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24.06.2008

Retour sur une interpellation dans la presse

En fin de semaine dernière, j’ai souhaité exprimer mon désaccord avec la position de l’Académie Française et la décision du Sénat rejetant sans appel l’inscription dans la Constitution de l’amendement proposé par l’Assemblée nationale en faveur de la reconnaissance des langues régionales.
J’ai formulé les questions suivantes : « Comment la France peut-elle avoir défendu et signé la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle et se situer autant sur la défensive lorsqu’il s’agit de reconnaître les langues régionales ou minoritaires sur son propre territoire ? Comment ne pas y voir une intention quelque peu jacobine d’aplatissement des richesses culturelles de notre pays ? »
En disant que « promouvoir la diversité linguistique, c’est promouvoir la République », j’ai été surpris par la lecture d’un billet d’humeur paru dans la presse ce matin à la suite de ma réaction. Celui met en parallèle ma position pour la reconnaissance des langues régionales avec une citation de l’ouvrage que j’ai publié en 2007 : « Qu’est ce que l’identité bretonne, l’identité vendéenne, l’identité irlandaise ? » et d’ajouter que cette citation témoignait d’une position clairement jacobine que je condamnerais aujourd’hui après la décision du Sénat sur les langues régionales.
Je ne cultive aucun paradoxe, ni aucune ambiguïté sur cette question. Une langue est une part de l’identité des personnes, une part qui doit être respectée. J’ai moi-même soutenu la valorisation du parler poitevin lorsque j’étais proviseur à La Roche-sur-Yon. Mais la langue et l’identité sont des phénomènes qui se distinguent. Tous les francophones ne partagent pas les mêmes traditions culturelles, au même titre qu’en Bretagne se sont côtoyées des langues différentes. 
Pour m’expliquer, je souhaiterais commencer par préciser que l’identité individuelle me semble être nécessairement multiple. Je peux concevoir que dans le contexte mondial actuel, il soit difficile d’affirmer et d’accepter que l’identité est d’abord un phénomène complexe issu de l’histoire de chacun ; c’est pourtant une réalité largement confirmée par les spécialistes. Dès lors, il est normal de questionner sans préjugé les identités collectives qui sont inévitablement complexe à caractériser, à les questionner sans pour autant chercher à nier ou sous-estimer certaines formes culturelles. Il faut donc considérer les identités collectives avec raison, prudence et intérêt. Raison parce que l’histoire a créé des groupes de personnes qui, à un moment où l’on communiquait moins d’un territoire à un autre, ont développé leurs propres usages : il y a donc des convergences objectives et respectables entre des personnes d’une même région. Prudence, parce que la quête d’identités collectives ne doit pas amener certaines personnes à rejeter d’autres traditions, d’autres histoires et à rejeter même la richesse de l’apport issu des échanges avec l’extérieur. Intérêt enfin parce que les formes culturelles issues de l’histoire doivent toutes pouvoir exister et perdurer en laissant la chance aux formes nouvelles d’émerger et de se développer aussi. Ainsi, en terme d’action politique, au-delà du débat constitutionnel qui concerne exclusivement les langues régionales, je pense que la promotion de la diversité linguistique doit aussi concerner sans réserve les langues d’origine des populations issues de l’immigration. C’est là la condition sine qua non du vivre ensemble et je dirais même une conception de la République.
C’est en ce sens que le texte d’orientation de la politique culturelle adopté en janvier dernier comprenait la phrase suivante : « Etre reconnu et se reconnaître dans son identité culturelle et donc dans son humanité permet de se rendre davantage présent au monde mais aussi de se libérer des routines, des préjugés, des idées dominantes »
Je ne veux pas ici rouvrir le débat des lignes administratives régionales dont je pense qu’elles ne constituent en rien des frontières bien au contraire. Ceci est au contraire une analyse personnelle de ma conception de l’homme et de la vie culturelle, conception qui à mon sens doit appeler le responsable politique que je suis à ce que l’institution permette à chacun de trouver sa place et d’être reconnu dans le cadre de la République.

