement européen, l’idée de l’Europe a régressé parmi tous les peuples de son continent. On est loin du souffle de ses pères fondateurs, ou plus près de nous, du dessein de Jacques Delors, qui faisait de la construction européenne un avenir partagé pour chacun d’entre nous. Elle reste pourtant un beau projet.
Les socialistes des 27 pays de l’Europe se sont entendus sur un programme qui pourrait amplifier très fortement les effets bénéfiques de l’Europe. Plus de réponses aux dérives du capitalisme, une vision concrète d’un véritable développement durable, des services publics de qualité, la priorité à la lutte contre toutes les discriminations, voilà ce que propose notre programme, le manifesto. Il fait largement écho à ce que nous réalisons dans les collectivités, villes, départements, régions. Il a donc fait ses preuves.
Pour changer les choses en Europe, concrètement, immédiatement, il faut une présidence socialiste du Parlement Européen. Et pour obtenir ce résultat, il faut voter pour la liste socialiste aux élections européennes, menée par Bernadette Vergnaud.
Alors dimanche prochain, je vous demande de porter votre voix sur la liste du Parti Socialiste aux élections européennes, qui porte un projet nouveau, juste, attentif et tourné vers l’avenir.

29.05.2009

L'Europe sociale maintenant !

J’étais bien évidemment hier soir à la Trocardière à Rezé pour soutenir la candidature et le projet des socialistes aux élections européennes. Ce meeting a été l’occasion de réaffirmer la mobilisation totale et unitaire des socialistes pour construire une Europe de la justice, du développement durable, de la coopération. J’ai déjà expliqué ces enjeux dans une note précédente mais je veux dire que le sujet du débat d’hier, c’était bien cela : appeler les citoyens à l’urgence de la construction d’un modèle alternatif à celui vendu par les ultra-libéraux et les conservateurs.

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L’enjeu symbolique d’un meeting commun permettait de rappeler que les socialistes oeuvraient assurément dans le même sens. Mais je trouve désolant de voir résumer dans certains journaux les interventions des députés européens, des candidats, de Ségolène Royal et de Martine Aubry à un feuilleton où l’affectif, seul, compte alors que tous ceux qui étaient présents, et particulièrement Ségolène et Martine, se sont acharnés à démontrer l’enjeu et la convergence politique qui nous réunissaient. Je ne sais si ce traitement médiatique est à mettre sur le compte de la recherche de l’audimat ; en tout cas, il n'est pas digne de certains journalistes qui se disent "politiques".
Je peux dire combien le Manifesto est un projet réalisable. Je l’ai démontré sur ce blog, nous avons expérimenté les intentions dans les collectivités locales notamment les Régions. J’entends certains critiquer l’argument d’un vote sanction contre Nicolas Sarkozy mais c’est bien contre le modèle qui l’inspire que nous appelons à la mobilisation. Inventer un modèle alternatif concerne chacun de nous, Européens, mais c’est aussi un message aux peuples du monde qui observent l’expérience européenne en espérant y trouver un exemple de solidarité et de développement commun entre états.
Les candidats du Parti socialiste représenteront cette ambition qui a vocation à s’inscrire dans la réalité. Je sais qu’ils s’y livreront pleinement et clairement. Yannick Vaugrenard, qui travaille à mes côtés à la Région, l’a par exemple démontré en tant que député européen par son investissement constant dans les travaux parlementaires. Ces candidats portent un espoir que je crois indispensable dans cette période de crise pour que sur la spéculation prime un développement régulé et collectif.

