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29.06.2007
"La République s’honore lorsqu’elle célèbre ses serviteurs, au-delà des convictions qui les animent"
C'est la raison pour laquelle le buste d'Olivier Guichard trône désormais dans le hall de l'hôtel de la Région des Pays de la Loire. Nous l'avons inauguré cet après-midi, en présence de sa famille, du sculpteur Jean Cardot qui a réalisé l'oeuvre, du Premier ministre François Fillon et de Roselyne Bachelot, tout deux anciens conseillers régionaux des Pays de la Loire, et même, pour le premier, successeur d'Olivier Guichard à la tête des Pays de la Loire.
Il m'est arrivé souvent d'être en désaccord avec Olivier Guichard lorsque je siégeais sur les bancs de l'opposition. Il m'est également arrivé d'exprimer mon accord sur des grands dossiers (enseignement supérieur, métropole Nantes-saint-Nazaire, arc atlantique, ...), au delà des clivages. En rendant hommage à son premier président élu au suffrage universel, l'institution régionale s'ancre un peu plus profondément dans le paysage politique et institutionnel français.
Autre élément de reconnaissance, le matin même le commissaire européen Jacques Barrot a échangé avec les élus régionaux dans notre hémicycle sur l'"état de l'union". Avant qu'il ne commence son propos, je lui faisais part des circonstances dans lesquelles il s'exprimait : "Vous n’êtes pas sans savoir que la quasi-totalité des formations politiques représentées dans cet hémicycle ont été traversées par des débats autour de la construction européenne. De même, les résultats du Conseil européen de la semaine passée sont diversement appréciés sur les bancs présents devant vous. Il n’en demeure pas moins qu’indépendamment de nos sensibilités, comprendre la réalité de l’Union européenne est une nécessité pour chacun d’entre nous et c’est pourquoi votre éclairage nous sera précieux.". Son discours mesuré et conscient des enjeux du développement durable me laisse penser que les choses ont finalement beaucoup évolué depuis Rio en 1992 et Johannesbourg en 2002.
Pour le reste, la session du budget supplémentaire qui s'est achevée ce matin s'est déroulée très tranquillement. Manifestement, le départ de François Fillon et de Roselyne Bachelot, l’absence d’Hervé de Charrette et les questions de leadership dans la droite nantaise ont pesé sur la capacité d’action de l’opposition régionale. Il faut dire que les grands sujets en débat ne prêtaient pas à la controverse : Qui peut être contre le Technocampus EMC², qui nous donne une longueur d'avance dans la bataille industrielle autour de l'aéronautique ? Qui peut être contre le fonds d'appui aux filières et l'accompagnement des PME industrielles ? Ou contre l'achat de trains, alors que les TER connaissent un succès grandissant ? Une autre explication cependant : après une séquence électorale où la droite a obtenu en Pays de la loire une plus courte majorité qu'elle ne s'y attendait aux présidentielles et des législatives où la gauche a plus que doublé son nombre de députés, le discours de la droite régionale sur l'illégitimité de notre victoire de 2004 ne peut que s'estomper, il lui faut en trouver un autre. Car le pluralisme politique s’est installé durablement en Pays de la Loire, avec un résultat de la gauche qui se construit autour des villes, bien sûr, mais pas seulement. J’ai la prétention de penser que l’action de la majorité régionale n’est pas complètement étrangère à ce résultat.
19:00 Publié dans En Pays de la Loire, Le rôle des régions, Parcours | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Olivier Guichard, Jacques Barrot, Pays de la Loire, Région, élections
26.06.2007
un samedi dans le segréen
Samedi dernier, je me suis rendu dans le Maine-et-Loire, plus précisément dans le Haut-Pays Segréen. Cette visite de terrain a confirmé la vitalité des acteurs politiques, économiques et sociaux, leur dynamisme et leur inventivité. Au programme, l’inauguration de la Mine Bleue à Noyant-La Gravoyère, la visite des installations sportives au Lion d’Angers et, pour conclure, la découverte du Haras national de L’Isle Briand. Le point commun à ces trois éléments, c’est le rôle et les partenariats que la Région a pu conclure pour soutenir des projets ambitieux, novateurs et utiles à la population.
