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08.02.2007
La question de la jeunesse dans la campagne des présidentielles
Je coordonne pour l'Association des Régions de France la rédaction d'un manifeste des Régions pour la jeunesse, qui a pour but de présenter ce que nous sommes capables de faire pour redonner confiance en eux aux jeunes de notre pays.
La rédaction de ce manifeste a été décidée en décembre 2005, et nous a amené à organiser un colloque à Lille en juin 2006, puis des séminaires un peu partout en France depuis. Le dernier en date s'est déroulé à Limoges mercredi, et se consacrait à l'insertion professionnelle. Nous avons pu confronter nos points de vue avec les acteurs de l'éducation et de la formation, au premier rang des quels les organisations de jeunesse, mais aussi, les profs, les parents d'élèves, les associations et les fédérations d'éducation populaire.
C'est pourquoi j'attendais avec impatience le discours de Ségolène Royal à Grenoble la semaine passée sur cette question. Gilbert Roger, le maire de Bondy, a préparé le cadre de ce débat et nous avions eu l'occasion d'en discuter. J'en attendais donc du bien. Le résultat est là.
Il représente une nouveauté forte dans tout ce qui a pu être dit sur la question jusqu'ici. Résolument moderne, il correspond bien aux attentes des différents interlocuteurs que j'ai pu avoir sur cette question ces derniers mois, et va dans le même sens que ce que nous allons proposer d'ici quelques semaines au nom des Régions de France.
12:35 Publié dans Education/Jeunesse, La Présidentielle, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : élection, jeunesse, ségolène royal, grenoble, discours, bondy, gilbert roger




Commentaires
LE CREDO DE L’ESPOIR
Je crois en Ségolène qui tient les deux bouts et détient les clés de la croissance.
Je crois au Socialisme, persuadé que le travail, comme l’amour, grandit en le partageant.
Je crois à la formule magique du donnant-donnant / gagnant gagnant qui résoudra les problèmes de la France : emploi, retraite et dette.
Et si je rêve, je vous en prie, Mon Dieu, ne me réveillez pas.
Ecrit par : PRODHOMME | 20.02.2007
Laissons Dieu là où il est.
Il y a plusieurs façons de voir l'économie. Celle de Nicolas Sarkozy s'appuie sur les théories classiques, celle de Ségolène Royal s'appuie plutôt sur des théories issues de la pensée de Keynes.
Le multiplicateur keynésien (qui permet le donnant donnant, le gagnant gagnant, etc...) c'est pas plus déconnant que la main invisible du marché, qui est à la base de toute la pensée libérale.
Disqualifier son adversaire est un exercice réjouissant, mais pas très constructif. C'est plus difficile de présenter des arguments clairs et précis. En l'espèce, qu'il y a t-il de rêveur de constater qu'un pays va mieux quand il prend soin de sa jeunesse ?
Ecrit par : olivier | 21.02.2007
Réponse à Olivier,
Pourquoi parlez-vous de "disqualifier son adversaire". Je voulais dire "règle" et non "formule magique" le mot magique étant il est vrai totalement inadapté.
Attention toutefois à l’effet du « multiplicateur keynésien », qui, compte tenu de l’ouverture croissante des économies, s’est réduit au cours des dernières décennies et profite maintenant davantage aux producteurs étrangers.
L’accumulation des déficits budgétaires accroît la dette publique, ce qui entraîne des taux d’intérêts élevés. Le poids de la dette peut ainsi devenir insoutenable par rapport au niveau des recettes de l’État, qui ne peuvent alors augmenter que par l’impôt.
Le traité de Maastricht et le pacte de stabilité et de croissance limitent l’utilisation de la politique budgétaire, en fixant un seuil maximal de déficit des administrations publiques à 3 % du PIB, hors croissance.
Keynes a préconisé l’interventionnisme dans certaines conditions, mais à son époque, no Maastricht.
Homme d'affaires, il était du coté de "la bourgeoisie éclairée" et insistait sur le rôle fondamental de la création privée d'entreprise.
En revanche, vous avez tout à fait raison de souligner que qu'un pays va mieux quand il prend soin de sa jeunesse. Et il ne faudra pas seulement la faire rêver.
Cordialement,
Ecrit par : prodhomme | 21.02.2007
Message à Olivier,
Vous avez raison, il est apparemment "plus difficile de présenter des arguments clairs et précis" si j'en crois votre silence.
Cordialement,
Ecrit par : PRODHOMME | 04.03.2007
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