28.05.2009

L’hôpital public en danger

La santé est au cœur des préoccupations des Français, non seulement parce que la population de notre pays vieillit, mais aussi car chacun d’entre nous a le sentiment d’une certaine dégradation de la qualité de l’accès aux soins. Les franchises médicales en sont le dernier exemple en date, comme l'augmentation des couvertures complémentaires, de 3,5% en moyenne, générée par la taxe gouvernementale dont la ministre nous avait pourtant annoncé qu'elle serait indolore sur les mutualistes.
Dans ce contexte, le projet de loi actuellement en discussion parlementaire soulève de vives inquiétudes chez les responsables politiques. La rationalisation des dépenses de l’hôpital publique est une nécessité, mais elle n’est pas une fin en soi. Depuis des années, la chasse aux gaspillages a été enclenchée et il ne faut pas espérer obtenir de nouveaux résultats en la matière à travers la nomination de directeurs à larges pouvoirs. Les personnels hospitaliers, médicaux et non-médicaux souffrent déjà suffisamment du manque de moyens et la qualité du service rendu est remarquable au regard des conditions de travail générées par ces pratiques.

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La convergence tarifaire entre hospitalisation publique et privée, fixée comme objectif par le gouvernement méconnait au moins deux rôles de l’hôpital public français. D’abord, son rôle social, puisque les hôpitaux soignent tous les patients quels que soient leurs revenus, âge ou pathologie et à toute heure de la journée. Il accueille donc les populations les plus modestes et les plus précarisées, dont les rangs gonflent au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la crise économique . Ensuite, son rôle universitaire et de recherche, qui passe par une mise à jour des plateaux techniques et un investissement plus important dans le matériel médical de pointe. Ces derniers budgets ont fait l’objet de baisses sensibles ces dernières années, et sans l’apport des collectivités locales, la situation serait pire encore. Pourtant, leur place dans l'hôpital a été remise en cause dans le projet de loi, et est le sujet de débats interminables dans les discussions parlementaires.
Il est temps de prendre à bras le corps la question de l’accès aux soins, toujours plus défavorable aux plus démunis, et d’assumer le rôle social et d’aménagement du territoire de l’hôpital public. Une réforme de l’hôpital à coût constant, dans une société où la population vieillit, et où la situation économique entraîne des pans entiers de la population dans la précarité - au premier rang des quels les jeunes dont la situation sanitaire n’est pas excellente - est un élément supplémentaire qui s’ajoute au malaise de la société française. Elle a pourtant plus besoin qu’on la rassure.

Photo de l'hôpital de Nantes par Manuel MC

26.05.2009

Sécurité en milieu scolaire : le retour des vieilles lunes de l'UMP

Je ne serais donc pas demain à la réunion organisée au ministère de l’Education Nationale sur la sécurité en milieu scolaire, étant en désaccord total avec les propositions de M. Darcos. Par ces propos irresponsables, il fait de chaque jeune un délinquant en puissance. 
dangereux%20terroriste.jpgIl n’y a pas si longtemps encore, on respectait en France la franchise scolaire et universitaire. Qu’en cas d’incident grave la police intervienne ponctuellement à la demande du chef d’établissement  se conçoit bien évidemment. La sécurité est une responsabilité régalienne de l’Etat qu’il doit assurer, mais dans le respect des règles de droit. Par contre, qu’une force mobile d’agents soit présente en permanence au même titre que les équipes pédagogiques, fouillant les jeunes et leurs cartables, me heurte, tout comme je suis scandalisé par l’arrestation de jeunes de 6 et 10 ans à la sortie de l’école primaire ou par les fouilles avec chiens dans une classe de collège.
C’est, hélas, une constante du système Sarkozy avant chaque consultation électorale, que d’agiter le chiffon sécuritaire, et instrumentaliser politiquement le moindre fait divers. Bien entendu, je condamne toute atteinte à la personne et les responsables de délits doivent être sanctionnés, mais il est scandaleux de s’appuyer sur un événement, de surfer sur l’émotion, pour proposer une mesure démagogique dont on sait qu’elle est inapplicable, tout cela pour tenter de glaner quelques voix d’électeurs légitimement inquiets devant ces violences.
Nous ne règlerons ces problèmes d’insécurité que par un travail éducatif de prévention et d’accompagnement des jeunes.
Au passage, je suis particulièrement étonné que deux anciens ministres de l’Education Nationale,  Jack Lang et Claude Allègre, si prompts ces derniers temps à trouver toutes les qualités possibles au pouvoir en place, restent pour le coup muets devant cette nouvelle agression du président de la République et de son gouvernement envers la jeunesse dans le pays des Droits de l’Homme et de l’Enfant.

