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30.04.2007
L’appel des Présidents de Régions pour une République des pouvoirs partagés
Ségolène Royal, tout au long de la campagne, a été la seule à parler vraiment des Régions, de ce qu'elles peuvent représenter comme levier d'action pour moderniser la France. Elle a cité en exemple de nombreuses fois les politiques de Poitou-Charentes, pour donner, concrètement, des exemples d'actions qui donnent corps aux propositions du pacte présidentiel. D'une certaine façon, elle a ainsi prolongé son travail de porte-parole de l'Association des Régions de France (ARF) qu'elle a assumé avec brio depuis 2004. Avec ses collègues, nous publions aujourd'hui un appel pour une République des pouvoirs partagés, qui fait écho aux propositions de Ségolène Royal et démontre combien nos Régions sont prêtes à emboîter le pas aux propositions de Ségolène Royal, pour une application immédiate de nombre de ses mesures. Voici le texte :
Ces dernières années, les Régions ont remis le dynamisme et le changement au centre des politiques publiques. Elles ont ainsi démontré que l’on peut agir dans un esprit d’efficacité et de solidarité sur l’éducation, le logement des jeunes, la rénovation des universités, sur l’accompagnement professionnel, l’orientation et la formation tout au long de la vie, sur l’excellence écologique, l’agriculture, la modernisation industrielle, la recherche et le développement des PME…
Une nouvelle étape est nécessaire ! Nous avons besoin pour cela de rompre avec un Etat aussi omniprésent qu’omnipotent pour bâtir un Etat partenaire dans un pouvoir partagé : partagé dans les institutions, les entreprises et les territoires. Partagé entre un Etat qui apporte le cadre et le sens ; des territoires qui innovent et agissent ; des citoyens qui participent, créent et contrôlent.
Chaque jour, nous voyons monter, sur le terrain, le désir de changement des Français. L’autre manière de faire de la politique proposée par Ségolène Royal est une demande partagée par l’immense majorité de nos concitoyens. Elle est indispensable pour que l’action publique retrouve sa pleine efficacité et sa légitimité, comme pour retisser les liens de notre communauté nationale.
Nous devons reconstruire une société du mouvement qui donne à chacun le goût du risque et de l’innovation, mais aussi des chances de promotion sociale, dans le cadre d'une économie modernisée et d'équilibres sociaux restaurés.
Ségolène Royal a largement témoigné de sa capacité à lever les freins et les barrières qui paralysent notre société. Elle offre une double chance à notre pays : remettre la France dans la marche d’une Europe plus forte et solidaire car, seule, la France ne peut rien ; et porter la proximité, l’écoute, la moralisation de la vie politique et l’impartialité à la tête de l’Etat.
Seule une République des pouvoirs partagés permettra d'avancer, de réussir, de faire repartir notre pays vers plus de cohésion et de dynamisme, en créant des droits et des devoirs nouveaux, dans une démocratie profondément refondée.
Aujourd’hui, chacun ressent que deux projets, deux visions de la France sont face à face : d’un côté, un pouvoir centralisé et verrouillé, prolongement d’un système qui ne marche plus ; de l’autre, une République ouverte, créative et solidaire : c’est cette France-là qui permettra à chacun de construire et de réussir sa vie.
A cinq jours du second tour de l’élection présidentielle, convaincus que c’est le Pacte présidentiel qui responsabilise les territoires et garantit leur efficacité, nous lançons un appel à toutes celles et ceux qui veulent de cette France-là, pour construire un large rassemblement, autour de Ségolène Royal.
16:05 Publié dans La Présidentielle, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, Régions, Ségoilène Royal
28.04.2007
Ma réaction au dialogue de samedi entre Ségolène Royal et François Bayrou
Le débat de ce matin incitera de nombreux électeurs centristes à voter pour Ségolène Royal
Je me félicite de la qualité de l’échange entre Ségolène Royal et François Bayrou qui a permis à tous ceux qui ont pu le suivre de voir où se situent les points de convergences entre le Pacte présidentiel de Ségolène Royal et les idées et propositions défendues par le candidat centriste.