23.06.2008

Quelques réflexions à propos du développement durable

A quelques jours de voter notre Schéma Régional d'Aménagement et de Développement Durable, et alors qu'il prend une place de plus en plus importante dans l'action régionale - mais aussi du fait de l'augmentation du coût des énergies fossiles, dans l'eprit de tout le monde - je vais ici prendre le temps de m'arrêter quelques instants sur la question du développement durable, et sur les reponsabilités qui sont les nôtres, chacun à notre place. En m'appuyant sur notre actualité : j’ai participé jeudi dernier à une réunion concernant l’élaboration du PREDD (Plan Régional d’Elimination des Déchets Dangereux), désormais dévolue aux Conseils Régionaux en lieu et place des services de l’Etat. Nous avons associé à l’élaboration de ce PREDD l’ensemble des acteurs concernés par la problématique des déchets, en faisant le choix d’élargir notre réflexion au-delà de la seule catégorie de déchets qui nous concernent.
Il me semble en effet que l’échelon régional est le bon échelon territorial pour avoir une vision d’ensemble de cette thématique, qu’il ne faut pas, à mon sens, se contenter d’appréhender à une échelle localo-locale. J’en ai fait l’expérience dans une vie antérieure, et j’y ai constaté les limites que cela peut apporter et les contradictions que cela entraîne entre un discours qui peut être « noble » à une échelle territoriale et les conséquences qu’il peut entraîne plus largement, dont on se rend compte qu’elles peuvent être contraires aux objectifs poursuivis par le discours tenu. Je veux parler ici du syndrome NIMBY (« pas dans mon jardin »), qu’on peut tout à fait comprendre lorsqu’il émane de personnes « individuelles », beaucoup moins lorsqu’il émane de personnes en situation de gestion politique de dossiers qui méritent que l’intérêt général ne soit pas oublié, alors qu’il peut parfois dépasser les strictes limites administratives du territoire dont on a la responsabilité. J’ai coutume de dire que les territoires administratifs ne sont que des outils, dont on peut, parfois, s’affranchir pour répondre aux objectifs politiques fixés.
Cela me renvoie aux éléments de réflexion que j’ai tenus la semaine dernière, devant des responsables d’entreprises, à l’occasion du colloque du Mouvement Français pour la Qualité et le Management qui se tenait, au Conseil Régional, sur le thème du développement durable. J’y ai développé l’idée que le cœur du développement durable tient dans la responsabilité des acteurs, quels qu’ils soient, dans la gestion de leurs actions. Pour moi, le développement durable c’est, principalement, la nécessité de tenir compte des conséquences de ses actes.
Un acteur industriel ne peut pas s’abstenir de s’interroger sur les conséquences de son activité sur son environnement (qu’il soit humain ou naturel). C’est l’idée que nous avons voulu faire passer, avec mes collègues Ségolène Royal et Jean-Yves Le Drian, l’année dernière, lors du procès Erika, en portant l’enjeu de la reconnaissance du préjudice écologique devant les juges. Il est, dans ce cadre, de la responsabilité des collectivités locales d’accompagner les acteurs pour apporter les meilleurs réponses possibles.
Il ne s’agit pas d’éliminer des activités, notamment industrielles, il s’agit de promouvoir l’exigence de la compatibilité de ces activités avec la préservation des milieux naturels dans lesquels elles s’exercent ou qu’elles utilisent. Je prends souvent l’exemple de l’estuaire de la Loire, qui est à la fois le cœur économique de la région, et son poumon environnemental. Il n’est bien évidemment pas question d’y éliminer les activités industriels, de pointe pour beaucoup d’entre elles, qui s’y trouvent ; par contre, il n’est pas question non plus que ces activités portent atteinte à ce patrimoine naturel exceptionnel, reconnu d’importance internationale.
Une collectivité locale ne peut pas s’abstenir de s’interroger sur les conséquences de ses actions, notamment en ce qui concerne l’intégration d’une vision à long terme de ces conséquences, notamment pour les bénéficiaires de nos politiques. Je parle régulièrement de l’internalisation des coûts externes : nous devons, notamment, intégrer la dimension des coûts de fonctionnement des équipements dont nous accompagnons l’investissement. A titre d’exemple, l’installation du chauffage électrique coûte moins cher, dans la construction de logements, notamment sociaux, que l’installation d’autres énergies de chauffage ; par contre, son utilisation est plus chère pour ceux qui vont l’utiliser. Au-delà de la problématique environnementale posée par ce choix, on voit bien qu’en raisonnant à court terme, on perd le sens des objectifs de l’action publique, et qu’on ne répond pas aux attentes de nos concitoyens.
Je pourrais continuer longtemps sur ce thème du développement durable, qui me tient à cœur depuis longtemps. Au-delà du contenu de ce concept, je crois beaucoup au rôle des pouvoirs locaux pour en faciliter la mise en œuvre, dont l’objectif principal est bien la réduction des inégalités. En ce sens, la démocratie participative qui accompagne l’action des collectivités locales, présentée comme une composante indispensable d’une démarche de développement durable, trouve effectivement sa raison d’être, car elle respecte les citoyens. C’est bien le sens de l’action régionale que j’essaie d’impulser au quotidien, pour une région juste, attentive, et tournée vers l’avenir.

