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27.01.2007

Pourquoi je soutiens Ségolène Royal depuis longtemps

medium_image_blog_jauxiette_sroyal.jpgEn arrivant au pouvoir en 1981, la gauche a décidé d'ouvrir l'Ecole Nationale d'Administration à des personnalités de la société civile, associatifs, syndicalistes et aux élus locaux. En conséquence, elle a nommé des maires dans son Conseil d'administration. Ayant été désigné, j'ai été amené à avoir des contacts à l'Elysée avec une jeune conseillère du cabinet de François Mitterrand, Ségolène Royal qui y pilotait la modification de cette vénérable institution.
 
Par la suite, j'ai fait partie avec elle, au sein du Parti Socialiste, des "transcourants" du club Témoin, avec également François Hollande et Jean-Yves Le Drian, mon collègue de Bretagne. En février 2004, avec ce dernier, nous nous sommes retrouvés tous trois à La Rochelle, pour présenter notre programme de coopération interrégionale Bretagne, Pays de la Loire, Poitou Charente.
 
J'ai ressenti à ce moment plus encore qu'auparavant la force de ses convictions, et sa volonté de rénover les pratiques politiques de notre pays. Elle a porté cette campagne des Régionales, par le caractère symbolique de son combat dans le fief du premier ministre de Jacques Chirac. Par la suite, j'ai souvent eu l'occasion d'échanger avec elle sur la conduite de nos collectivités régionales, et sur d'autres sujets également. Son approche est radicalement nouvelle, et correspond, je le pense, aux besoins des temps présents. C'est donc tout naturellement que j'ai soutenu sa candidature à la candidature dès son annonce en 2005. Elle sera celle qui mènera la gauche à la victoire aux élections présidentielles, j'en ai la conviction.

23.01.2007

La Vendée et Philippe de Villiers

medium_tulaimes450.jpg Après un début de campagne ratée, bien trop à droite, Philippe de Villiers a tenté ces derniers jours de relancer sa campagne en annonçant « vouloir appliquer à la France la recette qu’il a appliqué à la Vendée ». Cela a notamment a été le cas dans son meeting de la mutualité où il a présenté un film sur les réussites de la Vendée, qu’il s’approprie allègrement.

Longtemps - est-ce l'effet de la marionnette des Guignols de l'info, qui ne le ménageait pourtant pas - le président du Conseil Général de Vendée a bénéficié d'une certaine sympathie dans l'opinion, avant de se dévoiler par un discours extrémiste et identitaire ces dernières années.

Loin d'être l'attardé que dépeignait sa marionnette, Philippe de Villiers met - sans lésiner, le budget communication du département de la Vendée est extrêmement élevé - des moyens modernes au service d'un modèle de société passéiste. La Roche sur Yon, ville moderne, ouverte, citoyenne, offre au quotidien un contre-exemple de l'image fantasmée d'une Vendée raccrochée à des valeurs prérévolutionnaires que promeuvent ses affidés.

La Vendée est très différente de cette image d’Epinal. D’ailleurs, j’ai la conviction que ses positions extrémistes finiront par écorner le système mis en place dans son département : la victoire du OUI en Vendée en mai 2005 au référendum, les indignations d'une droite républicaine, les votes pour la charte du marais poitevin malgré une pression forte exercée par le Conseil Général sur les élus locaux en témoignent.

06.01.2007

La "gouvernance"

Les Pays de la Loire, la 5° région française, ce sont 3,5 millions d’habitants répartis sur 32000 km² dans 1503 communes et 5 départements.

Le Conseil Régional des Pays de la Loire, ce sont 93 élus, dont 60 de la majorité, et 650 agents répartis entre l'hôtel de Région et les 5 antennes départementales, plus 2000 dans les lycées.

Ces deux faits, mis l'un à côté de l'autre, m'ont amené à modifier sensiblement le fonctionnement de la collectivité régionale.

Chaque élu de la majorité a été investi d'une mission qui concerne un champ de l'action de la Région (l'enseignement supérieur, l'apprentissage, le tourisme social, le patrimoine, la santé, ...) en plus des 9 commissions dans lesquelles les décisions sont prises collectivement. Les conditions du travail avec les services ont été définies dans un projet d'administration et la répartition des rôles est claire.

