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26.04.2007

Le ralliement de Philippe de Villiers à Nicolas Sarkozy : la droite extrême au secours de la droite dure

medium_Ordre_republicain.2.jpgFinalement, Philippe de Villiers a choisi de donner des consignes de vote à ses 818.000 électeurs du 1° tour (dont seulement 45.000 en Vendée, où il connaît un effondrement de ses soutiens) : pour lui ce sera Nicolas Sarkozy « pour barrer la route à la gauche ».
Ce ralliement ne m’étonne pas : François Fillon et ses amis du MPF avaient déjà fait cause et liste commune en 2004 aux Régionales. Cela ne leur avait d’ailleurs pas porté chance : malgré une fusion entre les deux tours avec la liste menée par Jean Arthuis, cadre historique de l’UDF, une grande partie des électeurs centristes s’étaient reportés sur la liste que je menais, par refus de la collusion entre la droite et la droite extrême.
Le même qui parlait voici peu d’UMPS (lire ici, ici ou ici) pour parler de la prétendue connivence entre les deux formations politiques a donc pris acte du durcissement terrible de l’UMP ces dernières semaines. Il ne pouvait que soutenir Nicolas Sarkozy. Il confirme que le fossé se creuse entre un bloc de droite autoritaire et le reste de la société.
En additionnant son électorat et celui de l’UMP, on obtient un score de 33,41 % des voix. Ségolène Royal et ses soutiens, c'est-à-dire l’ensemble des partis de gauche et les écologistes, ont quant à eux réuni 36,1 % des voix. Manifestement rien n’est joué.
Les arbitres du deuxième tour seront les électeurs de l’UDF. Les propos de François Bayrou hier (« Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche. ») donnent une indication sur ce que pourra faire son électorat dimanche 6 mai. S’agit-il de la préfiguration d’une recomposition politique ? Je n’en suis pas certain. C’est en tout cas la preuve qu’une politique économique ultralibérale mâtinée d’autoritarisme, ce que proposent Nicolas Sarkozy et son tout nouvel allié, ne conviennent pas à une immense majorité des français, qui souhaite une France écoutée et respectée, des institutions pluralistes et une République apaisée.

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