10.05.2008
France Champignon : tirer les leçons d’une visite
Il est parfois des crises qui ont des vertus salutaires. Celle traversait il y a encore quelques mois par l’entreprise du Saumurois France Champignon est à ce titre très instructive sur la capacité de rebond d’un des fleurons méconnus de l’industrie agroalimentaire régionale et nationale, n°1 mondial de la filière champignon.
Nécessitant en son temps une mobilisation collective avec le soutien financier conséquent de la Région, France Champignon, sous l’impulsion de son PDG et d’une équipe motivée et pleine d’ambition, semble maintenant remis sur de bons rails. La collectivité régionale, chef de file du développement économique sur le territoire, avait répondu présente et peut aujourd’hui y voir des signes de satisfaction quant aux résultats de son accompagnement.
Au cours de ma visite du site de la Tourte à Longué-Jumelles, j’ai pu ainsi constater que les perspectives sont désormais plus optimistes et le groupe souhaite maintenant franchir de nouvelles étapes dans la politique de redressement de l’entreprise. Il s’agit bien évidemment de l’innovation-recherche, de la mise en place de nouveaux process industriels ou bien encore de la conquête de nouveaux marchés notamment à l’étranger. France Champignon s’inscrit aujourd’hui dans ce mouvement et cela est satisfaisant pour l’économie et l’emploi régional, mais aussi pour le Saumurois. En mobilisant ses dispositifs d’accompagnement des entreprises, la Région sera assurément aux côtés de cet acteur majeur pour maintenir la tradition du champignon en Pays de la Loire.
Ce cas d’école renforce, dans un contexte où mondialisation rime parfois avec délocalisation, ma réflexion sur les actions de terrain qui permettent d’assurer un plus fort ancrage et une relocalisation des activités. Trop nombreux sont en effet les entreprises, les centres de recherche et développement, les établissements de formation, qui sur un même territoire, ignorent leur capacité à créer ensemble de la valeur ajoutée en agrégeant leurs compétences ou en échangeant leur savoir-faire.
Après le lancement de la dynamique de filières et ses différents succès (création du Technocampus Emc²), je vois un intérêt à décliner sur les territoires la création de sorte « pôles de compétences », de « mini-Technocampus » qui mettraient en réseau sur un même territoire différents acteurs pour créer des synergies d’actions, au service de petites structures (micro entreprises, artisanat…) et renforcer ainsi l’emploi et la compétitivité sur les territoires.
Voilà quelques réflexions et pistes qu’il me semble important d’approfondir pour préparer l’avenir et c’est dans cette perspective volontariste que s’inscrit résolument la Région. A l’heure où le Gouvernement par son inaction criante met en danger la pérennité de la construction navale (voir la note d'hier), notre détermination à défendre et développer l’outil économique régional n’en est que plus renforcée.
08:50 Publié dans En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france champignon, économie, mondialisation
06.05.2008
La première pierre du Lycée Tabarly est posée
Lundi 5 mai, çà y est : la 1° pierre du futur nouveau Lycée Tabarly, en Pays des Olonnes, est enfin posée.
J’éprouve, en écrivant cas quelques mots, une énorme satisfaction d’avoir vu ce dossier sortir de terre.
Ce lycée professionnel « de la réussite » est avant tout une prouesse technologique. Vaisseau amiral de l’éducation, ce lycée sera entièrement réalisé selon les normes de Haute Qualité Environnementale.
Mais il est aussi, bien sûr, un lycée avec un projet éducatif particulièrement ouvert sur le monde extérieur, de nouvelles formations adaptées au tissu économique régional. Questions formations, du CAP au Bac pro, il y sera question de plasturgie et de matériaux composites, ainsi que des formations liées au nautisme. cela s’imposait sur ce territoire !
Ajoutez à cela un BEP bois et matériaux ainsi qu’un BTS en Techniques de commercialisation.
J’ai même proposé que l’on y crée une formation en matière d’énergie renouvelable, notamment éolienne. Çà a du sens, non ?
Il est enfin un lycée « nouvelle génération » qui s’inscrit dans notre volonté d’accueillir des adultes dans le cadre de la formation tout au long de la vie.
Enfin, il permettra également l’accueil d’apprentis, de saisonniers, de stages grâce à son internat et sa restauration ouverts en dehors des périodes scolaires.