Ce débat voulu par Ségolène Royal dont l’ambition, et le seul objet, était d’éclairer les Français montre qu’il existe une autre manière de faire de la politique qui privilégie toujours le dialogue constructif aux affrontements stériles et que l’on peut sortir de la conception manichéenne qui veut qu’une moitié du pays impose sa loi à l’autre moitié.
Cet entretien a montré que, sur des thèmes aussi essentiels que la démocratie, le fonctionnement des institutions, les libertés publiques, la lutte contre le chômage, l’Europe, la priorité donnée à la jeunesse, à l’éducation, le Pacte présidentiel de Ségolène Royal répond aux préoccupations exprimées par les électeurs centristes et que ce qui réunit et beaucoup plus important que ce qui divise.
Ce débat est à mille lieux des vieilles pratiques, plus que jamais en vigueur à l’UMP, qui pour s’imposer consistent à débaucher un à un les élus UDF et à museler la presse par la menace et l’intimidation.
Au vu de ce débat, dont je regrette pour notre démocratie que les grands médias se soient tenus à l’écart, un très grand nombre d’électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteront, comme je le souhaite, le 6 mai prochain sur la candidature de Ségolène Royal pour en faire la Présidente de tous les Français.
NB : rendu public samedi, ce billet n'a été publié que lundi matin sur le blog
20:25 Publié dans La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : débat, François Bayrou, Ségolène Royal, présidentielles
27.04.2007
De la démocratie dans cette campagne, et de la différence de méthode politique des candidats
La question de la démocratie, et même celle des libertés publiques sont posées par de nombreux protagonistes de cette fin de campagne électorale. Des questions sont en effet posées, lorsqu'on juxtapose des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines : le contrôle des billets de la gare du nord qui finit en émeute urbaine, la manifestation des statisticiens du ministère du travail contre les chiffres du chômage présentés hier ou encore les difficultés à mettre en place le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Tout cela ressemble beaucoup à ce que connais depuis 1986 en Vendée, depuis l'élection du toujours en place président du Conseil général.
Beaucoup de choses ont été dites sur la question, qui démontrent combien les méthodes des deux candidats du 2° tour sont différentes pour se saisir des enjeux de notre société.
Je souhaite pour ma part revenir sur un aspect particulier de la méthode de Ségolène Royal, qui fait l'objet de toutes les railleries de la droite, soit la question de la démocratie participative.
En meeting dans l'Essonne avant le premier tour, Nicolas Sarkozy a déclaré : " leur démocratie participative, ce n’est pas une nouvelle manière d’associer le peuple aux décisions qui le concernent, c’est juste la forme ultime de la démagogie ". Cela nous donne un élément d'information sur la personnalité du candidat : quand il ne comprend pas, il rejette. S'il gagnait, la France devrait faire avec ce travers.

Ségolène Royal, au contraire, fait confiance aux citoyens de notre pays : "Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu’on a bien identifié avec eux ce qu’ils vivent. Le meilleur moyen, c’est encore de leur demander ce qu’ils en pensent. Je crois, moi, en l’expertise citoyenne ". Les décisions de lancer un grand débat sur l'énergie, ou encore d'une conférence sur les salaires ou les retraites, permettront à chaque fois de présenter les point de vue de chacun et d'avancer ensemble. A l'heure où des choix doivent être faits, il est important d'associer au mieux les partenaires et les citoyens.
Séduisante sur le papier, cette méthode de travail a de plus le mérite d'être efficace ! C'est ce que nous avons fait en Pays de la Loire en mobilisant toute la société ligérienne à travers les assises régionales dans le début de mandat. C'est ce que nous continuons de faire au quotidien dans de nombreuses structures de concertation ou même de co-construction. La participation citoyenne n'est pas une perte de temps : une décision, même excellente sur le fond, ne vaut rien si elle est refusée par la société. Une décision construite avec les acteurs a par contre plus de chance de connaître une bonne explication.