13.06.2008

Monique Rabin, une élue engagée pour sa commune

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J’ai eu le plaisir d’être reçu hier par Monique Rabin, conseillère régionale, maire de Saint-Philbert de Grandlieu dans sa commune. Un réel plaisir parce qu’il est agréable de voir combien des élus impliqués dans leurs délégations régionales, en l’occurrence la mobilité et les relations économiques à l’international, s’engagent totalement dans le développement de commune périurbaine ou rurale.
J’ai ainsi pu apprécier combien son implication et notre politique à l’international avaient permis à des entreprises d’aller vers de nouveaux marchés tout en consolidant leur implantation locales. J’ai pu juger aussi de l’efficacité de nos dispositifs d’accompagnement des entreprises et des territoires pour permettre d’assurer leur développement en soutenant l’expansion de zones industrielles comme celle de Tournebride. Monique Rabin doit faire face à une réélection le 29 juin prochain suite à l’annulation du dernier scrutin pour des irrégularités (les bulletins blancs n’ayant pas été tous signés) commises par des assesseurs désignés par la liste adverse. J’ai vu combien le projet qu’elle portait inscrivait cette commune dans une dynamique d’ouverture sur son territoire et de service aux personnes : de la petite enfance aux personnes âgées, du développement économique à la vie culturelle dans cette ville qui a la chance de disposer d’un lieu aussi exceptionnel que l’abbatiale carolingienne Saint-Philibert.
Les projets de la nouvelle municipalité pour cette commune, qui ne demande qu’à respirer, ne manquent pas. L’investissement d’un maire au sein de collectivités partenaires pour défendre ses projets est souvent un élément clé. Elle mérite la confiance de ses concitoyens, et je suis sûr qu'il la reconduiront le 29 juin prochain. Toutes les informations sur sa campagne sur http://saint-philbert-avenir.over-blog.fr/

09.06.2008

Aux côtés des initiatives et projets des acteurs locaux de la Mayenne

Vendredi dernier, j’ai passé, une nouvelle fois, la journée en Mayenne. Ceux qui ont pu m’accuser de délaisser ce territoire de la Région vont devoir tout stopper, car je m’y rends, depuis 4 ans, très régulièrement, et rarement les mains vides ! Vendredi dernier, je suis ainsi arrivé avec pas moins de près de 150 M € de financements  régionaux pour les infrastructures de déplacement en Mayenne.
J’ai ainsi signé un Protocole avec Jean Arthuis, Président du Conseil Général de la Mayenne de désenclavement urbain et rural des territoires, dont la Mayenne est aujourd'hui seule à bénéficier dans la région. La Région y investira près de 48 M €, sur la période 2008-2013 pour les infrastructures routières. Avant cette signature, Jean Arthuis m’a proposé de réfléchir à une rationalisation de nos financements respectifs, notamment pour un certain nombre de financements croisés entre nos collectivités, sur des sujets qui ne sont pas forcément de nos compétences. Lorsque je lui ai proposé, sous forme de boutade, d’annuler l’investissement important du Conseil Régional sur les routes, qui sont désormais de compétence départementale, il m’a répondu que la problématique n’était pas la même !
Pour être plus sérieux, c’est, en effet, bien le sens de l’engagement de la Région pour des politiques solidaires et adaptées aux spécificités territoriales que d’accompagner les infrastructures routières en Mayenne. Si notre cœur de compétences concerne les transports collectifs, et notamment ferroviaires, il faut tenir compte du fait que la Mayenne est un département où il y a très peu d’infrastructures ferroviaires. C’est pourquoi il nous a semblé indispensable de renforcer le maillage routier en Mayenne, dans une logique d’accessibilité et de mise en relation des territoires de Mayenne avec l’ensemble de la Région.
J’ai profité de l’occasion pour annoncer que le Conseil Régional des Pays de la Loire avait fait le choix de prendre entièrement à sa charge les 100 M € nécessaires pour l’aménagement, dans sa partie ligérienne, de la ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, sans solliciter de participation financière de l’agglomération de Laval ou du Conseil Général de la Mayenne. Cette infrastructure bénéficiera quasi exclusivement, pour notre région, à l’agglomération de Laval et au département tout entier (22 minutes gagnées entre Paris et Laval, contre 4 minutes entre Paris et Nantes). Mon ami Guillaume Garot, Député-Maire de Laval et Président de Laval Agglomération, est particulièrement conscient de l’effort consenti en la matière par le Conseil Régional et de ce que cela représente, sur le fond et financièrement, pour Laval et la Mayenne. Il s’est exprimé en ce sens lors de la signature du Protocole dont je parlais plus haut. Jean Arthuis, un peu plus du bout des lèvres, a également reconnu l’importance de l’engagement régional.