Avec la réouverture de la Mine Bleue, nous assistons à la mise en scène de cette formidable histoire humaine, ouvrière et industrielle des mines et la volonté de maintenir « la flamme ardoisière », la découverte ou la redécouverte de la vie à 160 m de fond et la valorisation de cette exceptionnel patrimoine, atout de notre économie touristique régionale.
La participation de la Région au financement d’installations sportives sur nos territoires répond concrètement aux besoins de la vie locale, de la jeunesse via des outils de financement qui respectent l’autonomie de gestion financière de chacun. C’est ce que nous avons voulu dans le cadre des Contrats Territoriaux Uniques qui permet par ailleurs une meilleure concertation locale.
Enfin, à quelques jours du vote en séance publique du rapport d’orientation sur la filière équine, j’ai répondu favorablement à l’invitation des Haras du Lion d’Angers. Les installations visitées, leur financement et les projets en cours démontrent la possibilité de complémentarités intelligentes entre l’Etat, la Région et le Département, pour soutenir les acteurs socio-professionnels et consolider le rang mondial de cette filière d’excellence.
Ces 8 heures passées dans le Haut-Pays Segréen ont souligné la capacité concrète de développement d’un territoire, les possibilités de synergie entre les acteurs, sans sectarisme aucun, pour défendre l’intérêt général, pour porter les projets de dimensions locale, nationale et internationale. Tout cela prouve bien que, parce que les territoires fourmillent de projets, parce que les élus régionaux sont fortement présents et impliqués pour les soutenir et les développer, la Région demeure un partenaire incontournable, qui n’est pas une abstraction administrative mais bien une réalité de territoires, d’actions et de financements au service de nos concitoyens.
09:25 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pays de la loire, anjou, segréen, mine bleue, haras
25.06.2007
Le Parc Naturel Régional de Brière ancré dans son territoire
J’ai visité vendredi après-midi le Parc Naturel Régional de Brière. J’ai pu, encore une fois, constater les fortes convictions des ces femmes et ces hommes de caractère, qui se mobilisent pour la préservation de ce territoire d’exception.
J’étais en Brière pour concrétiser une démarche nouvelle que j’ai souhaité initier après avoir pu constater la réalité et la diversité de nos territoires : la formalisation de liens plus importants entre les élus des Parcs Naturels et les élus des intercommunalités dont les territoires chevauchent ceux des Parcs, par la création d’une dotation financière, pour les intercommunalités, portant sur la réalisation de projets communs avec le Parc. Ainsi, ces structures qui coexistent sur un même territoire, menées souvent par les mêmes élus d'ailleurs, sont obligées de réfléchir à leur action commune et à ce qu'elles peuvent gagner à travailler ensemble. Les atouts du territoire régional sont nombreux et complémentaires ; les espaces naturels y ont toute leur place, et les 4 Parcs Naturels Régionaux de notre région en sont une vitrine. C’est pourquoi il me paraissait important de rappeler l’exigence d’une responsabilité partagée pour leur entretien et leur valorisation.

En l'espèce, j’ai signé avec les Présidents des 3 intercommunalités concernées par le Parc de Brière – Joël Batteux (pour l'agglomération de Saint-Nazaire), Yves Métaireau (pour la Communauté d'agglomération de La Baule) et André Trillard (pour la Communauté de Communes du Pays de Pontchâteau – Saint-Gildas-des-Bois) et avec le Président du Parc, Charles Moreau, par ailleurs maire d'Herbignac, 3 contrats régionaux de développement durable portant sur des projets communs, non seulement de chaque intercommunalité avec le Parc Naturel Régional, mais également entre les 3 intercommunalités.
Je tiens d’ailleurs à souligner en l’espèce le caractère exemplaire des élus de Brière en la matière, où les 3 intercommunalités ont réussi à se mettre d’accord pour accompagner les mêmes projets. Ce n’est pas forcément encore le cas sur tous les Parcs de notre région, même s’il faut bien évidemment tenir compte et respecter les histoires et les différences des territoires.
