Jacques Auxiette

Tous unis pour l’éducation de nos enfants !

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Je suis aujourd’hui aux côtés de Martine Aubry pour la manifestation, à Paris, de tous les défenseurs de l’Education nationale. Chose rare, et nous en mesurons toute la portée en Pays de la Loire : les personnels de l’enseignement privé défilent aujourd’hui aux côtés de ceux de l’enseignement public.

Il faut le rappeler : la rentrée 2011 est marquée par la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale. Et le projet de budget 2012 de ce gouvernement, expert en « casse du secteur public », prévoit encore des milliers de suppressions. Ça n’est pas que la communauté enseignante qui paye durement cette politique, c’est notre jeunesse que l’on choisit de sacrifier !

La logique quantitative de la droite ne convainc d’ailleurs personne : les économies, pour le budget national, de la saignée dans l’Education nationale du quinquennat Sarkozy (80.000 suppressions de postes) ne peuvent pas se justifier. Les classements et autres indicateurs internationaux témoignent de l’affaiblissement de notre système éducatif. La France prend du retard ! Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement lorsque les moyens sont inversement proportionnels aux besoins ? Comme en Pays de la Loire cette année : 2360 élèves nouveaux en septembre et près de 100 postes disparus.  Que dire aussi face à l’augmentation du coût de la rentrée scolaire (entre 3 et 7% cette année), alors que les allocations et les bourses des plus démunis sont – au mieux – gelées ?

Face à l’échec du président sortant, Martine Aubry a une double ambition : redonner aux enseignants la fierté de leur métier et offrir à chaque enfant le meilleur à travers des réponses personnalisées. Ses propositions seront concertées avec l’ensemble de la communauté éducative, et feront l’objet d’un véritable « contrat » : repenser les rythmes scolaires, sécuriser les établissements, recréer une formation initiale et continue des enseignants… J’ai eu la chance de participer à la préparation de ces propositions, je sais qu’elles sont à la fois réalistes et adaptées aux besoins de l’école.

En 2012, nous redonnerons à l’école de la République sa juste place.