Photo trouvée dans un excellent billet de Maitre Eolas

21.05.2009

Un Plan régional et des Jeux nationaux pour le Handisport

handisport.JPGJ’étais ce mercredi soir à l’ouverture des Jeux Nationaux de l’Avenir du Handisport. Cette manifestation qui se déroule à Angers pendant tout le week end de l’Ascension a démontré la mobilisation particulière en Pays de la Loire de nombreux bénévoles et sportifs pour que le sport soit véritablement à la portée de tous. Lors des Jeux Paralympiques de Pékin en 2008, j’avais accompagné les athlètes ligériens et j’avais été marqué tant par leurs histoires individuelles que par leurs exploits… Parallèlement, j’avais été déçu de la distinction entre Jeux Olympiques et Paralympiques voir du désintérêt marqué par le gouvernement français pour les seconds. Un désintérêt qui malheureusement s’est répété à Angers où la Ministre puis le Secrétaire d’Etat aux Sports ont l’un puis l’autre annulé leur présence.
A la suite des JO, j’avais appelé au lancement d’un plan régional pour la filière Handisport. Ce plan a pris forme, il se met actuellement en œuvre et vient plus que doubler l’intervention de la Région avec l’objectif de doubler aussi le nombre de licenciés dans ce domaine. Remise aux normes des équipements, soutien aux ligues pour l’accueil d’handicapés, appel à projet pour l’acquisition de matériel spécialisé… Le développement de la pratique pour les personnes handicapées doit en effet s’appuyer sur de réelles mesures et un investissement à la hauteur.
 Les Jeux Nationaux du Handisport viennent démontrer que le haut niveau sportif n’est pas le privilège des personnes valides.La Région s’engage pour que cette réalité se développe et existe aussi avec le sport pour tous.

19.05.2009

Jours biens remplis au Conseil régional

La préparation de la séance du Conseil régional du 15 mai, où nous avons voté un plan anti-crise en 40 mesures, m'a énormément pris de temps depuis un mois. C'est pourquoi j'ai un peu déserté ce blog. Comme je l'exprimais dans mon intervention d'ouverture de la séance, depuis octobre, ce ne sont pas moins de 80 rendez-vous que j'ai consacré à la réponse régionale aux difficultés économiques et sociales rencontrées par les habitants des Pays de la Loire. Beaucoup de temps, donc, mais pour un résultat qui en valait à mon sens la peine. Nous avons réussi à revisiter nos politiques pour les adapter au changement de la situation, nous avons inventé avec nos partenaires de nouveaux outils, soit pour aider à passer le cap difficile, soit pour développer de nouvelles activités, enfin, nous avons réfléchi à la sortie de cette période, qui, comme j'ai pu le dire plusieurs fois, ne ressemblera pas à l'avant-crise. L'urgence écologique, la prise de conscience des failles du libre-échangisme seront passées par là.
La droite régionale a donc voté le plan anti-crise. Moins d'un an avant les échéances, on ne sait pas si on doit saluer le sens des responsabilités, ou poser la question de l'alternative politique qu'ils ne représentent pas. Hervé de Charette, avec le talent qu'on lui connaît, a choisi de nous expliquer que le vote de l'opposition était logique, puisque nous nous inscrivions complètement dans le plan du gouvernement. Il faut bien se rassurer d'une façon ou d'une autre. Christophe Clergeau, dans une note de son blog, explique bien les différences saisissantes entre l'Etat et nous, et je vous engage à en prendre connaissance. Mais je voudrais de plus revenir sur un aspect des choses : la droite nous félicite aujourd'hui d'avoir choisi la relance par l'investissement et non par le soutien à la consommation, et justifie son choix de ce fait. Deux éléments viennent immédiatement à l'esprit. La Région ayant très peu de compétences sociales, il lui est difficile de faire autrement que de se concentrer sur son métier, le soutien à l'investissement (20 % des investissements des collectivités en Pays de la Loire sont réalisés par le Conseil régional, les 5 départements, les 1500 communes et les 200 intercommunalités faisant à eux tous quatre fois plus). Ensuite, depuis le début du mandat, nous avons entendu pis que pendre de leur part sur nos choix budgétaires, dont la principale caractéristique était.... d'augmenter les investissements ! L'UMP vient de découvrir qu'ils étaient bénéfiques, nous en sommes très contents. Ils ont aussi revu à la baisse leur admiration pour le libre marché, c'est tant mieux. Iront-ils jusqu'à comprendre l'intérêt de la protection sociale ?
Nous sommes en train de boucler l'Agenda 21 des Pays de la Loire. Il sera en quelque sorte le prolongement de ce plan anti-crise, puisqu'il travaille à modeler la Région de demain, celle du développement durable. Nous aurons l'occasion d'en reparler, mais il me semble que l'objectif que nous nous étions assignés, est là encore, en voie d'être atteint. Voté en juin prochain, nous prendrons le temps de le présenter et d'en débattre avec la multitude de personnes qui nous ont aidé à le bâtir. Là encore, nous avons fait avec la société civile, parce qu'au plus profond de notre projet est ancrée l'idée que la recherche de l'efficacité passe par la discussion avec les acteurs des politiques publiques. Et là, ça fait une sérieuse différence avec l'UMP, et notamment avec son hyperprésident, n'en déplaise à M. de Charette.