08:57 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parcs naturels régionaux, brière, pays de la loire
22.06.2007
Pas de concertation, de la précipitation, tel est le bilan du gouvernement
Ces premières semaines du gouvernement de Nicolas Sarkozy ne laissent pas d'étonner les observateurs de la vie politique. Sur tous les dossiers qui nous touchent, le volontarisme affiché confine à l'obstination et au refus de la concertation. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer longuement sur la carte scolaire ou l'autonomie des universités, ici même, dans un entretien à l'AEF ou dans des interviews dans la presse.
Le nouveau sujet de discorde avec l'Etat qui pointe à l'horizon est celui du service minimum dans les transports. Soyons clair : le constat que le usagers des transports publics sont dépendants de la qualité du service rendu et tributaires de leur bon exercice est partagé par tous. Mais les raccourcis assénés par le président et ses ministres sur les "usagers pris en otages" ne doivent pas faire oublier quelques grandes notions.
Tout d'abord, le service minimum, c'est de faire rouler les trains, mais c'est aussi de mettre des rails pour que ces trains roulent. Or l'Etat accuse un retard gigantesque sur le réseau ferré, qu'il s'agisse
- de rénovation des lignes : ainsi, le Nantes Bordeaux est un véritable tortillard du fait de la faible qualité des voies et les voyageurs de la ligne de TGV Paris Nantes sont secoués à de maintes reprises pendant leur voyage,
-de l'électrification des lignes : moins de 50 % des crédits sont engagés dans le contrat de plan 2000-2006, du fait des retards de paiement de l'Etat sur la ligne Nantes - La Roche sur Yon - Les Sables d'Olonne,
-ou même de réouvertures : Fontenay le Comte-Niort était prévue dans le contrat de plan qui s'est achevé, mais ce chantier n'a même pas été commencé.
Dans ces conditions, difficile d'accepter des leçons de bonne tenue de la part des artisans des retards sur le réseau ferré.
Ensuite, il nous faudra savoir quelle est notre capacité à influer sur la SNCF. Chacun d'entre nous a entendu les communiqués qui annonçaient les trains supprimés : les TGV sont jusqu'à présents toujours privilégiés sur les trains régionaux. Difficile dans ces conditions d'assurer un service minimum.
Enfin, il existe des structures où ont été discutés des dispositifs de service minimum entre directions et organisations syndicales, et ça marche ! C'est le cas à la RATP où FO,CFDT, UNSA, CFDT, CFTC, CGC, Indépendants et même une partie de la CGT ont voté le dispositif. Cela va d'ailleurs dans le sens du discours du président de la République, puisqu'il demande que l'on vote une loi "obligeant le gouvernement à négocier avec les partenaires sociaux avant toute réforme portant sur les relations du travail, l’emploi, les retraites et la formation professionnelle". Laissons donc le dialogue social s'installer, au lieu de tenter un nouveau passage en force.
Dans la suite du service minimum, une proposition de l'UMP pose des problèmes plus graves. Il est ainsi dit dans leur programme : "Rendre obligatoire un vote à bulletin secret sur la poursuite de la grève, dès lors que le mouvement social excède plus de huit jours.". A ma connaissance, le droit de grève est un droit collectif, mais aussi un droit individuel. Le fait qu'il y ait une majorité de grévistes ou non ne peut conditionner le droit individuel de chacun de se mettre en grève, à moins de remettre en cause un acquis issu de l'histoire du mouvement ouvrier, du début du siècle à mai 68 en passant par le Conseil National de la Résistance. J'espère que les plus hautes juridictions de ce pays y seront sensibles quand viendra le moment où de tels sujets viendront à l'ordre du jour.
18:50 Publié dans Le rôle des régions, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : service minimum, SNCF, grève
20.06.2007
"Chasser en meute"
Chasser en meute, c’est une expression que j’utilise fréquemment. Hier encore, elle était adaptée à la situation.
