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27.11.2007

Universités : une situation préoccupante

Je me tiens au courant de la situation dans les établissements scolaires et universitaires de la Région. La situation y est vraiment préoccupante.
Le mouvement étudiant et lycéen semble s'enraciner.
On sent un malaise très fort chez les jeunes, et, à cette heure, je vois peu de portes de sorties qui leur sont offertes. On voudrait, dans je ne sais quel but inavouable, les désespérer et les forcer à la radicalisation qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

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Dans un communiqué de presse du 22 juin, j'avais parlé de passage en force de la part du gouvernement à propos de la loi sur l'autonomie des universités. J'y avais pointé, outre le manque de concertation évident et les questions démocratiques, les dangers de déséquilibres entre universités, et surtout le caractère décalé de cette loi : la question de la gouvernance est certes une question pertinente, mais elle ne peut pas être dissociée du principal problème qui est la paupérisation de l'enseignement supérieur. L'ARF, à ma demande, avait repris cette position. J'en avais parlé ici.
En effet, la question sociale, et celle de l'accompagnement, sont aujourd'hui posées. Il apparaît à tous que l'élévation du niveau de connaissance, qui a pour double objectif de réaliser le droit à la réussite pour tous et de doter notre Pays des capacités à répondre aux enjeux internationaux, passe par un accompagnement beaucoup plus individualisé des jeunes, notamment dans les quelques années entre le bac et le niveau licence. Des expériences ont été menées dans d'autres pays sur la remise à niveau, l'orientation, le suivi, la pluridisciplinarité des premiers cycles universitaires, qui ont donné des résultats. Il est temps de s'atteler à ce chantier, où chacun doit prendre ses responsabilités. Et à ceux qui posent la question des moyens, on peut opposer celle du coût financier et humain de l'échec dans les premiers cycles.
Le gouvernement ne donne actuellement pas d'issue à ce mouvement étudiant. Des négociations doivent pourtant pouvoir s'ouvrir. Le gouvernement doit entendre le choix courageux des syndicalistes étudiants de l'UNEF, qui cherchent des portes de sorties, en acceptant de discuter la loi et en ouvrant le chantier social étudiant, bien au delà des annonces budgétaires récentes dont il faudra mesurer la véracité.
Pour l'élaboration de cette loi sur l'autonomie des Universités, Alain Rousset, le président de l'ARF, n'avait été reçu au ministère qu'en dernière limite de la période de "concertation", et à sa demande . Pourtant, depuis le plan Université 2000, les collectivités locales, et notamment les Régions, ont beaucoup financé les bâtiments universitaires, jusqu'à 50% du montant dans le dernier contrat de projet. Elles devront être associées à cette mobilisation générale pour l'élévation du niveau de connaissance, auquel elles participent déjà au quotidien.