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21.12.2007
Bilan annuel !
Cette note est la 114ème de l'année 2007. L'expérience à laquelle je me suis assignée n'a donc pas été passagère. Ce blog demande beaucoup de réflexion, de travail, d'échanges avec mes collaborateurs : ce sont les étapes indispensables pour bien exprimer les idées que je souhaite faire passer à son travers. En échange de ce travail, il présente un avantage très important : il me permet de disposer d' une mémoire de l'action politique qui a été la nôtre en 2007.
Malgré ma volonté de simplifier et de raccourcir les notes, je vois bien que la complexité de l'action locale me pousse à avoir un propos un tant soi peu compliqué, et surtout souvent trop étendu. Ce sera une bonne résolution pour l'année 2008 que d'essayer de faire mieux en la matière.
L'année s'achève, je pars ce soir en vacances, et les personnes qui l'administrent aussi. Nous coupons donc les commentaires jusqu'à la rentrée.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.
10:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.12.2007
Pierre Abélard à Vallet, le service public et la responsabilité politique
Lorsque le projet d’un lycée dans le sud-est du département de la Loire Atlantique a enfin pris corps, j’étais membre de la commission éducation de la Région, dans l’opposition. Le choix de l’implantation à Vallet m’avait alors semblé incompréhensible, comme aux organisations syndicales enseignantes qui l’avaient d’ailleurs dénoncé. Voulait-on éviter la concurrence avec le lycée privé de Gorges, voulait-on punir les Clissonais qui venaient de se doter d’un maire socialiste, voulait-on faire des économies de bout de chandelle en investissant un collège qui n’était pas rempli pour mutualiser les locaux, voulait–on conforter la municipalité de Vallet dont le maire était membre de la majorité UDF-RPR d’alors ? Sans aucun doute, s’agissait-il d’un mélange de tout cela.
Ce mauvais choix de départ a en tout cas une conséquence : Pierre Abélard à Vallet n’a jamais en 8 ans atteint la taille d’un lycée de plein exercice. Malgré l’investissement – remarquable - de l’équipe pédagogique, il traîne cette faute de départ sans perspective de décoller un jour. Ce dernier élément, j’en ai aujourd’hui l’intime conviction : il suffit de voir l’origine géographique des lycéens de Pierre Abélard, qui en fait un lycée quasi cantonal, il suffit de voir les flux de collégiens de 3°, et notamment ceux de Clisson qui partent prioritairement à Montaigu – plus éloigné pourtant - plutôt qu’à Vallet, il suffit d’anticiper les conséquences de la fin de la carte scolaire pour en être persuadé.
Il n’est jamais agréable pour un militant laïc comme moi de se résoudre à l’idée qu’un établissement ne ferme dans un endroit où le secteur public est en forte concurrence. Je préfère, comme je l’ai déjà fait plusieurs fois comme maire de La Roche sur Yon, aider à la consolidation de l’école publique. Ainsi, à La Merlatière en Vendée, c’est la ville de la Roche sur Yon qui a fourni le mobilier scolaire que le Maire de la commune refusait d’acheter. Ainsi, au Fenouiller, rien n’avait été organisé pour la restauration scolaire et nous avons également mis à disposition un minibus de la ville pour permettre aux enfants de manger chaud et à l’abri des intempéries. Ils mangeaient jusque-là des pique-niques sur la place de l’Eglise. Ainsi à Jard sur Mer, lorsque les élèves et l’enseignant se sont retrouvés sans toit, nous avons mis à disposition les tentes du centre municipal de vacances et les avons fait installer dans un champ réquisitionné par l’Etat.
Mais il m’est également déjà arrivé de fermer des écoles : à la Roche sur Yon en 2002 nous avons fermé 2 écoles maternelles à 2 classes pour permettre d’offrir aux enfants de meilleures conditions de scolarisation dans des groupes scolaires plus grand et en transformant ces locaux libérés pour l’un en relais pour les assistantes maternelles, pour l’autre en pôle enfance dédié aux pratiques culturelles. Dans le cas de Vallet, le collège reprendra les locaux pour faire face à la croissance de ses effectifs, les locaux ne resteront donc pas inutilisés. Cela me semble satisfaisant car je suis sensible à une utilisation la plus rationnelle possible des moyens publics. Mais cela n’a pas été l’élément déterminant dans ce choix. L’élément déterminant est l’échec de l’implantation valletaise.
