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31.01.2008

Avec Sophie Saramito à Montreuil Bellay

J’ai passé la journée d’hier dans le Maine-et-Loire, plus particulièrement dans le sud Saumurois, où ma collègue conseillère régionale Sophie Saramito m’avait invité à venir rencontrer les élus et les acteurs locaux du secteur.
J’apprécie toujours ces moments où je peux échanger avec les acteurs qui font les territoires : cela permettre de confronter ses politiques aux réalités du terrain, pour les adapter au besoin.
Ma visite dans le Saumurois m’a ainsi permis de compléter ma vision du Val de Loire. J’ai pu apprécier hier, la qualité, et la multitude, d’un petit patrimoine culturel disséminé sur l’ensemble de ce territoire. Ces petites cités de caractères, pour reprendre le nom du label de tourisme, constituent un atout de développement complémentaire à ceux des grands sites dont elles sont les voisines, et leur promotion touristique peut s'articuler avec elles.
J’ai également à nouveau pu constater la diversité des situations intercommunales : en l’espèce, une agglomération avec une ville-centre importante, insérée dans un territoire très largement rural, agricole et viticole ; une pratique de l’intercommunalité assez ancienne, où les « petits » maires sont conscients que, sans remettre en cause leur légitimité démocratique, c’est bien l’intercommunalité qui leur permet de continuer à agir pour améliorer la vie de leurs concitoyens. Cela me renforce dans le discours que je tiens sur les Contrats Territoriaux Uniques, et que j’ai rappelé à l’occasion du vote du budget régional pour 2008 la semaine dernière : ce sont bien aux élus locaux de décider des choix à faire pour l’aménagement de leurs territoires ; le Conseil Régional est, quant à lui, présent pour les accompagner dans la réalisation de ces choix, et il doit pour cela prendre en compte la réalité des « cultures » intercommunales des territoires. C’est également le respect de la légitimité démocratique des élus locaux qui est en jeu. J’ai coutume de dire qu’ « on a les élus qu’on mérite » ; les élections municipales à venir seront l’occasion, pour nos concitoyens, de dire à leurs élus locaux s’ils sont satisfaits des choix faits pour répondre à leurs attentes.
9b7059d54a611f5712b125384e65311b.jpgJ’ai profité de la journée d’hier pour apporter mon soutien à Sophie Saramito, candidate aux élections cantonales, sur le secteur de Montreuil-Bellay, avec son suppléant Philippe Wadoux, entrepreneur touristique (par ailleurs plein d’entrain et en recherche permanente de qualité et d’innovation dans son activité professionnelle) ; tous les deux s’investissent, avec engagement et enthousiasme, pour porter les projets des acteurs (institutionnels, associatifs, individus) et pour donner vie aux initiatives locales à l’échelle du Conseil Général. Très investie sur ce territoire, Sophie Saramito bénéficie par ailleurs d’une vision globale, à la fois du territoire plus large du département du Maine-et-Loire, et de la région, ce qui lui permet de faire du lien avec d’autres initiatives ou projets, dans une vision du canton de Montreuil-Bellay pas seulement tourné sur lui-même. Elle s’inscrit également dans le projet global pour le département porté par tous les candidats de gauche aux élections cantonales, axé principalement sur les solidarités. J’ai toute confiance en Sophie Saramito pour représenter au mieux ses concitoyens au Conseil Général du Maine-et-Loire, et je leur souhaite bon courage pour leur campagne électorale qui sera, je l’espère, couronnée de succès !

