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30.07.2008

Petit billet entre deux pauses

Après une première pause en famille cette fin de mois de juillet, et une semaine consacrée aux affaires courantes à la Région, je vais repartir vendredi pour quelques semaines. Le temps de se ressourcer, et de préparer la rentrée qui sera chargée.
Hier, j'ai eu l'occasion de signer à Rennes le protocole d’intention de financement de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne – Pays de la Loire avec l'Etat, Réseau ferré de France et la région Bretagne. Nous y participerons à hauteur de 100 millions d'Euros. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler, cet investissement profitera principalement à la Mayenne, mais il nous a semblé indispensable de le réaliser, sans même demander de participation aux départements et aux agglomérations, j'aime bien assumer mes responsabilités.
J'ai profité de l'occasion pour rappeler à Jean-Louis Borloo que depuis maintenant près de trois ans nous attendons que les services de son ministère (c'était déjà son ministère avant les présidentielles) veuille bien regarder notre projet d'établissement public foncier régional. A l'heure où l'Etat propose aux ménages modestes de s'endetter sur 40 ans pour acheter des maisons à au moins 40 km des villes centre (et leur demande dans le même temps, via l'ANPE, d'être mobile professionnellement, ce qui est est moins simple avec des traites sur le dos), j'oppose une autre solution : le logement social. Justement, nous voulons faire du logement social à travers cet établissement public foncier, et nous ne voyons rien venir de l'Etat. Ce n'est pas qu'il nous est refusé, il n'est tout bonnement pas examiné par les services du ministère... Affaire à suivre à la rentrée.
A la rentrée, je présiderai une table ronde aux journées de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains à la Rochelle, sur le thème du développement durable, puis je commencerai le marathon de la rentrée. En effet, en plus des visites traditionnelles de lycées dans chaque département, nous avons organisé cette année une rencontre dans chaque capitale départementale avec les nouveaux élus municipaux et départementaux de mars dernier, histoire de leur présenter l'action du Conseil régional.
Le dernier trimestre de 2008 sera consacré à une nouvelle étape de démocratie participative, et je me rendrai à cette occasion dans l'ensemble des bassins de vie de la Région (nous en avons dénombré 16 en tout) à la rencontre de la population. Comme vous le voyez, ces quelques jours de repos me seront bien nécessaires ! Bonnes vacances à ceux qui en prennent et à bientôt.

07.07.2008

Les Pays de la Loire ont célébré la libération d'Ingrid Bétancourt

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Ce matin, nous avons décroché la banderole que nous avions apposée sur le fronton de l'Hôtel de Région en mars 2005, à l'occasion du vote de notre premier budget. J'ai souhaité attendre ces quelques jours, de façon à pouvoir réunir autour de nous l'ensemble des formations politiques présentes à la Région. Voici le discours que j'ai prononcé en présence d'Isabelle Galant, présidente de l’Association Pays de la Loire et coordinatrice des comités de soutien et qui a pu accueillir Ingrid BETANCOURT vendredi après-midi à Paris et Madame Andrée Berthelot, Vice-présidente de la Fédération française des comités de soutien :

Monsieur le Président du CESR
Madame la Présidente de l’Association régionale de soutien à Ingrid BETANCOURT
Madame la Vice-présidente de la Fédération française des comités de soutien,
Mesdames et Messieurs,


23 Février 2002 - 2 juillet 2008 : Plus de 6 longues années d’une détention inacceptable, faite d’humiliations et de privations dans la jungle colombienne pour Ingrid BETANCOURT, femme de conviction, de courage et de vérité.

23 Février 2002 – 2 juillet 2008 : 6 années interminables de séparation avec ses proches, sa famille, ses enfants et son mari Juan-Carlos LECOMPTE que notre Assemblée régionale avait reçu le 18 mars 2005 lors de l’adoption du vœu demandant la libération d’Ingrid BETANCOURT et avec des moments d’émotion intense.

23 Février 2002 – 2 juillet 2008 : 6 longues années de mobilisation citoyenne et politique avec les phases d’espoir, les périodes d’inquiétudes, « le cynisme des ravisseurs », des initiatives fortes, d’autres plus modestes, mais toutes au service d’un idéal : le combat pour la liberté, pour toutes les libertés.

Je veux, à travers vous, Madame Isabelle GALANT, saluer l’extraordinaire mobilisation de votre association régionale, de ses 200 membres, des milliers de personnes qui se sont manifestées dans notre région pour entretenir la flamme de l’espoir et œuvrer d’une manière ou d’une autre pour lutter contre l’oubli et réveiller les consciences. 

Permettez-toi également de saluer notre collègue Yannick VAUGRENARD, qui ne peut être parmi nous aujourd’hui, et qui avait souhaité en mars 2005 marqué symboliquement le soutien du Conseil régional pour ce combat pour la libération des otages emprisonnés en Colombie mais aussi en Irak. L’unanimité avait bien évidemment prévalu sur les bancs de notre Assemblée et j’ai tenu à associer dans ce moment particulier les Présidents des groupes politiques à cette manifestation.