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J’ai également participé, vendredi dernier, aux côtés de Guillaume Garot, à l’inauguration de la résidence sociale des Deux Rives, à Laval, à la réalisation de laquelle le Conseil Régional a contribué financièrement. J’ai eu l’honneur d’y rencontrer Raymond Aubrac, qui a accepté de donner son nom et celui de son épouse, Lucie, à cette résidence. Raymond Aubrac nous a, à cette occasion, donné une grande leçon d’intelligence, de solidarité et d’optimisme : citant Léon Blum  - « toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence » - il nous a encouragé à réaliser des opérations collectives comme cette résidence sociale, car elles permettent d’assurer la sécurité et la dignité indispensables à la vie humaine. Il a ainsi comparé ces initiatives (toutes proportions gardées bien évidemment) aux actions de la Résistance lors de la seconde Guerre Mondiale. Son intervention a été un moment très riche en émotions pour toutes celles et tous ceux qui étaient présents, de toutes générations.
J’ai enfin participé à l’inauguration de l’entreprise Solar Composites, à Meslay-du-Maine. J’ai félicité les acteurs économiques présents pour leur capacité entreprenariale. J’y ai expliqué mon projet de pôles de développement territorialisés, dans l’esprit des pôles de compétitivité, qui doivent participer d’une logique de rerelocalisation des activités industrielles et économiques et de valorisation des matières grises de nos territoires. Il s’agit d’identifier des lieux où sont mises en commun l’initiative et la performance économique, les connexions nécessaires avec les établissements de formation et de recherche, ainsi que les enjeux d’aménagement des territoires portés par les élus locaux. Le Conseil Régional est prêt à accompagner les initiatives en la matière.

06.06.2008

Une nouvelle interpellation du chef de l'Etat sur l'école

Nicolas Sarkozy est donc venu parler éducation hier à Saumur. je l'ai appris par la presse, et c'est donc tout naturellement que je lui ai fait savoir mon point de vue sur la question par la même voie. J'ai donc publié le billet ci-dessous dans Ouest-France, hier et aujourd'hui selon les éditions départementales. La régression en matière d'éducation est aujourd'hui la règle au sommet de l'Etat. La communauté éducative est sans voix devant les modification qu'on opère sans lui demander son avis. On a entendu parler des IUFM, ou de la fin des filières au lycée, mais savez-vous qu'aujourd'hui la loi permet de remettre en cause la mixité ? Non pas la mixité sociale, que l'abandon de la carte scolaire programme, mais bien la mixité entre garçons et filles. Une loi, votée le 15 mai, le permet dorénavant. On attend le retour de la blouse et des coups de règles. Je vous laisse découvrir cette tribune, et vous rappelle l'existence de la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, que j'avais rédigée en réaction à sa lettre aux éducateurs à la rentrée :