Ne nous trompons pas : il appartient au politique de fixer les objectifs, et de trancher au bout du compte. C'est ce que prévoit le pacte présidentiel, sur la question des retraites par exemple. Mais discuter des modalités ensemble, délibérer des avantages et des inconvénients avec les personnes concernées ou leurs représentants permet de rendre un dispositif tout simplement applicable.
Un exemple : élus à la fin du mois de mars 2004, l'assemblée de juin du Conseil régional des Pays de la Loire a voté la gratuité des manuels scolaires dans les lycées sur le principe et dans ses modalités. En trois mois, nous avons réussi à travailler avec les chefs d'établissements, les intendants, les organisations syndicales, les parents d'élèves et les syndicats lycéens à mettre en place ce dispositif de justice sociale.
La démocratie participative, ça marche !
12:10 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, démocratie participative, Ségolène Royal
26.04.2007
Le ralliement de Philippe de Villiers à Nicolas Sarkozy : la droite extrême au secours de la droite dure
Finalement, Philippe de Villiers a choisi de donner des consignes de vote à ses 818.000 électeurs du 1° tour (dont seulement 45.000 en Vendée, où il connaît un effondrement de ses soutiens) : pour lui ce sera Nicolas Sarkozy « pour barrer la route à la gauche ».
Ce ralliement ne m’étonne pas : François Fillon et ses amis du MPF avaient déjà fait cause et liste commune en 2004 aux Régionales. Cela ne leur avait d’ailleurs pas porté chance : malgré une fusion entre les deux tours avec la liste menée par Jean Arthuis, cadre historique de l’UDF, une grande partie des électeurs centristes s’étaient reportés sur la liste que je menais, par refus de la collusion entre la droite et la droite extrême.
Le même qui parlait voici peu d’UMPS (lire ici, ici ou ici) pour parler de la prétendue connivence entre les deux formations politiques a donc pris acte du durcissement terrible de l’UMP ces dernières semaines. Il ne pouvait que soutenir Nicolas Sarkozy. Il confirme que le fossé se creuse entre un bloc de droite autoritaire et le reste de la société.
En additionnant son électorat et celui de l’UMP, on obtient un score de 33,41 % des voix. Ségolène Royal et ses soutiens, c'est-à-dire l’ensemble des partis de gauche et les écologistes, ont quant à eux réuni 36,1 % des voix. Manifestement rien n’est joué.
Les arbitres du deuxième tour seront les électeurs de l’UDF. Les propos de François Bayrou hier (« Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche. ») donnent une indication sur ce que pourra faire son électorat dimanche 6 mai. S’agit-il de la préfiguration d’une recomposition politique ? Je n’en suis pas certain. C’est en tout cas la preuve qu’une politique économique ultralibérale mâtinée d’autoritarisme, ce que proposent Nicolas Sarkozy et son tout nouvel allié, ne conviennent pas à une immense majorité des français, qui souhaite une France écoutée et respectée, des institutions pluralistes et une République apaisée.
18:13 Publié dans La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle, de Villiers, Ségolène Royal
25.04.2007
Procès Erika : la défense de nos Régions face aux pétroliers
Je témoignais hier devant le Tribunal de Paris dans le cadre du procès Erika. Accompagné par mes collègues Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, et François Patsouris, vice-président de la Région Poitou-Charentes désigné par Ségolène Royal, nous avons voulu porter devant le tribunal la voix de l’ensemble de nos concitoyens qui ont collectivement souffert, en 1999, de cette catastrophe écologique, et qui en souffrent encore aujourd’hui.
Il s’agissait pour nous de donner de la chair à un débat qui reste, depuis l’ouverture du procès, très technique et désincarné. Dans un esprit de continuité républicaine avec les positions de ceux qui nous ont précédé aux commandes des Régions, nous avons expliqué au Tribunal pourquoi nous avons fait le choix de demander la reconnaissance en droit du préjudice écologique, même s'il n'est pas prévu par les textes (Je mets ici en ligne ma déposition). Nos territoires et les citoyens qui y habitent ont subi un véritable préjudice moral, lié à l’atteinte à notre environnement commun, préjudice qui subsiste encore aujourd’hui, même si les dégâts ont été – en partie – réparés, ne serait-ce qu'en terme de fréquentation de nos côtes par les touristes.