Bien sûr, nous ne pouvons nous résoudre à ce que l’offre de formation ne se réduise définitivement dans ce secteur de la Loire-Atlantique, tout comme il était indispensable qu’une offre publique existe dans le secteur des Mauges, ce que j’ai négocié avec le Recteur le mois dernier. C’est pourquoi j’ai souhaité lancer une réflexion approfondie sur une offre de formation complète qui réponde aux attentes des familles et des jeunes, en lien avec les besoins économiques et sociaux du bassin de vie du sud Loire. Elle devra aboutir sur une structure mêlant formation initiale – enseignement général y compris, le Recteur l’a confirmé tout à l’heure pendant le Conseil Académique de l’Education Nationale - et formation tout au long de la vie. Dans l’entre-deux, tout sera fait pour que les élèves qui souhaitent poursuivre leur scolarité dans le secteur public aient des conditions de prise en charge vers les lycées périphériques les meilleures possibles. Le principe est d’offrir aux jeunes le choix du secteur public, et ceci dans les meilleures conditions. Une réflexion sur la capacité de persistance des efforts de l’équipe pédagogique doit également nous animer.
L’enseignement public doit disposer des moyens permettant une réponse satisfaisante et à la hauteur des enjeux, ici comme ailleurs dans la Région des Pays de la Loire. Le Conseil régional s’y emploiera de toutes ses forces, j’en prends l’engagement.
23:10 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lycée de vallet, service public, éducation
19.12.2007
Améliorer les conditions de vie des personnes en formation : l'exemple de l'AFPA Pays de la Loire
Mardi dernier je me suis rendu à l’Association de la Formation Professionnelle pour Adultes à la Roche sur Yon pour signer un protocole avec le directeur régional de cette association. Il prévoit la mise à disposition des restaurants de l’AFPA à l’ensemble des stagiaires en formation dans les centres financés par le Conseil régional des Pays de la Loire. Je suis particulièrement satisfait que nous ayons pu, un an après le transfert de la commande publique de l’AFPA à la région, parvenir à cet accord. Comme pour l’ensemble des dossiers qui ont été transférés aux régions par la loi du 13 août 2004, nous n’avons pas souhaité adopter l’attitude d’un simple gestionnaire. Puisque l’Etat nous a confié des responsabilités sur les centres de formation pour adultes nous entendons les assumer pleinement et les utiliser pour offrir un meilleur service public à nos concitoyens.
Aujourd’hui sur l’ensemble de la région 320 000 repas sont servis chaque année pour un montant de 1 664 000 €. La plupart de ceux qui sont directement touchés par ce protocole sont souvent en situation de difficulté professionnelle et financière.
Les demandeurs d’emploi, du fait de leur statut ne supportent plus que le coût d’achat des denrées alimentaires qui composent leur plateau. Ainsi, il n’en coûte que 3,50 € pour un demandeur d’emploi, et 7,50 € pour un stagiaire salarié, la Région déboursant la somme de 5,20 € par plateau repas, dont la qualité est satisfaisante, comme j'ai pu avoir l'occasion de le découvrir.

L’amélioration des conditions de vie des stagiaires est primordiale pour permettre une formation de qualité. La formation professionnelle est un Droit. Nous souhaitons en faire un outil efficace pour permettre l’accès à un véritable emploi, correspondant à la fois aux ambitions personnelles et aux besoins des entreprises de la région.
Je souhaite vivement que ce protocole d’accord ne soit pas le dernier. J’ai profité de l’occasion qui m’était donnée hier pour solliciter de la direction nationale de l’AFPA qu’elle ouvre ses hébergements à l’ensemble des stagiaires en formation sur la région des pays de la Loire. J’espère que nous parviendrons à un accord rapidement, l’enjeu du logement étant majeur dans une société où il devient de plus en plus inaccessible pour bon nombre de nos concitoyens aux revenus modestes, de trouver un toit décent.
14:17 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : formation, afap, la roche sur yon, région
15.12.2007
La gauche régionale et l'action économique dans les faits
Cette note est assez longue et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Le sujet ne se prête pas au raccourci.
Jeudi dernier était organisée à Saint-Nazaire la 4ème Conférence régionale du développement économique, centrée cette année sur l'organisation en filières, la complémentarité et les coopérations entre acteurs, l’ancrage territorial des activités et l’ouverture à l'international.