30.01.2008

Pourquoi il fallait ouvrir des formations d'aides-soignants dans les lycées

Il y a aujourd'hui 1200 aides-soignants formés en Pays de la Loire. La plupart dans des instituts privés, une forte proportion dans des écoles adossées aux hôpitaux et jusqu'à la rentrée dernière aucun dans un lycée public.
Depuis longtemps les Régions financent des formations d'aides-soignants. Une quasi certitude de trouver un emploi à la sortie attire nombre de jeunes issus de milieux le plus souvent modestes. Pour cela, ils sont prêts à faire des sacrifices importants, puisque la formation coûte (on pourra bientôt dire coûtait, j'y reviendrai) jusqu'à 4900 € l'année. Un comble, alors que par exemple les études de médecine sont quasi-gratuites au début, puis rémunérées par la suite.
En 2004, le gouvernement a transféré aux Régions les formations sanitaires et sociales, dont les formations d'aides-soignants. Une fois ces formations sous notre responsabilité directe, nous ne voulions plus faire perdurer cette situation d'inégalité sociale flagrante. Et outre la justice sociale, un autre motif nous poussait à agir : dans un contexte de vieillissement de la population, ces professionnels de la filière sanitaire et sociale sont des spécialistes de l’aide à la personne en situation fragile - bébés et jeunes mamans, personnes âgées et en difficulté, handicapés - . Il faut pouvoir répondre à cette demande sociale, et former les personnels en conséquence sans que le financement de la formation ne constitue un frein pour les éventuels candidats.
Nous avons commencé les discussions avec le Rectorat très vite après le transfert de 2004, et avons abouti sur l'ouverture d'une section au lycée de La Roseraie à Angers à cette rentrée. Le travail enclenché entre le rectorat et la région permettra d’ouvrir de nouvelles sections, très rapidement, au Mans et à Rezé, puis d’autres encore, je le souhaite. Comme toutes les formations en lycée, elles sont bien entendu gratuites.
9b89e604febd967eae6bb32ec8287147.jpgCe mardi, je visitais la Roseraie avec Paul Desneuf, le recteur de l'Académie de Nantes et de nombreux élus régionaux. Nous avons visité des salles de cours et rencontré à cette occasion des futurs aides-soignants (en réalité des futures aides-soignantes). Lors du débat qui s'est engagé, elles nous ont fait part de leur difficulté à trouver des stages, de leurs difficultés à être reconnues lors de leurs stages car venant de lycées professionnels. Le monde de la santé doit semble-t-il dépasser ces a priori. Nous allons nous y employer en valorisant leurs formations et en créant de véritables pôles d'excellence dans les lycées. Il ne peut en être autrement si l'on veut faire face au besoin d'accroissement des effectifs dans cette filière.
Dernière chose, à la future rentrée, l'ensemble des formations d'aide-soignants seront gratuites, quelque soit le type d'établissement fréquenté. C'est une des grandes nouveautés de l'année 2008, qu'ont décidé jeudi dernier les conseillers régionaux à l'occasion du vote du budget. Nous rétablirons ainsi les choses dans l'ordre.

26.01.2008

Malaise dans la civilisation

Le Monde, dans son édition daté du vendredi 25 janvier, donne une carte blanche à Regis Debray. Son propos concerne le discours de Latran de Nicolas Sarkozy. Il a appelé son papier "Malaise dans la civilisation", comme l'ouvrage de Freud. Beaucoup de choses ont été écrites, notamment sur Internet à propos de ce discours improbable. Nombre des rédacteurs de ces billets ont été choqués comme moi par la phrase qui semble résumer la pensée présidentielle : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". Mais ils en ont le plus souvent tronqué la fin, pourtant bien plus grave à mon sens : "parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.".
C'est pourquoi la lecture de Régis Debray m'a apporté une grande satisfaction puisque, comme moi, c'est surtout la justification de cette hiérarchie odieuse qui soulève son mécontentement. Lors de la cérémonie des voeux de la Région, lundi dernier, devant les responsables de l'Etat et des collectivités locales de la région,  j'y opposais ma vision de la République : "Pour notre part, dans le respect des convictions de chacun, nous pensons être des acteurs publics dont l’engagement est porté par des valeurs, une morale et même une espérance tout aussi forte et respectable, celle contenue en une République indivisible, laïque, démocratique, sociale et dont l’organisation doit être décentralisée.". Régis Debray, lui, en appelle à de grands républicains : "Qu'en auraient pensé, devant le peloton d'exécution, Jean Cavaillès, Marc Bloch, Jean Prévost, Léo Lagrange ? Ils avaient assez de foi en eux pour hausser les épaules.".
J'ai bien compris que dans les premiers mois qui suivent une élection présidentielle, l'opposition est inaudible. Cette fois-ci plus que les autres fois, le travail est difficile. Je sais notamment que le travail que fournissent nos parlementaires, conduits par Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée Nationale et par Jean-Pierre Bel au Sénat, est très important et que le peu d'écho qui leur est fait est injuste. Mais il n'est pas possible que face à de telles remises en cause du pacte républicain, nous n'ayons pas d'expression forte. Comme le dit Régis Debray, de façon certainement trop brutale : "du temps où il y avait une gauche en France, cette injure - dans la bouche d'un président de la République - eût mis un million de citoyens sur le pavé".
Et parmi ceux là, des chrétiens, de gauche ou non d'ailleurs, qui ne peuvent pas laisser faire ce retour en arrière, laisser cette vision sacrificielle s'exprimer sans y répondre. Militant laïque depuis toujours, je défends le droit à une spiritualité et en ai même fait le coeur du projet de Fontevraud, comme je l'expliquais ici même. Mais cette vision de la religiosité heurte profondément mon éthique, comme elle doit le faire pour beaucoup d'entre nous. Nous ne pouvons laisser dire cela par le plus haut personnage de l'Etat sans réagir.