Le Président Parlos semble avoir été sensible à nos interventions qui demandaient de casser cette chaîne de l’irresponsabilité qui reste, aujourd’hui encore, autorisée par la loi. Il a entendu, il me semble, notre volonté de donner une véritable valeur (et je ne l’entends pas seulement dans l’aspect monétaire) à notre patrimoine naturel commun. Tel a également été le sens de l’intervention d’Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue de Protection des Oiseaux, qui est intervenu après nous, et qui a illustré l’engagement bénévole de plusieurs milliers de personnes pour le nettoyage des côtes et des oiseaux mazoutés.
Aujourd’hui, c’est le professeur Bonnieux, expert de l’INRA, qui est sous le feu des questions, parfois pernicieuses, des avocats de la défense. Celui-ci a réalisé pour le compte de l’AIOLS (Association Interrégionale Ouest Littoral Solidaire, à laquelle adhèrent nos Régions et de nombreuses autres collectivités locales), une étude de méthode pour le calcul du coût du préjudice écologique, sur laquelle nous nous baserons pour évaluer le coût de notre préjudice et en demander l’indemnisation.
Il faut dire que l’enjeu est de taille, et que TOTAL a tout à craindre de cette étude, qui, si elle est acceptée par le Tribunal, donne une toute autre ampleur aux conséquences d’une telle catastrophe, et donc à leur indemnisation. C’est bien là tout l’enjeu de ce procès : mettre le droit en phase avec les attentes de la société sur la question de la valeur à donner à notre environnement. Le Président Parlos me parait être un homme prêt à faire ce pari.
14:50 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Erika, Total, Pollution
24.04.2007
Appel de 5 présidents de Région aux électeurs de François Bayrou
Vendredi dernier, je postais une note reprenant les votes des élus UDF au Conseil régional des Pays de la Loire, qui les situent très clairement dans l'opposition régionale, parfois systématique. L'appel que je viens de lancer avec 4 de mes homologues et Jean-Pierre Mignard aux électeurs de François Bayrou n'est pas antinomique. Nombre de propositions faites pendant cette campagne par le président de l'UDF rejoignent celle que les socialistes défendent également. Les désaccords politiques qui peuvent exister n'empêchent pas les convergences, notamment lorsque se trouve en face une droite dure munie d'un programme digne de Georges W Bush ou Margaret Thatcher, très conservateur sur les valeurs et ultralibéral sur l'économie. Ainsi, je ne pense pas que les électeurs de François Bayrou partagent avec Nicolas Sarkozy le projet d'organiser le dépistage systématique de la délinquance chez les enfants dès 3 ans, comme il a pu l'exprimer devant deux commissions de l'Assemblée Nationale en mai 2006, ou qu'ils se prononçaient en 2003 contre la position de la France sur l'Irak, hostile à la guerre.
Voici le texte de l'appel, ainsi que ses signataires :
Le scrutin du 6 mai sera un moment très important de notre histoire politique. Sur la base de son pacte présidentiel Ségolène Royal a porté la gauche au second tour et tous les mouvements de gauche et de l’écologie appellent à la soutenir face au candidat conservateur. Cette unité dans la compréhension des enjeux est sans précédent. C’est un fait exceptionnel qui constitue la première condition de la victoire pour le 6 mai.
Les enjeux sont considérables pour la démocratie et demandent la rassemblement le plus large possible autour de valeurs et de propositions comme le combat pour l’emploi et contre la vie chère, la réforme des institutions, la représentation équitable des électeurs au parlement, l’excellence environnementale, la lutte contre les discriminations, la relance de la construction européenne et la décentralisation, l’élargissement des libertés publiques et l’indépendance de la justice.