2 ans après l’adoption de notre schéma régional de développement économique (SRDE), nos axes stratégiques et notre cadre d'intervention sont clairs, opérationnels et connus de tous les acteurs économiques du territoire.
Depuis 2004, nos dispositifs et nos pratiques laissent un espace très large à l'invention et à l’originalité des démarches. Loin de tout dogmatisme, la gauche régionale place la création de richesse au service de l’emploi durable au cœur de ses préoccupations. Bien évidemment, des marges de progression sont encore possibles, l'innovation et la créativité devant plus que jamais animer les acteurs et l’entreprise, quelque soit son statut et sa taille, pour intégrer toujours plus la dimension multiculturelle, impératif de développement dans un monde globalisé.
Nous ne concevons pas le développement économique comme une simple politique sectorielle du Conseil régional. Il s'appréhende dans une logique transversale et de complémentarité avec d'autres politiques publiques telles que la formation professionnelle, l'éducation, la recherche, ou bien encore les infrastructures et les transports qui assurent l'attractivité et l'ouverture des Pays de la Loire.
Le récent Forum des PME organisé à Angers, centré sur les relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants, ainsi que les débats de cette journée me renforce dans la conviction que l'accompagnement public en faveur d'une entreprise n'est efficace qu'à trois conditions : sortir l'entreprise de son isolement, laisser l'initiative aux entreprises et privilégier une approche sur mesure adaptée à chaque filière. Ajoutons également la capacité de veille permettant de se connaître et de connaître son environnement économique pour rester performant. Souplesse et réactivité assure par ailleurs l'efficacité de notre économie régionale tout en maintenant nos exigences en matière sociale et environnementale. Il n’y a pas de contradiction à conjuguer ces enjeux, il s’agit simplement d’une question de responsabilité.
Le récent rapport de la Cour des Comptes sur les aides économiques nous interpelle mais il faut l'aborder sereinement pour y voir plus clair. Cet exercice d’évaluation devra par ailleurs être décrypté politiquement, à la fois sur la période qu’il couvre et sur la répartition des missions entre l’Etat et les collectivités territoriales. La Région agit dans une logique d’ensemblier, pour le développement, pour l’innovation pour la mise en réseaux sur l’ensemble de nos territoires, loin des slogans et de la communication, qui cachent de moins en moins bien le retrait délibéré de l’Etat de ses responsabilités en matière économique et social.
Pour ce qui nous concerne, pas de fatalisme mais de l’action. C’est dans cette logique que nous travaillons actuellement à la mise en œuvre d’un plan pour répondre aux enjeux liés à la valorisation de l’emploi industriel et aux plus de 6 000 postes à pourvoir, notamment à court terme sur la Basse Loire. Identification des besoins, concertation des acteurs impliqués dans la politique de l’emploi, aménagements des formations, information et sensibilisation sur les métiers de l’industrie, gestion prévisionnelle des emplois et compétences, relance d’une politique du logement et une action forte pour assurer la mobilité des ligériens constituent les axes forts de cette démarche qui pose comme préalable la pérennité des emplois et l’insertion par l’emploi. On est ici bien aux antipodes du CNE ou du CPE, avatar d’un libéralisme outrancier qui broye les compétences, les savoir-faire au profit d’une vision strictement utilitaire et opportuniste.
En marge de la conférence régionale, j'ai rencontré avec Joël BATTEUX, maire de Saint-Nazaire et vice président en charge de l’action économique, une délégation intersyndicale d'AKER YARDS pour évoquer avec eux la situation de ce fleuron mondial après le rachat de capitaux par un groupe sud-coréen. Devant les perspectives incertaines que connaissent l'industrie navale française et européenne, nous ne pouvons pas rester les bras croisés ; il doit y avoir une volonté politique et industrielle plus forte qu'elle n'est aujourd'hui si l'on ne veut ne pas voir notre capacité industrielle et notre outil de production vendus par étages et nos emplois disparaître. Le Gouvernement français se mure aujourd’hui dans un silence assourdissant, révélateur de l’absence de stratégie et d’ambition.