25.01.2008

Le budget régional 2008 est voté

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Hier et aujourd'hui, nous votions le budget 2008 de la Région des Pays de la Loire. 1,347 milliard d’euros en tout, en progression notamment des investissements : + 100 millions d'Euros !  Yannick Vaugrenard, le premier vice président de la Région et président de la commision des finances, et moi-même nous présentions donc sereins devant notre assemblée : première région de France pour les investissements, première pour la maitrise du fonctionnement, l'espace politique pour l'opposition pour critiquer notre travail était étroit. Je me suis en outre permis, dans mon discours d'ouverture, de lire à l'assemblée régionale le plaidoyer pro-région qu'Adrien Zeller, président UMP de la Région Alsace, nous avait donné à entendre en ouverture du congrès de l'ARF, qui au passage rétablit les faits quant à la responsabilité des Régions sur le niveau des impôts : "Les régions dont les ressources et dépenses représentent 1% de la dépense publique française, un des niveaux les plus faibles de toute l’Europe, ne peuvent être sérieusement rendues responsables ni du surendettement public, ni de la surfiscalité française."
L’opposition a d'ailleurs eu beaucoup de mal à s'opposer. A propos du montant du budget, elle a fait part de ses craintes devant un tel niveau d'investissement. Par contre, politique par politique, elle trouve que nous n'en faisons pas assez. Voilà somme toute une posture assez classique. Mais sur le fond, nous touchons ici une différence entre gauche et droite régionale : nous sommes persuadés que les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain, et même d'aujourd'hui lorsqu'il s'agit de construire, ici même, les infrastructures nécessaires à notre développement ou à notre qualité de vie. Nous voyons, modestement, un lien entre investissement régional et taux d'activité dans la Région, le plus élevé de France. Cela nous amène à maintenir ce cap des investissements, malgré le marasme, ou même pour contrebalancer le marasme économique actuel.
Autre angle d'attaque de l'opposition : nous ne faisons que continuer les projets qu'ils avaient initiés. Technocampus, ce serait eux ! La réouverture de la ligne Nantes Chateaubriant, aussi. Ils veulent bien nous laisser la gratuité des manuels scolaires, c'est toujours ça... Cette argumentation ne tient pas bien longtemps pour peu qu'on s'attache à y répondre, et je pourrais passer un à un les dossiers. Simplement et rapidement, entre évoquer la possibilité de lancer un projet et le réaliser, il y a une grande différence. Nous, nous mettons en oeuvre des politiques. Ainsi, le cylotron d'aujourd'hui n'a rien à voir avec ce qui était ébauché en 2004.
Cette fois-ci, par la voix du président du groupe UMP, Jean-Luc Harousseau, nous avons entendu un discours nouveau : "vous ne savez pas ce que nous aurions fait si nous avions été élus, donc vous ne pouvez pas vous prévaloir d'une différence entre ce que vous faites et ce que nous aurions fait". Effectivement, il n'a pas tort : pas plus nous que les électeurs de 2004 n'avaient compris son programme pour la Région. Peut-être est-ce d'ailleurs pour cela que c'est le nôtre qui s'applique aujourd'hui.
A la réflexion, l'opposition était clairement dans une position de retrait ces deux derniers jours. Elle a voté pour le logement social (tout en disant que ce n'est pas le rôle de la Région, les mal-logés apprécieront), pour la gratuité des formations sanitaires, la mesure phare du budget, pour notre participation au tramway d’Angers (je me dois à ce propos de décerner un mention spéciale à Hervé de Charrette, qui a loué très longuement la bonne gestion de la ville d’Angers en séance, et là c'est Christophe Béchu, le candidat UMP qui cherche à remplacer Jean-Claude Antonini, qui appréciera).
Elle s'est cependant opposé sur deux points, lorsque dans un voeu nous avons demandé à l'Etat d'assumer ses responsabilités en matière culturelle, en cessant son désengagement et lors du rapport créant la dotation régionale de solidarité communale, qui a vocation à aider les petites communes. Les acteurs culturels comme les élus locaux doivent le savoir.
Ce budget a été adopté par la majorité, avec abstention du groupe "UDF-Modem" et vote contre des élus de l'UMP encore présents.