12.05.2009

Le parlement européen doit passer à gauche

Voici le discours que j'ai prononcé le 9 mai à Angers, à l'occasion d'un meeting pour les européennes en présence de Pierre Moscovici. Il donne mon point de vue de Président de Région de gauche sur ce que pourrait représenter une Europe dirigée par les socialistes :

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Je suis ravi d’être avec vous ce soir à Angers, au cœur de la Région des Pays de la Loire. Notre Région qui profite beaucoup de l’Union Européenne, on ne le mesure pas assez.
Elle en profite d’abord parce qu’elle est une région agricole, la première ou la deuxième de notre pays et que la politique agricole commune assure 720 millions de financements à notre agriculture régionale chaque année.
Elle en profite parce qu’elle est une région industrielle et innovante, et que les fonds de cohésion européens financent l’adaptation de notre économie aux grands enjeux de demain.
Elle en profite car elle est une région de solidarité, où on imagine chaque jour comment aider les personnes touchées par le chômage par la formation et le retour à l’emploi ou comment organiser la cohésion sociale dans les quartiers populaires.
Elle en profite, car elle est attentive à l’environnement, à travers les transports collectifs, monsieur le Président Antonini, ou ses multiples outils de lutte contre le dérèglement climatique. Là encore, cher Jean-Claude, je crois que le bilan carbone de l’agglomération angevine a été financé par l’Union.
En tout, les fonds européens, les FEDER, FEADER et FSE, représentent 620 M€ pour notre Région entre 2007-2013. Le Conseil régional en gère directement entre 30 et 45 % selon les fonds. A noter que nous sommes le seul pays européen où les fonds régionaux ne sont pas gérés entièrement par les Régions. Ou plutôt, pour être précis, nous sommes le seul pays où les régions socialistes ne gèrent pas  les fonds régionaux, puisque l’Alsace, elle, en dispose entièrement. Allez savoir pourquoi.
En plus de ces fonds, l’Europe nous prête de l’argent pour nos investissements : la Banque Européenne d’Investissement nous a permis de financer pour 125 millions d’Euros de trains régionaux en 2006, elle va de nouveau nous aider à financer des lycées HQE, et ceci dès juin prochain. C’est mon ami Yannick Vaugrenard, député européen et premier vice-président de la Région qui s’en est occupé et je le remercie ici de son travail formidable.
La construction de ces nouveaux lycées fait partie d’un large plan de lutte anti-crise, que nous voterons dans une semaine. En tout, ce seront 257M€ que nous allons investir dans notre économie. Une centaine de millions seront consacrés à une accélération des investissements, et 150 seront nouveaux et permettront d’aider à supporter les effets de la crise. La gauche régionale va démontrer à cette occasion combien son modèle de civilisation, qui est le même que celui qui est décrit dans le manifesto, est juste, est efficace, est adapté.
Un monde s’est écroulé. Celui de l’argent roi. Aujourd’hui il nous faut travailler à ce que les gens en subissent le moins de conséquences possibles, et trouvent des raisons d’espérer. Nous devons donc rassurer. Non pas en promettant n’importe quoi, ou en fustigeant des personnes, comme le fait le Président de la République qui ainsi s’abstient de réfléchir au système dont ont profité les individus, mais en disant ce que nous pouvons faire, et en le faisant à la suite.
