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19.11.2007

Les investissements d'avenir et leur financement

J’ai participé vendredi à la pose de la 1ère pierre de la future résidence universitaire Lakanal, sur le campus universitaire d’Angers, en compagnie de Jean-Claude Antonini, le Maire de la ville et vice-président de la Région, et de Michel Noctulle, le directeur du CROUS des Pays de la Loire. Ce sont ainsi 300 nouveaux logements qui viendront compléter, en 2009, le parc existant.
1cd46f85ccd8bfdc793ad3fdd3d837b7.jpg2 choses à noter pour cette réalisation en cours. La première, c’est bien évidemment que l’accroissement du logement étudiant est indispensable, car il participe de la cohérence des interventions publiques  pour le développement de l’enseignement supérieur dans notre région. Jean-Claude Antonini a d’ailleurs rappelé que le logement est l’une des composantes à l'origine du mouvement étudiant actuel. Comment en effet étudier dans de bonnes conditions si on n’a pas les moyens, notamment, de se loger ?
Le deuxième aspect, c’est que, sans la participation de nos collectivités locales, et alors même que ce n’est pas de notre compétence, mais bien de celles de l’Etat, ce projet n’aurait pas pu aboutir : la ville d’Angers a fourni le foncier nécessaire, le Conseil Régional des Pays de la Loire a contribué à hauteur de près de 10 % au plan de financement. Michel Noctulle a lui-même précisé que sans ces 2 interventions publiques, il n’aurait pu réaliser cette construction.
C’est encore une fois la preuve, comme je le répète régulièrement en ce moment, de l'importance du rôle de la fiscalité locale pour répondre aux demandes de nos concitoyens. Le Conseil Régional a ainsi fait le choix d’intervenir fortement en matière de logement étudiant (21 M € sur 7 ans), parce que toute intervention en matière d’enseignement supérieur, en dehors même de nos compétences est, quoi qu’en dise l’opposition régionale, un investissement pour l’avenir : pour le développement et le rayonnement de notre région, pour la nécessité sociale que représente la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Par ailleurs, la fiscalité régionale ne représente que 5 à 6 % de l’ensemble de la fiscalité locale, et représente moins que ce que l’Etat prélève  - comme prestataire de service - pour procéder à la collecte de l’impôt.
C’est le message que j’ai également fait passer jeudi, lors d'une réunion de préparation de la Conférence des Grandes Ecoles à laquelle j’ai participé. Il s’agit bien de promouvoir une véritable ouverture sociale de l’enseignement supérieur, avec l’ensemble des équipements dont dispose notre région, sans compétition stérile des uns avec les autres. C’est bien le rôle de notre Conseil Régional que d’être un ensemblier et de mettre en relation tout ce qui peut permettre de répondre aux objectifs que nous nous sommes fixés.