Nous avons entendu des propositions convergentes dans la campagne de François Bayrou. Beaucoup de ses électeurs du premier tour ont toute leur place avec nous au second. Nous les appelons à voter pour Ségolène Royal. Au nom de la clarté nous sommes en accord avec l’appel lancé par Ségolène Royal à un débat public à François Bayrou pour débattre de ces convergences.

Jacques Auxiette, Président du conseil régional de la région Pays de la Loire - Jean Yves le Drian, Président du conseil régional de la région Bretagne - Jean Jack Queyranne, Président du conseil régional de la région Rhône-Alpes - Alain Rousset, Président du conseil régional de la région Aquitaine - Michel Vauzelle, Président du conseil régional de la région PACA - Jean Pierre Mignard, Avocat.
17:20 Publié dans La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Appel, présidents de Région, Ségolène Royal, présidentielle
23.04.2007
L'heure du choix de société
Hier soir, les français ont choisi de porter pour la première fois une femme au second tour de l’élection présidentielle. Avec près de 26% des voix, non seulement Ségolène Royal efface le 21 avril 2002, mais, de plus, elle rejoint le score de François Mitterrand en 1981. C'est à elle qu'il appartiendra de battre le président du parti politique au pouvoir depuis 5 ans.
Jamais depuis 20 ans les électeurs n’ont été confrontés à une alternative aussi claire. Les français devront faire le choix entre un projet ultralibéral, au seul service du pouvoir financier et un projet humaniste, au profit des femmes et des hommes de notre pays.
Ces deux prochaines semaines, je vais m'employer à montrer à l'ensemble de mes interlocuteurs, ici, lors de mes déplacements partout dans la région des Pays de la Loire, dans des meetings, dans les médias, les différences essentielles entre les deux protagonistes de cette élection : vision de la société contre vision de la société, projet politique contre projet politique, méthode contre méthode, personnalité contre personnalité et enfin bilan contre bilan.
Les piètres résultats des gouvernements de la présidence de Jacques Chirac sont en effet ceux de Nicolas Sarkozy : il en a été un des ministres éminents, à l'intérieur, puis aux finances, puis à l'intérieur. Ségolène Royal, quant à elle, porte le bilan des régions françaises, celle qu'elle dirige depuis 2004 et les autres : pragmatisme, efficacité, solidarité, services publics. Je m'y attarderai plus longuement, car cet inventaire démontrera sa capacité à mettre en oeuvre rapidement les mesures du Pacte présidentiel, avec l'appui des collectivités locales et notamment régionales.
Je souhaite par là même donner modestement des clefs pour que le 6 mai prochain, les françaises et les français, au moment d'un choix décisif sur le type de société qu’ils souhaitent pour eux et leurs enfants, portent leurs suffrages sur Ségolène Royal.
15:56 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, Ségolène Royal
20.04.2007
Les votes des partisans de François Bayrou au Conseil Régional : une bonne indication
Si François Bayrou s'est réveillé un matin de campagne électorale avec des accointances pour la gauche, il n'en est pas de même pour ses supporters.
L'UDF au Conseil régional des Pays de la Loire en quelques faits :
-Abstention sur la gratuité des manuels scolaires.
-Vote contre la suppression de la taxe sur les permis de conduire.
-Contre également l'élargissement des Folles journées de Nantes en Région à 4 villes en 2004.
-Abstention sur les contrats territoriaux, qui financent des investissements des communes pour un montant de plus de 250 millions d'Euros. 3 ans après, 98% des ligériens vivent sur un territoire où un contrat territorial a été conclu, y compris les territoires dirigés par des élus UDF et UMP.
-Contre la mise en place d'un établissement public foncier, pour aider les communes à réaliser du logement social.
-Contre les emplois tremplins.
-Contre le Conseil Régional des Jeunes
-Abstention sur la création des espaces régionaux dans chaque département, qui rapprochent la Région des citoyens et des usagers des services publics.