Je suis allé en effet au Salon du Bourget, hier mardi, inaugurer notre stand, réalisé avec Nantes-Métropole, la Carene, le département de Loire-Atlantique. Un stand qui offre une visibilité remarquable sur la région, ses savoir-faire et ses entreprises. Nous étions tous réunis, les responsables d’Airbus et en premier lieu le patron d’Airbus France Jean-Marc Thomas, les entreprises sous-traitantes, le CETIM, les grandes écoles, les élus bien entendu, autour de la maquette du futur Technocampus-EMC2 dont nous faisions la présentation officielle. Un investissement de plus de 60 millions d’euros. Il y avait aussi le préfet Bernard Boucault dont cela aura été finalement la dernière participation à une manifestation publique puisque j’ai appris ce matin qu'il était nommé hors cadre et était remplacé à la tête de la préfecture de région. Je regretterai ce grand « serviteur de l’Etat ». Il est en outre l’un des artisans majeurs de ce projet qui se concrétise. Mais j’aurai l’occasion d’évoquer sa personnalité et les 3 ans de collaboration que nous avons eus.
Ce que je retiens de la manifestation d’hier c’est qu’elle était une démonstration éclatante de la confiance en l’avenir de l’aéronautique en Pays de la Loire de tous les responsables de la région, qu’ils soient élus, industriels, chercheurs ou représentants de l’Etat comme le préfet Boucault. Démonstration, aussi, que lorsqu’il y a une volonté, les projets aboutissent, même s’ils sont complexes et couteux !
On ne le dit pas assez, Technocampus_EMC2, ce n’est pas qu’un bâtiment, des machines et des chercheurs, c’est un projet créateur d’emplois futurs, d’emplois durables, et qualifiés donc mieux rémunérés. L’enjeu est là. Ce n’est pas un pari, c’est une assurance pour l’avenir.
21:33 Publié dans Parcours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, bourget, technocampus
17.06.2007
La vague bleue s'est échouée sur les rivages ligériens
Ce soir, je veux particulièrement féliciter Jean-Marc AYRAULT, Marie-Odile BOUILLE, Marie-Françoise CLERGEAU, Guillaume GAROT, Marc GOUA, Marietta KARAMANLI, Michel MENARD, Dominique RAIMBOURG, François DE RUGY, élus députés en Pays de la Loire. En 2002, il y avait 4 députés socialistes, tous en Loire-Atlantique. Nous avons désormais 9 députés de gauche dans 4 départements de la Région, et c'est la première fois que la gauche a un député au suffrage universel direct en Maine et Loire et en Mayenne. Dans mon département, à la Roche sur Yon, le résultat de la gauche et des démocrates, proche de 60%, est exceptionellement haut et porteur d'avenir. Enfin, l'ensemble des Nantais, dans 5 circonscriptions sur les 10 du département, ont un député de gauche. Et c'est la première fois.
Je remarque également la progression de la gauche sur la quasi totalité des circonsriptions législatives de la Région, et je tiens à féliciter tous les candidats de la gauche sur l'ensemble du territoire de la région des Pays de la Loire.
Ce soir, il est indéniable que nos idées progressent, et il m'apparait, tout modestement, que l'action du Conseil régional des Pays de la Loire ne nuit pas à cet ancrage de la gauche dans notre région, bien au contraire.
Ce que je retiens notamment de cette élection, c'est que partout où nous gérons les municipalités, et en Loire-Atlantique le Conseil général, les électeurs ont donné leur confiance à la gauche. C'est en quelque sorte la politique par la preuve qui a parlé.
Ce résultat nous donne une responsabilité : celle de faire en sorte que le compromis sur lequel s'est construit le pacte social dans notre pays depuis 1945 ne soit pas jeté aux orties. Par ailleurs, ce résultat indéniable (9 élus sur 10 circonscriptions gagnables) ne doit pas nous empêcher de nous poser des questions sur l'avenir de nos territoires et nous confère une très grande responsabilité.
Ces trois prochaines années, comme nous avons pu le faire depuis 2004, la Région continuera à faire en sorte que le progrès social soit non seulement l'objectif, mais aussi la condition du développement économique. Au début du mois de Juillet sortira un bilan de trois ans de notre activité dans notre Région et la majorité de gauche démontrera ainsi combien elle a apporté aux Pays de la Loire. Ce bilan de mi-mandat est considérable, mais il ne nous limite pas dans notre action : il nous reste beaucoup à faire.
23:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, Pays de la Loire
15.06.2007
Rassembler aujourd'hui pour rénover demain
En réalisant plus de 48% des voix en Pays de la Loire, Ségolène Royal est arrivé en tête uniquement dans 8 des 30 circonscriptions de notre région. 48% des voix, 26 % des circonscriptions. Voilà l'effet immédiat du scrutin majoritaire. Si l'on ajoute les 2 circonscriptions en lice où elle obtenait plus de 49 %, dans le contexte du premier tour, il est aisé de comprendre que la gauche n'obtiendra - sauf effet inattendu - pas plus d'un tiers des députés ligériens.
Mais dans ces 10 circonscriptions, l'issue peut lui être favorable. La mobilisation de tous est indispensable, et elle peut être suffisante pour améliorer sensiblement la représentation de la gauche à l'Assemblée Nationale pour ce qui concerne notre région.
Les journalistes prennent ces derniers jours souvent un air goguenard lorsqu'un responsable socialiste appelle à ne pas donner tous les pouvoirs à l'UMP. C'est pourtant bien de cela dont il s'agit. Le programme de l'UMP mêle quelques mesures de modernisation avec une multitude de régressions ou de cadeaux faits à ses mandants. L'opposition doit être suffisamment nombreuse pour faire face à une machine à produire de la décision à une vitesse vertigineuse - quitte à revenir dessus quelques semaines après, l'exemple du décret de Robien ou de l'apprentissage à 14 ans le démontre aisément - et qui est sujet à confondre vitesse et précipitation. J'en ai donné voici peu deux exemples précis à travers la suppression de la carte scolaire et l'autonomie des universités préparés à la hâte et sans concertation.
Le gouvernement n'est pas aussi sûr de lui qu'il ne veut bien le laisser paraître : les déductions d'impôts sur les intérêts des maisons ont beaucoup varié depuis le mois de mai et le discours sur la TVA sociale est à géométrie variable. Les exemples d'imprécisions ou de contradictions vont se multiplier les semaines prochaines (comment pourrait il en être autrement quand le programme de gouvernement dit tout et son contraire, comme "Permettre aux parents de choisir l’établissement scolaire de leurs enfants en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront réunies, la carte scolaire" et " Exiger en contrepartie de tous les établissements scolaires le respect d’un équilibre dans la composition sociale et géographique des effectifs.", manifestement inconciliables alors qu'elles se suivent dans le catalogue programmatique du gouvernement).
Pour pouvoir interpeller l'opinion publique sur les projets de loi assumés comme les amendements adoptés entre chien et loup, pour proposer à la délibération collective des objections ou des contre-exemples concrets, pour défendre les collectivités locales qui n'ont pas de raison d'attendre un meilleur sort que celui que lui réservait les gouvernements précédents, il faut une opposition la plus nombreuse possible à l'Assemblée Nationale.
Dimanche soir, je serais à nouveau sur le plateau de France 3, mais en deuxième partie de soirée. Quelque soit le résultat, je tenterai de donner une perspective et de l'espoir aux forces de gauche en Pays de la Loire. Mais j'ai confiance dans notre mobilisation. Il reste encore demain pour convaincre les derniers électeurs. Donnons ensemble le dernier coup de collier.
Ensuite, nous commencerons le travail nécessaire sur le fond. Pour ce faire, les élus locaux, et notamment ceux de l'ouest de la France, auront bien des choses à apporter.
20:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, Pays de la Loire
13.06.2007
L’ARF réagit aux projets du gouvernement sur la carte scolaire et l’autonomie des universités
Voici le communiqué que le conseil d'administration de l'Association des Régions de France a adopté ce matin à mon intitiative :
La suppression de la carte scolaire
Le gouvernement de François Fillon a décidé de supprimer la carte scolaire d’ici 3 ans, au nom d’une prétendue « égalité des chances », laissant croire aux familles qu’elles pourront faire en toute liberté le choix du collège ou du lycée pour leur enfant. C’est un leurre.
