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03.07.2007

Autoroute de la mer : une volonté franche face à des tergiversations

Tout le monde est d'accord sur le principe de désengorger les routes des camions, notamment en direction de l'Espagne. Depuis plusieurs mois, les élus de l'Estuaire s'escriment à favoriser la mise en place d'un projet économiquement viable. J'en parlais ici même en février dernier.
Le projet d'autouroute de la mer Transgascogne correspond exactement à ce que recherchent les autorités européennes, à travers le programme Marco Polo. Jacques Barrot, commissaire européen, le rappelait à l'assemblée régionale vendredi dernier. Nous pourrions délester les Pyrénées de 1000 camions sur les 8000 quotidiens qui font le voyage entre France et Espagne.
Dans ces conditions, l'appel d'offre lancé par l'Etat concernant des "Aides au démarrage de nouvelles lignes de transport maritime à courte distance" ne correspond pas aux enjeux : il concerne plus du cabotage qu'autre chose, et nous a plongé dans la perplexité.
La rencontre d'hier avec Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a permis de nous rassurer un peu : il parle de l'appel à projet actuel comme d'un projet peu ambitieux, et de sa volonté de soutenir notre projet, quitte à repousser ce fameux appel d'offres. J'espère qu'il traduira en acte ce soutien apporté hier à Montoir de Bretagne.
En attendant, nous restons mobilisés pour déboucher d'ici la fin de l'année sur un projet qui tient la route