Au delà et à l’instar des conséquences du plan power 8 d’Airbus et de la parité euro/dollar se pose avec insistance la question des montages capitalistiques permettant d’endiguer les raids financiers et les jeux boursiers. La mise en place d'outils financiers et techniques à l’échelle régionale pourraient permettre aux acteurs locaux de mieux appréhender les stratégies industrielles et financières pour défendre nos champions industriels et trouver des réponses adaptées à la stabilité du capital. N’étant pas expert, mais confronté comme responsable politique à ces questions, il me semble plus que jamais urgent de s’en préoccuper et de regarder se qui se passe dans les Lander allemands.
08:15 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : action économique, pays de la loire, développement
12.12.2007
Le Val de Loire, patrimoine mondial et interrégional
J’ai participé ce début de semaine à 2 moments forts de la Mission Val de Loire, dans laquelle s’implique notre Région aux côtés de la Région Centre (Comité Syndical de la Mission et Rendez-Vous du Val de Loire). La Mission Val de Loire, co-gérée par nos 2 régions, a pour mission de mettre en œuvre le label Patrimoine Mondial décerné par l’UNESCO au site du Val de Loire (qui se situe entre Sully-sur-Loire, dans le Loiret, en Région Centre, et Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, en Région Pays de la Loire).
L’année 2008 sera l’occasion d’un changement de présidence de la Mission Val de Loire, comme il avait été convenu entre nos 2 régions. Jean-Claude Antonini, qui y représentait le Conseil Régional des Pays de la Loire depuis 2004, peut être fier de son bilan en tant que Président de cette institution : il a en effet initié une forte dynamique de valorisation de l’inscription du Val de Loire sur la liste du Patrimoine Mondial, notamment en matière de tourisme et d’ouverture internationale. Le Val de Loire s’est également, sous son impulsion, engagé dans une démarche d’excellence qui rassemble pour la première fois les grands sites touristiques et culturels, châteaux et monuments à l’échelle de la Loire. La Mission Val de Loire a par ailleurs conduit l’élaboration du schéma d’orientation Marine et ports de Loire qui vise à réanimer le fleuve par le développement d’une navigation de loisirs adaptée à ses contraintes, partie intégrante d’un tourisme durable respectueux de l’environnement et des paysages. Jean Claude Antonini a, en outre, engagé le Val de Loire sur des voies nouvelles de coopération internationale. Autant de thèmes qui résonnent avec les orientations politiques définies par nos 2 Conseils Régionaux.
La reconnaissance par l’UNESCO du caractère exceptionnel du Val de Loire constitue un enjeu important de qualité et d’attractivité pour nos territoires. C’est pourquoi, à l’occasion du changement de présidence de la Mission Val de Loire, François Bonneau, Président de la Région Centre, et moi-même avons décidé de nous impliquer plus fortement dans les actions de la Mission, afin, et ce dans la continuité des actions lancées par Jean-Claude Antonini, de donner une nouvelle dimension aux relations interrégionales entre nos 2 Régions : patrimoine (culturel et naturel), tourisme, développement économique, coopération internationale, recherche …. François Bonneaui a ainsi décidé d’assumer lui-même la présidence de la Mission Val de Loire, et je lui apporterai tout mon soutien en tant que Premier Vice-Président.
La mobilisation de l’ensemble des acteurs du Val de Loire pour la mise en œuvre du Label Patrimoine Mondial, sous la responsabilité des Conseils Régionaux – sur lesquels l’Etat s’est bien volontiers déchargé, tant de la gestion que des financements nécessaires, alors pourtant que c’est bien à lui que l’UNESCO a attribué le label – est la preuve du rôle indispensable des collectivités locales pour la valorisation de nos territoires d’exception. Elle marque encore plus la nécessaire reconnaissance du caractère de gouvernements locaux des collectivités locales qui doit être portée tout autant auprès des Etats que des instances internationales.
18:48 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : val de loire, unesco, antonini, bonneau
10.12.2007
Les Régions de France réunies à Strasbourg
Il y avait un millier de participants au 3° congrès de l'ARF à Strasbourg jeudi et vendredi dernier. Nous y avons parlé transports collectifs et développement durable. Jean-Jacques Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes a présenté le livre blanc des régions sur le développement durable, où sont indiquées quelques unes de nos initiatives en la matière. De manière générale, chacun d'entre nous fait preuve en la matière d'imagination et de détermination. Les tables rondes ont tourné autour de la question ferroviaire. Partout sur le territoire, des initiatives pour le développement du transport collectif sont à mettre au crédit des Régions. On a jamais autant acheté de trains, rouvert de lignes, proposé de nouveaux services aux voyageurs que ces derniers temps, grâce à l'engagement des exécutifs régionaux depuis 2002.