L’ARF considère que la suppression totale de la carte scolaire aura pour conséquences :
• De renforcer un système de « passe-droit » à l’opposé de sa conception de l’égalité des chances
• D’accroître les inégalités entre élèves et entre établissements, car les critères d’affectation reposeront sur la sélection des meilleurs dossiers
• De vider les établissements qui connaissent des difficultés, en particulier en milieu rural comme en périphérie des villes
• De laisser les inspecteurs d’Académie décider seuls de l’affectation des élèves alors même qu’elle concerne tous les acteurs de l’éducation, qu'ils soient personnels de l’Education nationale, parents d’élèves ou les collectivités territoriales…
Par le jeu de complaisances diverses, bien des dérogations ont été accordées dans le passé, au-delà du justifiable, vidant la carte scolaire d’une bonne partie de son sens. C’est pourquoi, il faut la refonder, mais pas la supprimer.
Une telle refondation doit se faire dans la concertation, dans un cadre qui garantisse la transparence totale de l’ensemble des procédures d’affectation. L’implantation volontariste et équitable des options les plus recherchées par les familles doit être demain un élément favorisant mixité sociale et égalité des chances.
Une fois encore, cette réforme occulte la vraie question de fond qui est posée à tous les acteurs du monde de l’éducation: le système éducatif sera égalitaire quand les ghettos auront disparu, quand l'habitat sera partout diversifié et équilibré ; alors il permettra à tous les jeunes d’accéder à la formation de leur choix en ayant les mêmes droits à la réussite !
L’autonomie des universités
L’ARF dénonce les conditions d’improvisation et de précipitation de la préparation du texte sur la gouvernance et l’autonomie des universités.
A peine trois semaines sont données aux acteurs et partenaires de l’enseignement supérieur pour proposer une refonte de la gouvernance universitaire.
Les Régions, quant à elles, ne semblent pas pour l’heure être associées à cette réforme.
L’ARF rappelle que les collectivités locales, dans le cadre des contrats de projet avec l’Etat, participent à près de 50 % aux investissements des universités.
Les Régions sont souvent les premiers partenaires en matière de construction, de fonctionnement des sites, de logement des étudiants, d’aides sociales et de mobilité internationale. Leur présence financière est encore plus conséquente sur la recherche.
Dans le respect de la vie démocratique, cet investissement massif impose de considérer les collectivités autrement que comme de simples guichets.
Partenaires financiers, les Conseils régionaux doivent être associés à la gouvernance universitaire.
Par ailleurs, de lourdes incertitudes planent sur la gestion et la propriété des bâtiments universitaires dont on ne sait si elle sera demain transférée aux établissements eux-mêmes, à tous ou à quelques volontaires...
L’Association des Régions de France rappelle le retard considérable accumulé par l’Etat ces dernières années sur l’investissement dans l’enseignement supérieur mettant en difficulté de nombreuses universités y compris pour la mise aux normes de leurs propres locaux.
Aucun projet de loi ne peut décemment résoudre cette situation sans que d’une part des engagements budgétaires précis de l'Etat soient mis en œuvre et que d’autre part, soit précisément connu l’état des bâtiments universitaires.
L’ARF demande qu’un livre blanc soit réalisé comme le gouvernement s’y engage dans son contrat de législature « pour tout projet important de réforme » et ce, sous la tutelle d’une commission parlementaire.
Seule une telle démarche permettra de définir le système de gestion le mieux adapté aux universités, un système qui devra s’appliquer à tous les établissements afin de ne pas entériner une logique de concurrence exacerbée des universités entre elles.
19:31 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Université, carte scolaire, régions, ARF
11.06.2007
www.onatoujoursraisondinventer.eu
Je n'ai pas encore trouvé le temps d'analyser pleinement les résultats de la gauche dans la région des Pays de la Loire. Parfois conforme à la tendance nationale, ils sont ici ou là meilleurs. En attendant de vous faire partager mon analyse, je vous propose de lire ci dessous, ou directement sur le site de Libération, la tribune que je cosigne ce matin avec des élus de différentes sensibilités de l'opposition au nouveau pouvoir.