Mais surtout, en arrivant, nous avons ouverts les portes et les fenêtres : toutes les décisions qui sont prises à la Région des Pays de la Loire le sont avec les usagers des services publics, les collectivités, les syndicats, les associations. Plus encore, nous associons tout ce monde au suivi et à l'évaluation des dispositifs, comme pour la gratuité des manuels scolaires ou la gestion des lignes ferroviaires. L'expertise citoyenne, nous y faisons appel depuis 2004 à la Région, comme j'y ai fait appel depuis 1977 à La Roche sur Yon. C'est un de mes points de convergence forts avec Ségolène ROYAL.

05.01.2007

Quelles sont les compétences des Régions ?

Les collectivités régionales ont 25 ans. Cette relative nouveauté explique certainement pourquoi leurs domaines d'actions sont si peu connues. Avant de parler plus du quotidien de la Région des Pays de la Loire, il me semble donc nécessaire de rappeler rapidement leur rôle.

La loi a donné des compétences aux Régions :

-les lycées,

-l'apprentissage et la formation professionnelle continue,

-les transports express régionaux, et notamment les trains,

-le développement économique

-l'aménagement du territoire.

 

Au nom de cette dernière, les Régions ont développé leur actions dans de nombreux domaines : environnement, infrastructures routières ou portuaires, culture, etc...

Aujourd'hui, il me semble qu'il serait nécessaire de mieux délimiter les responsabilités de chacun, en développant des aspects comme la formation ou le développement et en limitant d'autres interventions. Mais j'y reviendrais. 

Pour en savoir plus

04.01.2007

La victoire de 2004

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Le dimanche 28 mars 2004, 762 462 électeurs ont porté leurs suffrages sur la liste que je conduisais, rassemblant le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, l’Association pour la Gauche Républicaine et le PRG. Avec 52,35% des voix, nous avons battu de près de 5 points une liste de droite issue de la fusion entre la liste de l'UMP et du MPF, menée par un candidat qui annonçait ne pas vouloir présider en cas de victoire, et celle de l'UDF menée par le président d'un conseil général qui se présentait en tête de liste dans un autre département.

Il y a eu incontestablement une vague rose, et si nous avons gagné ces élections, il faut bien dire que la droite s'est également mis en situation de les perdre.

Ce résultat, dans une Région qu'on donnait pour ingagnable - le Figaro avait titré à propos de cette confrontation : "Fillon sur un long fleuve tranquille" - nous donne des responsabilités fortes : celle de ne pas décevoir nos électeurs, mais aussi, peut être même surtout, celle de démontrer notre capacité à gérer une collectivité sereinement et efficacement. Si cette capacité ne nous est pas contestée dans les agglomérations, Jean-Marc AYRAULT à Nantes, Jean-Claude BOULARD au Mans, sans oublier mes collègues Joël BATTEUX à Saint-Nazaire et Jean-Claude ANTONINI à Angers l'ont largement démontré, des territoires entiers des Pays de la Loire sont des "terres de mission", qui n'ont jamais connu d'exécutif local de gauche.

Près de trois ans après le début de notre mandat, je crois que nous y sommes arrivés.

03.01.2007

La campagne des Régionales

medium_affiche_campagne.jpgJ'ai été désigné en octobre 2003 par les militants socialistes des 5 départements de la Région des Pays de la Loire : Loire-Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée. A partir de cette date, je me suis attaché à réunir la gauche régionale : les Verts et les républicains de l'AGR en décembre, les communistes et les radicaux en janvier ont choisi de se rassembler pour porter un projet commun : travailler à une région plus juste.

Dès janvier, j'ai sillonné les routes des Pays de la Loire, de Mamers à Fontenay le Comte, de Mayenne à Saumur, de Saint-Nazaire au Mans en passant par Nantes, Chateau-Gonthier, le Pays d'Olonne, Cholet, Laval, etc... En 3 mois, ce ne sont pas moins de 10000 kilomètres que j'ai pu parcourir accompagné de mes colistiers et de ma -modeste- équipe de campagne.

Multipliant les rencontres citoyennes et les débats thématiques : enseignants, syndicats ouvriers et patronaux, jeunes, travailleurs sociaux, médecins, artistes, ... nous avons ressenti une soif de dialogue, une envie de débattre des enjeux et d'être associé aux décisions. Cela nous a beaucoup marqué, et a lancé le mouvement de participation citoyenne qui est partie intégrante de la gestion de la Région des Pays de la Loire aujourd'hui.

