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04.12.2008

Un point d'étape sur les assises régionales

Quelques jours sont passés depuis la fin du Congrès de ma formation politique, qui a réussi à donner un spectacle assez peu râgoutant à la société française. Sifflets et quolibets à Reims, remise en cause des résultats des toute part dans la semaine qui a suivi : tout cela est bien navrant. Dans notre région, les responsables politiques socialistes, de toutes sensibilités ont appelé au calme à l'initiative conjointe de Jean-Marc Ayrault et de moi-même. A croire qu'il existe ici un micro-climat qui fait prendre leurs responsabilités aux socialistes. C'est peut être pour cela que la gauche progresse dans l'ouest, de façon continue, depuis plus de 30 ans.
Il existe un grand décalage entre tout cela et que je vis au quotidien dans l'exercice de mes responsabilités régionales. L'exemple le plus frappant nous est donné par les assises régionales, dont j'ai déjà parlé souvent ici. Alors que nous en sommes maintenant à peu près au milieu, un premier bilan de ce qui s’y passe et de ce qui s’y dit peut être tiré.

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Tout d’abord, on y ressent un intérêt certain des acteurs et des habitants de nos territoires pour l’action publique locale : lors de chaque réunion publique (9 jusqu’à présent), ce sont entre 150 à 400 personnes qui se déplacent chaque soir pour venir discuter avec les élus régionaux. Les attentes sont fortes quant à une action publique venant soutenir les initiatives diverses et variées. L’envie d’agir est là, de ne pas se laisser enfermer dans un état d’esprit anxiogène et de montrer les capacités des hommes et des femmes à réagir face à des situations parfois difficiles.
Ensuite, on observe des thèmes qui reviennent à chaque fois : la santé, les transports, l’environnement au sens large (ressources naturelles, énergies, …), les activités économiques, … Autant de thèmes pour lesquels je souhaite que notre collectivité se mettent en situation d'accompagner les démarches intéressantes et innovantes que je découvre sur tous les territoires de la région.
La qualité des travaux et réflexions menées par les Conseils de Développement (qui regroupent les acteurs locaux qui agissent, sur les territoires, aux côtés des élus), auxquels j’ai voulu donner un rôle privilégié dans l’organisation des débats, me renforce par ailleurs dans le credo qu’on est toujours plus intelligent à plusieurs, et qu’il est indispensable, pour les élus que nous sommes, de faire appel à toutes les compétences pour l’élaboration des politiques publiques.
Sans préjuger d’ores et déjà du contenu de l’Agenda 21 Régional, sur lequel réfléchissent par ailleurs les élus et les services du Conseil Régional, je pense quant à moi que certaines lignes de force se dessinent.
Tout d’abord, le Conseil Régional doit renforcer son rôle d’assembleur et de facilitateur des initiatives, et venir en soutien aux expérimentations qui s’inscrivent dans l’esprit du développement durable.
Je considère également que l’institution régionale doit avoir « l’esprit grand ouvert » quant à la conception et à la mise en œuvre des compétences dont elle assume la responsabilité : transports collectifs, action économique, environnement, santé, autant de thèmes qui nécessitent, je le pense, que nous revisitions, parfois, la façon dont nous appréhendons nos compétences, pour mieux nous adapter aux attentes de nos concitoyens.
En fait, il s’agit bien pour nous de ne pas nous refermer sur nous-mêmes pour l’élaboration de notre programme d’actions développement durable. Dans la suite des travaux de l’équipe régionale depuis 2004, et dans un contexte où les ressources financières vont se raréfier, nous devons saisir le développement durable comme une chance de rebondir, et chercher à nous articuler avec les interventions des uns et des autres, dans l’objectif d’une plus grande efficacité, et d’un meilleur service aux publics. J’espère que nous y arriverons !