-Contre la suspension des subventions aux entreprises pour les embauches en CNE (Contrat Nouvelle Embauche)
-Contre un voeu de l'assemblée sur la situation des enfants sans-papier scolarisés dans la Région. A cette occasion, un élu UDF avait déclaré : "Je pense que le nombre d’étrangers en situation irrégulière dans notre pays est tellement important que l’on ne peut continuer à envoyer des signaux susceptibles de l’accroître"
La plupart du temps, le groupe UDF vote comme l'UMP et le Mouvement pour la France.
Ces éléments sont publics, vous pouvez en prendre connaissance sur le site du Conseil Régional des Pays de la Loire.
L'UDF est un mouvement politique respectable, mais qui s'est toujours situé dans le camp de la droite. Les électeurs de François Bayrou doivent pouvoir se prononcer en connaissance de cause.
Bon week-end et bon vote.
19:46 Publié dans En Pays de la Loire, La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle, François Bayrou
19.04.2007
En Sarthe, des raisons d'espérer pour demain
Une à deux fois par semaine, je prends le temps de me déplacer aux quatre coins de la région des Pays de la Loire. J'étais donc hier en Sarthe, avec un programme chargé : après un déjeuner de travail avec Jean-Claude Boulard, le maire du Mans sur les dossiers qui concernent l'agglomération mancelle, j'ai effectué une visite du chantier de ce qu'on appelle une plateforme multimodale, qui est le lieu où se rejoignent différents modes de transports : Trains, tramways, bus, voitures, vélos. Ensuite, j'ai visité une exploitation agricole à Savigné L'Evêque, dont l'activité principale est l'élevage de porcs. En fin de journée, j'ai rencontré des élus du sud Sarthe, puis animé avec mon ami Guy-Michel Chauveau, maire de La Flèche, mon collègue Patrick Delpech, vice-président de la Région et mon ancienne collègue du Conseil régional et candidate aux élections législatives Agnès Lorilleux, une réunion Publique à La Flèche.
A chacune des étapes de ce déplacement, j'ai trouvé des raisons d'espérer pour demain : le modèle économique et social du développement durable, qui associe efficacité économique, progrès social, protection de l'environnement et participation citoyenne avance dans les consciences et dans les faits.
Le tramway sera donc bientôt au Mans, comme d'ailleurs à Angers. Tout cela est très bien expliqué aux manceaux, à la Maison du tram, qui se trouve à la gare nord. A Nantes, où il a été mis en service voici plus de vingt ans, il a permis un transfert de trafic de la voiture vers les transports en commun. Rien d'étonnant à ce que le nombre de voyageurs dans les trains régionaux autour de Nantes ait explosé plus qu'ailleurs. En ces temps de raréfaction des énergies fossiles, c'est une bonne chose. A noter que ce n'est pas grâce au gouvernement : la droite au pouvoir a retiré les financements aux projets de tramways que le gouvernement de Lionel Jospin avaient mis en place (pour aussitôt les rétablir uniquement aux villes dirigées par leurs amis politiques : Bordeaux, Strasbourg, etc.).
L'exploitation porcine que j'ai visitée par la suite a choisi la qualité. Elle pratique donc l'élevage traditionnel et non pas intensif, celui qui a pollué tant de nappes phréatiques. Les exploitants, en choisissant une agriculture durable, ont fait un choix audacieux mais qui, à ce jour, leur permet de tirer leurs revenus. La Région des Pays de la Loire a beaucoup réfléchi à la question agricole, qui est un enjeu fort pour elle, en terme d'emploi et d'aménagement du territoire. La réussite d'exploitations comme celle-ci nous donne clairement raison. En outre, pour les couveuses des jeunes porcs, il a été choisi de recourir au bois de chauffage plutôt qu'au fioul. Cette exploitation a vraiment un caractère exemplaire.