Le 15 mai nous allons nous donner les moyens d’aider les jeunes, qui constituent notre public prioritaire, à travers les lycées, les centres d’apprentissage, mais aussi l’enseignement supérieur. Mais nous allons aussi aider les salariés à faire face la crise, en investissant dans la formation, en même temps que nous aiderons les entreprises qui constitue le socle de notre économie. Nous n’avons pas d’ennemis parmi les entrepreneurs, ceux qui innovent, qui réfléchissent à leur pratique économique et environnementale et font attention à leurs salariés. En Pays de la Loire, des centaines d’entreprises ont signé la charte d’éco-conditionalité de la Région, qui leur donne des devoirs en matière sociale et environnementale en échange de nos aides. C’est le modèle que nous promouvons tous ensemble dans la majorité régionale. C’est celui qui est présent dans le manifesto.
Lorsque j’ai lu ce texte, comme chacun des militants du Parti Socialiste, au moment de son vote, j’ai été frappé de sa correspondance avec notre action au niveau régional.
Qu’il s’agisse d’économie, de justice sociale, d’environnement, d’égalité femme-homme, pour aborder les 4 premiers chapitres, il répond point par point à nos besoins et partage non pas seulement notre vision de la société, mais plus précisément notre action pour la réformer.
- Même approche de la relance économique,
- même souci de régulation,
- même volonté de travailler aux industries de demain,
- même appréhension de la conditionnalité sociale, qui implique qu’un acteur privé qui touche de l’argent public à des devoirs envers la société,
- même conviction pour le droit à l’éducation ou la lutte contre les discriminations,
- même urgence dans le combat contre les changements climatiques - nous voterons en juin notre Agenda 21 –
- même vision du combat universel de l’égalité-homme femme, nous voterons également en juin notre plan d’action régional en la matière.

Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’Europe nous est déjà bien utile, malgré le cabinet Barroso, dont les convictions sont fortement éloignées des nôtres. Elle le serait d’autant plus, avec un parlement qui défendrait de telles valeurs.
Alors, quand je vois ce programme, quand je sais combien les pouvoirs du parlement européen sont élargis, quand je sais que 24 des 26 régions françaises sont dirigées par la gauche,
Je me dis que décidemment, un parlement européen à présidence socialiste, ce serait un beau sandwich pour le gouvernement français, avec Nicolas Sarkozy dans le rôle de la tranche de jambon. Ensemble, tout deviendrait possible, y compris d’atténuer fortement l’entreprise de démolition du lien social que mène chaque jour le Président de la République et le Premier ministre.
Mais pour cela, il nous faut envoyer le plus de députés socialistes au Parlement Européen. Ici, dans la grande région Ouest, qui est représenté pour moitié par des socialistes au Parlement, partout en France, partout ailleurs.
Alors le 7 juin, votez, mais surtout faites votez socialiste autour de vous. J’ai l’impression que cette fois ci plus que jamais, dans le contexte de crise qui sonne la fin de la période du capitalisme financier, cela ouvre de réelles perspectives de changement, pour nous tous, très vite, très concrètement.