21.01.2008

Mon discours des voeux

Je présentais ce soir mes voeux aux acteurs du territoire des Pays de la Loire, à l'Hôtel de Région à Nantes. Figure imposée pour les responsables politiques, j'ai souhaité en faire un texte qui se projette dans l'avenir.
Ce discours parle donc d'aménagement du territoire, de démocratie participative, de développement durable. J'y reviens également sur le procès Erika et le discours de Latran de Nicolas Sarkozy.
Merci aux centaines de personnes présentes de leur attention !

18.01.2008

Une journée à Laval

Hier, j’étais à Laval dans le cadre de la tournée que j’effectue actuellement en Région pour offrir mes vœux aux personnels salariés du Conseil régional qui travaillent dans les Espaces régionaux ainsi que dans les Lycées (TOS).
À cette occasion, j’ai tenu à avoir un déjeuner avec les représentants de la presse locale afin de faire le point sur les actions régionales qui se déclinent dans le territoire départemental de la Mayenne.
Une fois encore, l’ensemble des interrogations qui se posent concernent non pas des faits objectifs, mais plutôt un sentiment : celui de l’abandon supposé d’un territoire qui se sent éloigné de tout…
Bien entendu, il n’en n’est rien, et les actions de la Région en Mayenne se déclinent comme partout ailleurs,
avec des dotations qui sont parfois mêmes supérieures au regard le nombre d’habitants. J’ai même dû souligner l’engagement exceptionnel de la Région pour le financement de routes en Mayenne, alors même que cette responsabilité revient au Conseil général dont un certain nombre de ses membres élus sont également des parlementaires qui ont voté ce transfert souhaité par leur majorité de droite à la fois à l’Assemblée nationale et au Sénat.
3469e03da8f9ab1a66653e9004d8aa47.jpgEntre ces deux rendez-vous, j’ai eu le plaisir d’accompagner Guillaume GAROT, député de Laval, dans le cadre de sa campagne électorale pour devenir Maire de Laval. Entouré d’une équipe jeune, curieuse, militante au sein de laquelle règne la bonne entente, je confirme qu’il fait bon aller en Mayenne. Et je confirme que ce territoire bouge, se transforme, et fait bien partie de cette dynamique que j’observe partout dans notre région.
Nous avons effectué deux visites positives : celle d’un organisme d’insertion qui facilite les démarches de créations d’entreprises par des RMI’stes (Codémarrage) et une entreprise électronique de très haute technologie en pleine croissance (AXIS).
Ces deux exemples de dynamisme porté par des acteurs de terrain démontrent que le fatalisme mayennais est un positionnement qui n’existe que dans le discours de politiques qui ne correspondent plus aux aspirations et aux réalités vécues par les habitants de ce territoire…

17.01.2008

Erika : victoire totale !