Les célébrations qui se multiplient depuis 4 jours à travers la France confirment cet élan populaire face à une situation qui nous a bouleversés

Ingrid BETANCOURT est plus que jamais un symbole pour la défense de valeurs fondamentales, la lutte contre les oppressions et les atteintes aux libertés essentielles.

Son retour à la liberté avec l’ensemble des autres prisonniers nous procurent une immense satisfaction. Sa dignité, sa lucidité, son exigence nous obligent plus encore pour être aux côtés de celles et ceux qui sont encore otages ou injustement emprisonnés.

Nous restons tout autant mobilisés et en colère contre toutes les injustices faites à travers le monde à l’encontre de celles et ceux qui défendent la liberté d’expression, aux personnes qui du fait de leur origine, de leur religion, ou de leur orientation sexuelle, sont victimes d’oppression, de ségrégation ou de folie meurtrière.  Là-bas et ici, il s’agit de combattre toutes les atteintes aux libertés individuelles.

Au nom des élus régionaux, au nom des habitants des Pays de la Loire, j’adresse à Ingrid BETANCOURT tous mes vœux de bonheur et de sérénité après ces épreuves et un très bon retour en France, aux côtés des siens. Nous aurons honneur à l’accueillir ici même, à Nantes, où en tout point du territoire régional si elle le souhaite.

Ingrid BETANCOURT, citoyenne d’honneur des Pays de la Loire, reprendra son combat et ses engagements, sa captivité ayant de toute évidence décuplée sa force de caractère. Nous lui souhaitons bonne chance et pleine réussite dans ces futurs combats.

En tout point de notre planète, la démocratie a aussi besoin de figures emblématique et de cette envergure pour faire avancer les luttes politiques et sociales, combattre toutes les violences et catalyser sur le plan international les résistances et les mobilisations populaires. Ingrid BETANCOURT est évidemment de cette lignée.

Mesdames et Messieurs, nous avons procédé tous ensemble à la dépose symbolique du portrait d’Ingrid BETANCOURT, qui après 6 ans et 5 mois de captivité retrouve la communauté de la liberté.

02.07.2008

700 M € pour le service public régional de transport collectif de voyageurs

J’ai participé hier, avec Guillaume Pepy, Président de la SNCF, qui nous a fait l’honneur de sa présence pour l’occasion, à la signature de la Convention 2008-2014 entre le Conseil Régional des Pays de la Loire et la SNCF (représentée par Jean-Christophe Archambault, son Directeur Régional). Cette convention concerne l’exploitation et le financement du service public régional de transport de voyageurs. Cette signature s’est tenue dans la gare de Clisson, 1ère gare régionale (c’est-à-dire en dehors des « grandes gares » des agglomérations de la région) en termes de fréquentation (40 circulations par jour, près de 9 000 montées et descentes par semaine, 24 % d’augmentation du trafic voyageurs).

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Au-delà des mots et du contenu techniques et financiers de cette convention, il s’agit bien,  pour le Conseil Régional comme pour la SNCF, d’améliorer le service public régional de transport de voyageurs et de répondre le mieux possible aux attentes des usagers. J’ai rappelé dans ce cadre qu’il s’agissait bien d’une véritable convention de partenariat : le Conseil Régional et la SNCF partagent les principes d’actions majeurs qui y sont inscrits : présence humaine dans les trains et dans les gares, continuité et qualité du service, accueil et information du public, gestion des situations perturbées.
Le Conseil Régional passe ainsi un véritable contrat de confiance avec l’entreprise publique SNCF. Si la rigueur, l’exigence et la transparence ont présidé à l’élaboration de cette convention, elles ont concerné tous les acteurs impliqués dans cette négociation « exigeante et juste » (je reprends ici les propos mêmes de Guillaume Pepy), qui s’est réalisée dans un esprit de fermeté et de respect.
Anticiper et imaginer les nouvelles réponses à apporter aux besoins de nos usagers, telle est notre volonté : faciliter l’accessibilité des transports régionaux et l’intermodalité avec les autres moyens de transports, faire des gares des lieux de services aux publics, proposer des tarifications simples et attractives, …. Nous devons également continuer à réfléchir sur l’amplification des interventions régionales pour un réseau efficace : réouvertures de lignes, extension de la démarche Tram-Train (initiée sur la ligne Nantes – Châteaubriant) à d’autres lignes, mise en œuvre du cadencement, …. Je souhaite notamment que nous entamions dès à présent les réflexions pour faire de la ligne Nantes – Clisson la 2ème ligne sur laquelle nous utiliserons du matériel Tram-Train.
J’ai confiance dans la capacité des responsables de la SNCF et des cheminots à s’adapter aux conditions et aux défis que se fixe leur autorité organisatrice, et ce afin de garantir la pérennité du service public du transport de voyageurs.
Je finirai par le rappel de l’engagement financier du Conseil Régional dans le cadre de cette convention avec la SNCF : 700 M € sur 7 ans. C’est encore une fois la preuve de l’utilité de l’impôt : en l’espèce, le service public de transport de voyageurs ne peut fonctionner que parce que la fiscalité locale en assure l’équilibre, à hauteur de 70 % (en clair, cela veut dire que les usagers ne « payent que » 30 % de ce que coûte leur voyage, le reste étant pris en charge par la collectivité publique).
Finalement, ce contrat illustre concrètement notre ambition pour le développement du mode ferroviaire et vient conforter les orientations et décisions politiques prises par la majorité régional depuis 4 ans en faveur du transport régional de voyageurs pour renforcer l’offre, mailler le territoire, défendre le pouvoir d’achat et assurer la qualité du service aux usagers.