J'ai profité du Congrès pour signer au nom de l'ARF une convention de partenariat avec les Associations Educatives Complémentaires de l'Ecole Publique (AECEP), qui sont des associations ou des fédérations d'éducation populaire. Je me suis souvent exprimé sur la question, notamment dans le manifeste des Régions pour un accompagnement des jeunesses que j'ai coordonné. L'éducation populaire promeut le faire ensemble, qui "permet de se rendre compte que la vraie autorité, dans le champ social, c'est la compétence, que ce soit au travail, sur un terrain de sport, ou dans la mise en œuvre d'un projet scolaire. Il est en cela extrêmement complémentaire de l'instruction et de la qualification.", comme l'indiquait le manifeste.
Les débats, notamment en séance plénière, ont beaucoup tourné autour des ressources fiscales des Régions. On ne peut pas éternellement en demander plus aux collectivités et ne pas leur donner les moyens qui vont avec, et en plus, les accuser de tous les maux. Je fais à ce sujet miens les propos d'Adrien Zeller, président de la Région Alsace et membre de l'UMP qui a déclaré à la tribune que les Régions "dont les dépenses représentent 1% de la dépense publique française", ne pouvaient "être sérieusement rendues responsables ni du surendettement public ni de la surfiscalité française".
Dans ce contexte - des Régions acteurs du développement mais étranglées financièrement - nous attendions beaucoup du Ministre des Collectivités Locales, Michèle Alliot-Marie, venue en clôture de nos travaux. Après quelques phrases pour nous expliquer que l'Etat était le seul garant de l'aménagement du territoire (depuis quelques mois ce serait plutôt du déménagement du territoire, du côté des gares de fret ou des tribunaux), elle a fait diversion en parlant de la taille des Régions. Voilà qui est bien décevant.
Je m'exprimerai dans les jours qui viennent sur la carte des lycées en Pays de la Loire, et notamment sur la fermeture de classes de lycée dans l'établissement de Vallet.
13:40 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ARF, Régions, éducation populaire
03.12.2007
Salon du cheval et salon nautique : la Région en première division !
La Région frappe un grand coup aux salons du cheval et du nautique organisés actuellement à Paris pour promouvoir et valoriser, avec tous nos partenaires, nos compétences et nos savoir-faire pour développer les filières cheval et nautique. Notre action est aujourd’hui sur les rails et permet de fédérer les énergies, mettre en réseau les professionnels, faire émerger des projets, s’inscrire dans des démarches coopératives et, au-delà des frontières régionales, enclencher une dynamique interrégionale avec d’autres régions et notamment Basse-Normandie et Poitou-Charentes. Bref, chasser « en meute » pour trouver des marchés, s’ouvrir à l’international et plus particulièrement vers la Chine dont des représentants nous ont accompagnés au cours de ces visites inaugurales.

Ce qui est en train de naître au sein de ces filières est essentiel. Les Pays de la Loire, dans ces deux domaines, ont franchi un cap décisif qui résulte d’une volonté politique forte de donner de la visibilité à ces activités qui portent en elles des enjeux économiques forts. Cela traduit également l’intelligence de l’échelon régional à jouer la carte du collectif, à générer des réussites et à agréger autour de lui toutes les compétences territoriales et professionnelles.
Les perspectives de partenariat avec la Chine dans ces domaines montrent le chemin pour d’autres secteurs d’activités. A tel point que l’Etat et ses services s’intéressent à ces démarches novatrices et parfois atypiques. C’est bien la preuve que nous sommes dans le vrai et que la Région doit préserver ce temps d’avance parce qu’aujourd’hui le « fait régional » est une réalité politique qui démontre son efficacité et sa réactivité. Sans écarter les collaborations avec l’Etat, nous devons donc conserver la maitrise de nos initiatives et préserver en quelque sorte nos « appellations d’origine ». Notre soutien fort et réaffirmé tout au long de cette journée à la filière équine et au nautisme en est une démonstration très claire.
18:02 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon du cheval, salon nautique, exportations



