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17.11.2008

Mon communiqué après Reims

Voici le communiqué envoyé ce soir à la presse, à la suite du congrès du PS de Reims :

Présent à Reims, j’ai pu mesurer la brutalité sur la forme comme le peu de substance sur le fond du Tout Sauf Ségolène. Il ne peut pourtant en aucun cas représenter un programme pour la première force politique de la gauche. Le texte de Ségolène Royal a recueilli une majorité relative, mais ce qui s’est passé ce week-end montre qu’il n’y a pas de majorité d’idées alternative, puisqu’il n’y a pas eu de synthèse des courants minoritaires.
Dans ces conditions, j’en appelle à la responsabilité des militants socialistes et leur demande de voter massivement pour Ségolène Royal, qui incarne la position majoritaire et a su rassembler sur son nom voici seulement 18 mois 17 millions d’électeurs. Comme eux, je pense qu’elle représente une gauche moderne, ferme sur les valeurs, à l’écoute de la société. A ce titre elle saura réaliser les réformes nécessaires pour que nous soyons demain le grand parti dont la gauche à besoin, capable de s’opposer de façon audible à la politique de Nicolas Sarkozy et de préparer sereinement un autre projet pour la France.

08.11.2008

Après les congrès locaux du PS

J'ai déserté ce blog ces dernières semaines. Entre la crise financière, la session du Conseil régional, les assises régionales - nous en sommes à 7 débats territoriaux, 1 en Loire Atlantique, 1 en Maine et Loire, 1 en Mayenne, 2 en Sarthe et 2 en Vendée - et l'actualité régionale, dont l'inauguration du cyclotron à Saint-Herblain hier, peu de temps m'a été donné pour vous faire part de mes réflexions.
Il y a eu le congrès  du PS aussi. Je me suis exprimé plusieurs fois sur le décalage entre la situation du monde, où l'élection du nouveau président des Etats Unis fait office de rare lueur dans la grisaille, et nos débats pichrocolins. Peu de différences idéologiques, des différences de stratégies, voilà comment on pourrait résumer ce congrès. Je pense que c'est avant tout sur le terrain des idées, et de la clarification du message politique que nous devons proposer que les efforts auraient dû porter. La nécessité de donner des réponses aux besoins criants de la société prècède le fait de savoir comment on le fait, avec qui et dans quelles conditions. C'est pourquoi j'ai choisi de ne pas m'investir dans la campagne interne.
A l'avant veille du scrutin, un journaliste de Ouest-France m'a demandé vers qui se porterait mon suffrage. Je n'avais aucune raison de ne pas lui indiquer que mon choix se porterait sur la motion Collomb-Royal, par fidélité. J'observe qu'une majorité relative des militants du Parti Socialiste, tant nationalement que dans mon département, la Vendée, ont fait le même choix. Il appartient donc aux gagnants de construire autour d'eux des équipes prêtes à diriger notre formation politique, et à ceux qui n'ont pas gagné de prendre acte du vote des militants et de chercher également la voie de la reconstruction politique. Une longue, très longue période de 18 mois depuis les élections présidentielles va s'achever dans moins de deux semaines. Espèrons qu'elle ouvre une séquence où nous saurons être audibles.
Les occasions de s'opposer ne manquent pas : Education Nationale, politique de santé, réformes des institutions... Donnons nous les moyens de le faire correctement au Parti Socialiste