tribune.jpgRéforme de l’Education : faire avec tous, ou faire pour rien
Je m’étais adressé au Président de la République à la suite de sa lettre aux éducateurs en septembre dernier. Entre autres choses, je lui disais combien il était nécessaire, pour réformer l’Education Nationale, d’associer l’ensemble des acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants, mais également les jeunes eux-mêmes, le monde associatif ou encore les représentants des collectivités locales. En effet, les communes, les départements ou les régions contribuent à nourrir les projets éducatifs et financent bâtiments, équipements et dotations aux élèves, sans oublier l’intervention quotidienne de centaines de milliers de leurs agents qui travaillent dans les établissements. Difficile de faire sans elles, donc. La preuve en est : ce sont elles qu’on vient chercher sans leur avoir demandé leur avis pour assurer le service minimum dans les établissements !
Aujourd’hui, nous avons toutes les raisons d’être inquiets pour le devenir de l’école. Chaque jour, je suis interpellé par des habitants des Pays de la Loire sur des fermetures de classes, des suppressions de poste, l’abandon de la carte scolaire et par voie de conséquence de toute mixité sociale, et depuis hier sur une réforme du baccalauréat et du lycée imposée à l’ensemble des acteurs.
J’ai bien compris que Nicolas Sarkozy était contre la participation citoyenne. Pendant la campagne électorale de 2007, il avait qualifié la démocratie participative de « forme ultime de la démagogie ». Pour autant, il ne faut pas espérer mener une réforme d’une institution qui emploie 1.100.000 personnes et accueille 15.000.000 de jeunes sans associer leurs représentants à la démarche. Le plus beau projet de loi, le plus brillant décret, la plus fameuse circulaire, écrits sans concertation, rejoindront les tombereaux de textes de lois incompris qui n’ont jamais été appliqués.
Il faut cesser, comme se plaît à le faire ce gouvernement, de stigmatiser et de caricaturer les acteurs du monde éducatif. Je peux mesurer chaque jour leur volonté de faire évoluer l’Education Nationale en prenant pleinement leurs responsabilités. Dans les lycées des Pays de la Loire, nous avons ainsi pu conduire ensemble de nombreux projets en associant tout le monde, des rénovations des établissements aux actions éducatives en passant par la mise à disposition gratuite des livres scolaires.
En ce jour de déplacement présidentiel dans une école et un collège de Saumur, je veux donc lui transmettre ce message : Pour réussir vos réformes, faites les avec tous, ou faites les pour rien.

05.06.2008

Une coopération interrégionale d’action pour répondre aux besoins des habitants et des territoires

région_centre.jpgJ’ai participé mardi, avec mon collègue François Bonneau, Président du Conseil Régional Centre, à un séminaire interrégional dont l’objet était de faire le point sur l’ensemble des coopérations entre nos 2 régions. Nous avons à cette occasion signé un protocole de partenariat pour la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur des habitants et des usagers quotidiens des services publics régionaux
La coopération interrégionale n’est pas un long fleuve tranquille, même lorsqu’on partage, comme nos 2 régions, la Loire, patrimoine naturel et culturel d’exception, reconnu patrimoine commun de l’humanité. Comme pour la coopération intercommunale, la coopération interrégionale ne fonctionne que si existent une volonté d’actions communes, le respect des positions des uns et des autres, ainsi qu’une relation de confiance entre les équipes de nos régions, politiques et techniques. C’est le cas, en l’espèce, avec la Région Centre.
J’ai rappelé hier que les territoires administratifs dont nous avons la responsabilité ne sont que des outils pour l’action pour traiter les problèmes auxquels sont confrontés nos concitoyens. Si les limites administratives sont nécessaires pour gérer les politiques publiques, elles ne doivent pas devenir un handicap pour les personnes qui vivent sur nos territoires. Il est de notre responsabilité de chercher à dépasser ces limites pour répondre aux attentes de nos concitoyens.
Au-delà d’une nécessaire vision stratégique des thèmes abordés, qui participe de la dimension régionale, nous nous inscrivons bien, avec François Bonneau, ainsi qu’avec l’ensemble de nos collègues Vices-Présidents et Conseillers Régionaux, dans une logique d’action pour répondre aux besoins de la vie quotidienne de nos concitoyens, que ce soit dans le domaine des transports collectifs, de la formation professionnelle, de la culture du développement économique, de la santé : harmonisation du prix des abonnements TER domicile-travail sur les lignes interrégionales (Angers – Tours, Le Mans – Tours, Le Mans – Chartres, Nantes – Tours) ; réciprocité des aides pour la formation professionnelle (chaque stagiaire bénéficie des modalités de rémunération de la région d’accueil et les aides individuelles sont prises en charge par sa région d’origine) ; réciprocité des dispositifs d’accès des jeunes aux pratiques culturelles ; participation collective d’entreprises à des salons nationaux et internationaux ; soutien commun du développement du GIP Cancéropole Grand Ouest.
Tout en menant ces actions communes, je considère que ces coopérations interrégionales nous permettent, en parallèle, d’amplifier les spécificités propres à chacune de nos régions. Il ne s’agit donc pas de nous fondre les uns dans les autres en gommant nos différences, mais bien de mettre en valeur ce que nous partageons et ce qui nous différencie, dans un respect mutuel.
C’est, à mon sens, une preuve tout à la fois de réalisme et de courages politiques que de chercher à travailler ensemble
dans cette dimension interrégionale, pour les sujets qui le nécessitent. Ainsi, au moment où le fait régional est remis en cause par certains, les élus régionaux que nous sommes doivent prendre en compte cette nécessaire dimension interrégionale, ou alors nous ne remplissons pas correctement notre rôle.

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