Vous l’aurez compris, c’est bien d’un lycée « nouvelle génération », innovant et résolument moderne que nous venons, aux côtés des élus locaux et régionaux,en compagnie du Recteur de l’académie, de mettre sur les rails, pour une ouverture en septembre 2009.
Cette 1° pierre là, sous un soleil rayonnant, était particulièrement agréable à poser. Et je peux vous affirmer que tous les participants arboraient le même sourire de satisfaction.
19:55 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lycées, éducation
13.04.2008
Pollution de l’estuaire : un procès pénal à venir
Jeudi 10 avril se tenait la réunion d’AIOLS, que j’annonçais la semaine dernière, avec l’ensemble des collectivités locales et acteurs associatifs impliqués dans la gestion du suivi des conséquences de la pollution de l’estuaire causée par la rupture d’une canalisation de la raffinerie TOTAL de Donges.
Au-delà d’un simple compte-rendu de cette réunion, où il m’a semblé que la plupart des élus locaux sont d’accord pour envisager une action judiciaire partagée, je souhaite ici livrer les réflexions que ce qui s’est passé ces dernières semaines dans l’estuaire de la Loire m’inspirent.
Sur la question de la responsabilité : aujourd’hui, TOTAL assume pleinement la responsabilité de la pollution (tout au moins pour ce qui est de TOTAL France – ce n’est pas le cas de TOTAL SA), ce qui rend la situation différente de celle de l’Erika sur ce point. Il me semble quand même que la question de l’existence d’une chaîne de responsabilité, dans laquelle chaque acteur doit prendre sa part, reste posée : quelles responsabilités des acteurs industriels dans l’aménagement de leurs équipements, des acteurs chargés de la maintenance des équipements industriels, des acteurs chargés du contrôle des installations classées ? En ce sens, cette pollution de l’estuaire n’est finalement pas si différente de la situation de l’Erika.
Sur le rôle de TOTAL : si les responsables de TOTAL semblent montrer une relative bonne volonté à participer à l’ensemble des opérations de gestion de la pollution, on peut considérer que c’est le moins qu’ils puissent faire dans la mesure où ils sont responsables de la pollution. On peut par ailleurs se demander si les responsabilités nécessaires ont été prises pour dimensionner la maintenance et la surveillance à la dimension de la réalité des équipements industriels en cause. Une manière de montrer sa bonne volonté pourrait par exemple être pour TOTAL d’ouvrir un compte auprès de la Trésorerie Générale afin que l’indemnisation, notamment des acteurs économiques empêchés aujourd’hui d’exercer leurs métiers (pêcheurs et agriculteurs), puisse se faire le plus rapidement possible.
Sur l’intérêt de la mise en œuvre d’une observation scientifique régulière de la biodiversité de nos territoires : je parle de cette question depuis quelques temps déjà, cela me parait tout particulièrement nécessaire sur les espaces dont nous connaissons la qualité exceptionnelle, comme c’est le cas pour l’estuaire de la Loire. Cela doit nous permettre de définir sa juste valeur à ce patrimoine naturel commun, valeur qui dépasse le simple coût du nettoyage d’une pollution. Je proposerai aux collectivités et associations membres d’AIOLS que notre association coordonne la réflexion sur ce sujet.
Suite à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Saint-Nazaire sur la pollution de l’estuaire, il n’y a plus d’incertitude désormais sur l’éventualité d’un procès pénal. Je ne doute pas que nous réussirons, comme pour le procès Erika, à mettre en œuvre une action judiciaire commune, pour continuer à porter la reconnaissance nécessaire du préjudice écologique. Si j’ai toujours assumé mon discours sur la vocation portuaire et industrielle de l’estuaire, je considère néanmoins que le maintien de l’activité industrielle ne doit pas se faire dans n’importes quelles conditions. Le Conseil Régional des Pays de la Loire est prêt à prendre toute sa place dans une action judiciaire qui pourra permettre de continuer à faire évoluer les prises de responsabilité des uns et des autres.
08:51 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toal, estuaire, loire, pollution
04.04.2008
La pollution dans l'estuaire s'étend
La pollution au fuel lourd, en provenance de la raffinerie TOTAL de Donges, de l’estuaire de la Loire, que j’ai pu moi-même constater sur place, dès le lendemain (lundi 17 mars dernier) nous rappelle de mauvais souvenirs. Elle s’étend de jour en jour, atteignant même aujourd’hui les communes de l’Ile de Ré. La grande marée annoncée pour les jours à venir ne va pas améliorer la situation.