J’ai assisté hier après-midi au rendu du verdict, par le Président Parlos, du procès Erika. Nous avons été un certain nombre de collectivités locales à avoir fait le choix courageux, – et payant aujourd’hui ! –, il y a un an, de demander la réparation de l’atteinte à notre environnement, patrimoine collectif que nous partageons tous, jugée pourtant très improbable par la plupart des spécialistes juridiques : Conseil Régional Poitou-Charentes, Conseil Régional de Bretagne, Conseil Général du Finistère, Communauté d’Agglomération Cap Lorient, communes de Saint-Nazaire et Pornichet (44), et Ploemeur (56).
J’ai donc eu le plaisir de voir, en direct, reconnu dans notre droit deux grandes avancées, et la création d’une véritable jurisprudence, au service du développement durable, demandée par nos collectivités locales :
-La reconnaissance de la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne du transport maritime (affréteurs, contrôleurs, transporteurs, …), qu’il s’agisse d’imprudence ou de faute caractérisée.
-La reconnaissance de l’existence d’un préjudice écologique suite aux conséquences de cette catastrophe pour notre environnement.

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Comme je l’évoque depuis le début de ce procès, c’est bien toute la chaîne du transport maritime qui va devoir revoir son mode de fonctionnement : elle ne pourra plus s’organiser sur la base de l’irresponsabilité « totale » des acteurs, qui, on l’a vu tout au long de ce procès, se renvoyaient la balle les uns aux autres.
Je tire 2 enseignements principaux de ce verdict :
-Les parties civiles ont obtenu l’indemnisation intégrale des financements mobilisés pour tenter de réparer les dommages causés (et au premier titre l’Etat français, à hauteur de près de 150 M €). Ce ne sont donc pas les contribuables qui auront à payer la facture environnementale de la catastrophe. On est bien là dans l’application du principe pollueur payeur que nous défendons.
-Le préjudice écologique né de l’atteinte à notre patrimoine naturel commun, pour la reconnaissance duquel nos collectivités locales se sont engagées dans ce procès, a été reconnu. Le tribunal a ainsi confirmé que cette atteinte a constitué un véritable handicap pour nos territoires et leurs habitants.
Ce sont ainsi près de 200 M € d’indemnisation qui ont été reconnus par le Tribunal Correctionnel, pour la réparation de l’ensemble des préjudices constatés, et au bénéfice de l’ensemble des parties civiles (Etat, collectivités locales, professionnels de la pêche et du tourisme, associations environnementales). La Région des Pays de la Loire quant à elle s’est vue reconnaître une indemnité de 4.7 M € (1.7 M € pour le préjudice matériel, et 3 M € pour l’atteinte à l’image de la région).
L’ensemble du procès de l’Erika, par la mobilisation, tout au long de son déroulement, tant des parties civiles, que des représentants de la presse, montre la sensibilité, profonde aujourd’hui, de l’ensemble de la population pour les problématiques environnementales. Je pense bien évidemment à nos populations côtières, plus particulièrement touchées et que nous avons tenté de représenter le mieux possible, et également à des populations pourtant plus éloignées de nos côtes, qui s’approprient également ces enjeux, au vu de la nombreuse presse étrangère également présente.
Là où le Grenelle de l’Environnement a consisté essentiellement à faire de la communication et de la sensibilisation - ce qui n'est déjà pas si mal pour la droite -  nous avons pour notre part contribué à l’évolution du droit dans le sens de la prise en compte de la responsabilité écologique là où l’Etat lui-même n’avait pas souhaité s’engager dans cette bataille juridique. Une civilisation d'avance ?

15.01.2008

Un nouveau souffle pour le ferroviaire en région !