Malgré les facilités et les moyens qui sont liés à la fonction de président du Conseil régional, qui donne un autre cadre à mon action, je m'attache à être fidèle à l'esprit de cette campagne électorale, fondée sur la participation citoyenne, la mobilisation des forces de la gauche et une capacité à être sensible aux besoins des acteurs des Pays de la Loire.

02.01.2007

Avant la Région, la Roche sur Yon

Entre 1977 et 2004, j'ai été maire de La Roche sur Yon, principale ville de la Vendée. La Roche sur Yon, c’est en fait l’histoire d’une communauté. A peine 200 ans d’histoire, sur un simple décret Napoléonien, la ville, qui n’était alors qu’un gros bourg, changera 8 fois de nom avant d’adopter celui, sans doute pour l’éternité, de la Roche sur Yon.

 

Et puis un lent cheminement jusqu’à la fin des années 1970. Ville chef lieu du département, elle somnolait nonchalante et n’était en fait qu’un lieu de passage entre Nantes et Bordeaux.
C’est aujourd’hui une ville à part entière, avec une démographie galopante (plus de 55 000 hab), un développement économique fort, un IUT et un pôle universitaire qui s’accroît, des services publics et aux personnes qui ne cessent de se développer. La Roche à tout d’une grande, contournements routiers, autoroute, infrastructures de qualité et très bientôt le TGV.
Tout cela c’est fait grâce à la mobilisation de ses habitants-citoyens, de ses acteurs du développement local, de ses entrepreneurs, artisans et commerçants, de ses responsables associatifs. Plus de 1100 associations sur La Roche, c’est énorme et formidable. Créer du mouvement, du lien social, du plaisir de ville, du temps de rencontre, des espaces de solidarité et de convivialité…Voilà, entre autres, ce qu’ensemble, élus locaux, citoyens, entrepreneurs et acteurs locaux, nous avons fait, dans le débat, la rencontre, la contradiction, mais toujours dans le même état d’esprit, celui de construire, ensemble, une ville où ses habitants soient toujours plus fiers de ce qui fait l’âme de La Roche sur Yon, son Esprit pionnier et novateur.
Désormais simple conseiller municipal, et président du Pays Yon et Vie, je veux encore apporter à ma ville, grâce notamment aux différentes aides régionales, et surtout continuer à lui rendre tout ce que lui doit, à honorer la confiance toujours renouvelée de ses habitants. 

01.01.2007

Une rapide biographie

Je suis né le 3 décembre 1940 à MONTLEVICQ (Indre), mais c'est à Montluçon (Allier) que j'effectue mes études primaires et secondaires. Puis j'entre à l'Université de Clermont Ferrand, où j'obtiendrais une licence de sciences, et un diplôme d'études supérieures de mathématiques.

Après un passage en Tunisie comme coopérant, je suis nommé à La Roche-sur- Yon comme professeur de mathématiques au Lycée Technique (1964-1970) puis au Lycée Polyvalent (1970-1972), dont je deviens Censeur (1972-1983) puis Proviseur (1983-1998).

Entré au PSU en 1970, j'ai adhéré par la suite au Parti Socialiste en 1973.

J'ai été élu Maire de La Roche sur Yon en 1977, sur une liste d'union des gauches puis Conseiller général du canton nord de La Roche-sur-Yon (1979-1985) et Conseiller Régional des Pays de La Loire (1979-1983 et depuis 1986).

Entre 1989, j'ai été président du Groupement des Autorités Responsables des Transports, le GART, (1989-2001), à travers lequel je me suis investi pour la modernisation des transports publics, à travers le développement des plans de déplacements urbains, ou encore l'engagement pour la décentralisation des Trains Express Régionaux.

Enfin, j'ai toujours été convaincu que les pouvoirs locaux ont un rôle important à jouer dans le développement durable, l'extension de la paix et la construction d'une citoyenneté mondiale. Pour cela, je me suis investi au niveau international: membre de la Commission Nationale de Coopération Décentralisée, trésorier du Conseil International de la Fédération Mondiale des Cités Unies et Villes Jumelées (FMCU) -  j'ai fait partie de sa délégation française au sommet mondial de Johannesbourg - je suis également membre du Comité directeur de l'Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe (AFCCRE).

Depuis 2004, je préside la Région des Pays de la Loire et m'occupe, au sein de l'Association des Régions de France, des questions d'éducation.

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