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15.01.2008

Un nouveau souffle pour le ferroviaire en région !

3cb5e2138657a1a063320fe80e498d05.jpgLa semaine dernière a été ponctuée par de nombreuses cérémonies de voeux, et une reprise très soutenue des affaires régionales. J'aurai l'occasion de revenir sur tout cela par la suite.
En attendant, samedi dernier, j’ai participé d’élus au voyage inaugural des deux premiers trains à deux niveaux habillés aux couleurs régionales. Ce fut symboliquement une très belle fête entre Saint-Nazaire et Saumur avec un point d’orgue à Angers. Un beau moment de convivialité en gares et dans les trains où usagers occasionnels, abonnés, élus et acteurs du transport ferroviaire ont pu découvrir ces trains flambant neuf de la société ALSTOM.  Cette fête du train intervient dans un contexte d’explosion de la fréquentation (+ 92 % entre 1996 et 2006) et de « révolution TER » dans les Pays de la Loire avec la livraison de près de 60 nouveaux trains modernes et confortables sur le réseau régional d’ici 2010. Ainsi après le temps des adaptations, la Région, parce que nous avons pris cette décision politique dès 2004, apporte aujourd’hui « un grand bol d’oxygène »  pour les 40 000 usagers quotidien sur le réseau régional ; tout cela a bien évidemment un coût très important assumé par la seule fiscalité régionale, 260 M€ sur 5 ans, qui est liée à notre compétence en matière de service public régional de transport de voyageurs. Rappelons simplement  qu’un titre de transport  est pris en charge à hauteur de 70 % par la Région et l’on comprendra d’autant plus nos exigences à ce que la SNCF, exploitant du réseau, offre un service de qualité.
Au-delà, le dynamisme d’un réseau de transport régional se mesure par sa capacité de participer au développement économique des territoires et à permettre aux salariés, aux étudiants, aux demandeurs d’emplois  de se déplacer sans contraintes sur des distances plus courtes et avec des tarifications attractives. Ce besoin de mobilité pour les Ligériens, notamment dans une perspective d’un  coût du baril de pétrole qui ne devrait pas baissé, est plus que jamais au cœur de nos préoccupations. Il faudra à cet effet profiter de l’effort régional pour collectivement mieux organiser l’urbanisme et l’économie locale au plus près des infrastructures de transport collectifs. L’achat massif de trains et le nombre de places assises supplémentaires qu’ils offriront à terme doivent  permettre dans les prochains mois de répondre aux surcharges et d’inciter au « réflexe TER » parce que moins coûteux, plus pratique et sécurisant, et bien sûr respectueux de l’environnement. Pour le coup, et sans se gargariser de mots, nous sommes ici au cœur d’un enjeu de société auquel les élus de la Région apportent  des réponses concrètes.

Commentaires

Ouf ! la Vendée (2ème département touristique de France...et seul départemental littoral sans ligne électrifiée) aura dû attendre les derniers jours de 2008 pour ne plus être à la "traine".

Après la modernisation de la ligne St Gilles Croix de Vie-Nantes prévue prochainement, il faut absolument que les collectivités publiques (département, région, villes moyennes de La Roche, La Rochelle, Saintes...) prennent clairement position sur l'électrification de la ligne Nantes-Bordeaux et participent à son financement, avec la SNCF (plutôt R.F.F.-Réseau Ferré de France): en effet, une décision, à mon sens, devrait être prise dans les tous prochains mois.

Il ne faut pas oublier, que si d'ici 2 ou 3 ans, aucune véritable décision en faveur de l'électrification de cette ligne n'est prise, celle-ci risque d'être abandonnée, car plusieurs projets d'infrastructure de transports, qui vont voir le jour (autoroute Fontenay le Comte-Rochefort, ligne TGV Tours-Bordeaux dans à peine 7 ans ou même le nouvel aéroport de Notre Dame des Landes au nord de Nantes) risquent d'accélérer le déclin de cette ligne dont la fréquence des liaisons, depuis plusieurs années, a été volontairement réduite, sans parler des horaires inadaptés (correspondances à Bordeaux pour le Pays Basque et les Pyrénées rarement possibles, par exemple).

Bref, alors que les conclusions pourtant ambitieuses du Grenelle de l'environnement (mais encore une fois, l'Etat veut-il vraiment y mettre les moyens ?... ou le gouvernement souhaite-t-il plutôt jouer la montre en affichant seulement un idéal de façade afin de satisfaire la soif (!) grandissante des Français pour le concept de développement durable ?

Un des volets du rapport de conclusions de ce Grenelle, consacré notamment aux transports, annonce la création de 2000 km de lignes nouvelles pour le TGV d'ici 2020 (dans moins de 12 ans !) sans précision sur le financement alors que de nombreux experts rappellent depuis plusieurs années que le plus urgent, en matière de sécurité mais aussi au niveau de l'aménagement du territoire et donc de l'emploi, est de moderniser les lignes dites classiques (comme Nantes-Bordeaux), ce qui représente des sommes énormes.

Mesdames, Messieurs les politiques, Mesdames, Messieurs citoyennes et citoyens, ayons le courage de nous battre, ENSEMBLE, aujourd'hui pour voyager demain, sereinement, toute l'année, en toute sécurité, sans trop abîmer notre environnement.

L'économie (et la société globalement) n'est pas basée uniquement sur les chefs d'entreprise et divers cadres oh combien dynamiques utilisant le TGV, n'oublions la très grande majorité des voyageurs que constituent les salariés, lycéens, apprentis, étudiants, familles, personnes âgées, groupes qui n'ont pas vraiment le choix (financièrement ou pas de permis de conduire) ou qui veulent éviter les contraintes de la route (bouchons, accident, fatigue...)

Pour finir et ne pas être plus long, une anecdote : en janvier 2005, je souhaite partir avec ma femme et mes 2 enfants en bas âge, en dehors des vacances scolaires, passer une petite semaine dans les Pyrénées à Cauterets ("à la neige"). Nous avons opté pour le train pour nous éviter la fatigue du voyage et surtout pour la sécurité, à fortiori, à cette période de l'année où le temps s'avère souvent maussade. Pour le trajet, au moins, nous aurons contribué à préserver l'environnement. Puisque le train du matin (7 h 30) vers Bordeaux, au départ de La Roche sur Yon n'existe plus depuis une dizaine d'année et que le suivant ne part qu'en fin de matinée (vers 11 h 00), nous devons passer par Nantes- St Pierre des Corps près de Tours et Poitiers puis Bordeaux... Pour faire simple, il y a plus de 10 ans, nous serions arrivés vers 15 heures à Cauterets. Lors de notre voyage aller, il y a 3 ans, chargés comme des mulets (avec notamment 2 luges pour les enfants...), en partant à 7 h 30 de La Roche sur Yon, nous sommes arrivés, heureux, après 19 h 00 (au lieu d'environ 17 h 00) à Cauterets, car à St Pierre des Corps, notre TGV en provenance de .... Bruxelles et à destination ... d'Hendaye avait du retard, si bien que nous avons raté la correspondance à Bordeaux pour Lourdes

Ecrit par : Blaise | 10.05.2008

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