3cb5e2138657a1a063320fe80e498d05.jpgLa semaine dernière a été ponctuée par de nombreuses cérémonies de voeux, et une reprise très soutenue des affaires régionales. J'aurai l'occasion de revenir sur tout cela par la suite.
En attendant, samedi dernier, j’ai participé d’élus au voyage inaugural des deux premiers trains à deux niveaux habillés aux couleurs régionales. Ce fut symboliquement une très belle fête entre Saint-Nazaire et Saumur avec un point d’orgue à Angers. Un beau moment de convivialité en gares et dans les trains où usagers occasionnels, abonnés, élus et acteurs du transport ferroviaire ont pu découvrir ces trains flambant neuf de la société ALSTOM.  Cette fête du train intervient dans un contexte d’explosion de la fréquentation (+ 92 % entre 1996 et 2006) et de « révolution TER » dans les Pays de la Loire avec la livraison de près de 60 nouveaux trains modernes et confortables sur le réseau régional d’ici 2010. Ainsi après le temps des adaptations, la Région, parce que nous avons pris cette décision politique dès 2004, apporte aujourd’hui « un grand bol d’oxygène »  pour les 40 000 usagers quotidien sur le réseau régional ; tout cela a bien évidemment un coût très important assumé par la seule fiscalité régionale, 260 M€ sur 5 ans, qui est liée à notre compétence en matière de service public régional de transport de voyageurs. Rappelons simplement  qu’un titre de transport  est pris en charge à hauteur de 70 % par la Région et l’on comprendra d’autant plus nos exigences à ce que la SNCF, exploitant du réseau, offre un service de qualité.
Au-delà, le dynamisme d’un réseau de transport régional se mesure par sa capacité de participer au développement économique des territoires et à permettre aux salariés, aux étudiants, aux demandeurs d’emplois  de se déplacer sans contraintes sur des distances plus courtes et avec des tarifications attractives. Ce besoin de mobilité pour les Ligériens, notamment dans une perspective d’un  coût du baril de pétrole qui ne devrait pas baissé, est plus que jamais au cœur de nos préoccupations. Il faudra à cet effet profiter de l’effort régional pour collectivement mieux organiser l’urbanisme et l’économie locale au plus près des infrastructures de transport collectifs. L’achat massif de trains et le nombre de places assises supplémentaires qu’ils offriront à terme doivent  permettre dans les prochains mois de répondre aux surcharges et d’inciter au « réflexe TER » parce que moins coûteux, plus pratique et sécurisant, et bien sûr respectueux de l’environnement. Pour le coup, et sans se gargariser de mots, nous sommes ici au cœur d’un enjeu de société auquel les élus de la Région apportent  des réponses concrètes.

02.01.2008

Mes voeux aux ligériens

Je souhaite adresser à chacune et à chacun des ligériens mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite pour la nouvelle année avec une pensée particulière pour celles et ceux qui traversent des moments difficiles.
Face aux difficultés économiques que traverse le pays, chacun peut être assuré que les élus régionaux ne baisseront pas les bras en 2008. Tout au contraire, ils poursuivront leurs efforts pour le développement de l'activité et de l'emploi et faire de notre région un territoire toujours plus dynamique, plus juste et solidaire.
L’accompagnement des initiatives et des talents des ligériens, le choix résolu du développement durable respectueux de notre environnement, l’investissement puissant dans l’éducation, la formation et la recherche, la plus grande participation des citoyens à la vie publique par la mise en place de nouvelles instances de débat, l’ouverture sur l’Europe et le monde sont les clés du succès de notre région, une région qui prépare aujourd’hui la vie de demain. C’est tout le sens de l’action engagée depuis 2004. 
Les Pays de la Loire sont aujourd’hui la région française dont le taux d’emploi est le plus élevé, avec un dynamisme entrepreneurial et démographique exceptionnel. Certes, ces excellents résultats ne sont pas dus à la seule politique volontariste du Conseil régional, mais nous y avons pris toute notre part et ils nous incitent à poursuivre dans cette voie en 2008.

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