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives, Pays de la Loire, rénovation
08.06.2007
Sanctionner le bilan de la droite et porter le message de justice et de solidarité dans les urnes
Cette campagne du 1° tour des élections législatives s'achève. J'aurai pour ma part soutenu un grand nombre de candidats socialistes, mais aussi une candidature commune PS-Verts, sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire. Ce soir encore, je serais avec Adeline L'Honnen dans la presqu'ile guérandaise.

Dans cette campagne, le chef de file de la majorité sortante ne se sent pas comptable d'un bilan désastreux à bien des égards.. Il l'est pourtant : combien des membres de son gouvernement ont été ministres sous la présidence de Jacques Chirac ? Il me semble en compter 11. François Fillon nous a par contre montré son visage le plus sectaire, à Lyon en début de semaine, et même encore hier. On croirait entendre Philippe de Villiers, à croire qu'il a fini par déteindre sur lui à force de marcher main dans la main en Pays de la Loire. Ce ne sont pas des reproches à un responsable politique sur ses idées ou sa pratique qui sont là en cause, mais bien une tentative de disqualification de toute une famille politique, la gauche, qui a pourtant apporté beaucoup à notre pays à des moments décisifs de son histoire. François Fillon fait là dans la récidive : en octobre 2002, alors ministre des affaires sociales de Jean-Pierre Raffarin, il avait fustigé "la responsabilité du Front populaire dans l'effondrement de la nation française en 1940". On quitte le masque du gaullisme social, celui du Conseil National de la Résistance justement, pour au contraire incarner la droite d'aujourd'hui, revancharde, sectaire, décidée à mener sa politique au service des plus puissants.
L'examen du programme de l'UMP fait à ce propos froid dans le dos, mais il est très instructif :
-on y parle d'instaurer des franchises médicales, juste après avoir annoncé l'alignement des honoraires des généralistes sur les spécialistes, qui n'en demandaient pas tant
-on y prépare la marchandisation de l'éducation, à travers la suppression pure et simple de la carte scolaire et l'encouragement des lycées privés
-on y décide la fin de l'obligation de logement social (qui seront obligatoires uniquement dans les zones ou cela est justifié, ce qui laisse la place à toutes les interprétations) en diluant le sens des mots, puisque les logements locatifs aidés et les logements destinés à l'accession à la propriété seront dorénavant comptés comme tels,
-on y annonce la refonte de toutes les retraites, y compris celle des professions libérales, qui ont choisi de se doter d'un système minimal de solidarité jusqu'alors et vont être intégrés à la solidarité nationale,
-les nouveaux contrats de travail vont mettre à bas 150 ans de conquêtes sociales
-quant aux mesures fiscales, François Hollande a démontré voici quelques jours leur injustice flagrante.
Dans 200 circonscriptions, Ségolène Royal est arrivée en tête le 6 mai dernier. Dans d'autres, il est impossible de prédire quelle sera la mobilisation et à qui elle peut profiter. La mobilisation de tous est indispensable pour donner l'espoir de justice et de solidarité que la gauche porte depuis 2 siècles et continuera de porter malgré ce que peut en penser le Premier ministre.
Quand bien même les français confirmeraient-ils leur choix du 6 mai, il est grandement nécessaire que l'opposition bénéficie d'une large audience au parlement, pour permettre un examen scrupuleux des mesures qui seraient soumises au vote de la représentation nationale. Nous savons bien, en Région Pays de la Loire, qu'une loi non débattue peut produire des effets pervers dans sa mise en œuvre : l'acte 2 de la décentralisation, passée en plein cœur de l'été 2004 à l'Assemblée Nationale sans délibération ni vote (le gouvernement avait alors peur de sa propre majorité) contient des failles gigantesques, des imprécisions notables, des erreurs manifestes d'appréciation qui nous rendent la tâche difficile au quotidien.
C'est pourquoi pas une voix ne doit manquer ce dimanche, et le dimanche suivant. Ensuite, ensuite seulement, nous engagerons le travail de rénovation nécessaire pour la gauche et plus largement les républicains.
14:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives, François Fillon, Ségolène Royal, législatives