Par la suite, avec les élus locaux du Sud Sarthe, nous avons pu débattre du développement de leurs territoires. Ils ont vu les conséquences du changement de majorité à la Région, puisque le pays fléchois obtient aujourd'hui, sur une base transparente et connue de tous les élus locaux, des subventions régionales pour leurs investissements d'un montant triple à celui qu'ils pouvaient obtenir avant 2004 (un peu plus de 6 millions contre moins de 2). Difficile après cela de nous accuser de privilégier uniquement les villes, comme la droite régionale voudrait le faire croire...
La réunion publique du soir enfin. Nous étions 4 à intervenir, mais la parole a également été donnée à la salle. Qui l'a prise ! Les personnes présentes (de l'ordre de 250) nous ont posé des questions sur le pacte présidentiel, sur la campagne mais également sur des questions locales. Je crois qu'avec la systématisation des débats participatifs, Ségolène Royal a fait franchir une étape à la pratique politique de proximité. Les citoyens, aujourd'hui, veulent participer. Comme j'avais pu le dire lors des assises régionales en 2005, dans l'un des 100 débats participatifs consacré à un des 32 thèmes retenus, j'ai la ferme conviction que nous sommes tellement plus intelligents à plusieurs. Ce changement d'ère est donc fait pour me réjouir.
15:00 Publié dans En Pays de la Loire, La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarthe, pays de la loiren présidentielle, développement durable
18.04.2007
Lettre aux habitants des Pays de la Loire
Madame, Monsieur,
Le 28 mars 2004, une majorité des électeurs de notre Région a soutenu la liste de gauche que je conduisais. Grâce à vous, nous travaillons à rendre la Région des Pays de la Loire plus juste. Nous avons placé la solidarité au coeur de l’action régionale, par la mise en place de mesures telles que la gratuité des manuels scolaires ou le financement du logement social ; encouragé l’initiative économique et soutenu l’emploi tout en conditionnant les aides aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux ; développé le réseau des trains express régionaux et les actions en faveur de l’environnement ; installé la démocratie participative au coeur de nos décisions. Nous nous y étions engagés, nous l’avons fait.
A la suite des élections régionales de 2004, le Gouvernement n’a pas tenu compte du vote des Français, multipliant les mauvais coups ; directs : en opérant des radiations par milliers des listes de l'ANPE, en développant une politique sécuritaire violente et inefficace, en décidant des baisses d’impôt injustes qui ont surtout profité au 2% des Français qui ont les plus haut revenus, en tentant d’installer un contrat première embauche (CPE) au rabais ; ou indirects : en étranglant les collectivités locales, en supprimant des postes dans l’Education Nationale ou en abandonnant toute politique industrielle, et les salariés de notre région en payent actuellement le prix fort.
Dans quelques jours, vous pourrez sanctionner les 5 années de gouvernement Raffarin-Villepin-Sarkozy. Je connais bien Ségolène Royal. Depuis de nombreuses années, lorsqu’elle conseillait François Mitterrand, puis lorsqu’elle était ministre ou parlementaire, j’ai eu l’occasion de travailler avec elle. Elle a été élue, comme moi, en mars 2004 à la présidence de la Région Poitou-Charentes, ce qui nous conduit à mener de multiples actions communes. J’ai donc pu à de nombreuses occasions apprécier sa capacité à prendre les bonnes décisions au bon moment. Elle saura demain à la tête du pays répondre aux besoins de la France comme elle a réussi à la tête de sa Région. Elle en a l’expérience, elle en a les qualités.
J'ai confiance en elle pour mettre en oeuvre avec les Français le pacte présidentiel. Je sais sa détermination à faire face aux enjeux, en femme d’Etat.
C’est pourquoi je vous encourage à voter Ségolène Royal dès le 22 avril, de façon à ce qu’elle soit en tête au premier tour, et qu’elle remporte la victoire le 6 mai.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus chaleureux
(photo prise en gare de La Rochelle en août 2005, lorsque les présidents de Régions se sont mobilisés pour le maintien de trains corail menacés de suppression)
16:12 Publié dans La Présidentielle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle, Ségolène Royal, Pays de la Loire