01.07.2008

Des abeilles au SRADDT - se construire un avenir collectif

Dans la suite de la session des 26 et 27 juin derniers, au cours de laquelle nous avons approuvé les documents définitifs du SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) et du SRIT (Schéma Régional des Infrastructures et des Transports), j’ai eu l’occasion hier de revenir sur ma vision de ce que représente l’aménagement du territoire pour le Conseil Régional, et d’inaugurer une 1ère déclinaison de cette approche.

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En effet, j’ai, hier matin, participé à l’installation de 8 ruches – d’abeilles bretonnes ! – sur le toit de l’Hôtel de Région. Cela peut paraître anecdotique et pittoresque. Pourtant, l’avenir de la filière apicole doit nous interpeller sur au moins 4 réflexions : la sauvegarde de la biodiversité, l’évolution vers une agriculture et des modes de développement durables, la relation de l’homme à son environnement (qu’il soit urbain ou rural), et le bien-être, la santé, et la préservation d’une filière au nom de l’intérêt général.
Autant de thématiques abordées dans les grands défis pour tous nos territoires formalisés, en concertation avec les élus et acteurs de la région, dans le SRADDT. J’ai eu l’occasion d’y revenir plus en détail hier après-midi, à l’occasion d’un échange avec les représentants syndicaux de la CFDT, réunis en séminaire régional sur l’aménagement du territoire.
J’ai essayé de leur expliquer comment j’appréhende cette thématique particulièrement large, en posant tout d’abord la question de ce qu’est le territoire : de quel territoire parlons-nous ? Existe-t-il un territoire pertinent dans l’absolu ? Quels cercles existent autour des lieux de vie et des besoins à satisfaire pour nos concitoyens ? Face à ces questions, on constate à mon sens une distorsion, voire une opposition, de plus en plus grande entre les territoires de vie et l’organisation institutionnelle et politique.
J’ai précisé également comment il me parait nécessaire d’articuler l’aménagement du territoire régional, basé sur les grands projets d’infrastructures et d’équipements de dimension régionale, avec l’aménagement des territoires de la région, qui doit permettre de répondre de manière plus précise aux besoins et attentes de nos concitoyens. Il s’agit bien là de créer les conditions du « bien vivre ensemble », en facilitant l’accès à la connaissance, aux services publics et aux publics, aux activités économiques ... C’est le sens des Contrats Territoriaux Uniques, à propos desquels j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ce blog.
Je suis revenu plus en détail sur les 5 grands défis posés dans le SRADDT. Le 1er concerne le changement démographique (vieillissement et augmentation de la population de notre région), qui nous impose de réfléchir dès aujourd’hui aux moyens de faire face aux nouveaux besoins auxquels nous allons être confrontés. Augmenter le niveau de formation de tous et de chacun en instaurant le droit à la réussite constitue notre 2ème défi. Notre 3ème défi est de maintenir la bonne santé de l’industrie et de l’agriculture ligérienne, tout en intégrant de nouvelles formes de développement. Le défi d’une éco-région est notre 4ème enjeu : anticiper les évolutions, préparer les acteurs et les populations aux modifications nécessaires des pratiques, faire prendre à chacun ses responsabilités. Et, dernier défi : faire prendre toute sa place à notre Région, en Europe et dans le monde, en exportant l’esprit grand ouvert qui nous caractérise !
Donner corps à ces défis, les rendre compréhensibles par les acteurs et les populations, les traduire dans des actions concrètes, seront des défis encore plus complexes. C’est ce que nous tenterons de faire dans notre Agenda 21 Régional, Agenda pour l’Avenir, qui devra présenter le programme d’actions permettant de répondre, collectivement, à tous ces enjeux. C’est le sens du nouveau moment de débat avec les acteurs de la région que nous lancerons à l’automne prochain, sur lequel j’aurai l’occasion de revenir plus tard.

Un dernier mot : toutes mes félicitations aux habitants de Saint-Philbert de Grandlieu qui se sont choisis une très bonne maire lors d'une municipale partielle ce dimanche. Monique Rabin a un courage et une tenacité formidable, elle saura mener les affaires municipales avec le même brio qu'elle a eu pour se faire élire.

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