Il y a un an, nos collectivités locales étaient déjà mobilisées pour la reconnaissance du préjudice écologique causé à nos territoires par le naufrage de l’Erika.
Nous voici à nouveau réunis ces derniers jours, tout d’abord, et c’est le plus urgent, pour gérer les conséquences de cette pollution et tenter d’en limiter l’extension. Les sapeurs-pompiers du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Loire-Atlantique et les services de la sécurité civile sont exemplaires dans ce travail.
Parallèlement, il ne faut pas, à mon sens, négliger les éventuelles suites judiciaires à mener pour, au-delà de la reconnaissance de la responsabilité de l’auteur de la pollution (TOTAL n’a d’ailleurs, cette fois, pas nié sa responsabilité), faire en sorte que soit reconnu, à nouveau, le préjudice écologique subi par nos territoires : la zone de l’estuaire est reconnue « zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique », label réglementaire dont l’objectif est d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation.
Le Conseil Régional est bien évidemment prêt à prendre sa place dans cette reconnaissance, tout comme l’année dernière dans le cadre du procès de l’Erika, il avait obtenu une véritable avancée : la 1ère reconnaissance juridique du préjudice écologique. La semaine prochaine, se tiendra une réunion d’AIOLS (Association Interrégionale Ouest Littoral Solidaire, créée à l’occasion du naufrage de l’Erika, que je préside actuellement et qui a initié la stratégie juridique suivie par un certain nombre de collectivités locales lors du procès Erika) : nous ferons le point sur les différentes alternatives qui existent aujourd’hui en matière d’action en justice face à cette nouvelle pollution ; nous échangerons entre l’ensemble des participants sur les actions d’ores et déjà intentées ou en projet afin de mutualiser également ces informations ; nous examinerons l’hypothèse d’une coordination des actions permettant le cas échéant d’accroître l’efficacité des procédures engagées et le partage des coûts.
Au-delà de la communication du Gouvernement sur cette pollution il y a 3 semaines, nous sommes toujours dans l’attente d’une action des services de l’Etat pour revoir les modalités de contrôle du fonctionnement des installations classées, dont on a eu, il y a 3 semaines, la preuve qu’elles n’étaient pas efficaces. A contrario, et sans effets de manches de notre part, nos collectivités locales sont à pied d’œuvre pour gérer la crise (pour celles qui sont directement touchées) et accompagner les actions nécessaires à la réparation des dommages causés (le Conseil Général de Loire-Atlantique a proposé, notamment aux acteurs économiques, d’être un relais financier, si cela était nécessaire ; le Conseil Régional se positionne quant à lui plutôt sur les possibles actions en justice).

A mon sens, la communication, si elle est nécessaire, doit suivre l’action, et non pas la précéder. C’est ce que nous tentons collectivement de faire.
16:12 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : estuaire, total, pollution
14.03.2008
A propos des législatives partielles en Sud Vendée
L'Article L157 du Code électoral précise que :"les déclarations de candidatures doivent être déposées, en double exemplaire, à la préfecture au plus tard à 18 heures le quatrième vendredi précédant le jour du scrutin.". Cela explique qu'aujourd'hui soit le dernier jour pour déposer une candidature à la législative partielle de la cinquième circonscription de Vendée, puisque le premier tour aura lieu le 6 avril.
Par contre, rien n'imposait de convoquer si vite les électeurs. La Loi précise qu'après invalidation, le scrutin doit avoir lieu dans les trois mois, soit avant le début mai. En effet, Joël Sarlot a été invalidé début février pour méconnaissance de la législation sur le financement en période électorale. Il s'agit donc d'un choix du ministère de l'intérieur, celui de brouiller les cartes entre législatives, municipales et cantonales.
Je ne pouvais pas accepter - même si elles m'ont honoré - les sollicitations qui m'ont été faites pour porter les couleurs de la gauche dans cette circonscription. Ma circonscription, celle qui m'a élu, ce sont les Pays de la Loire, qui comptent en tout 30 députés. Et, je l'avait dit dès le soir de la victoire de 2004, je veux être un président à plein temps. De plus, je viens d'être élu sur la liste de Pierre Régnault à La Roche sur Yon. Mes attaches sont là.
Cela n'empêche pas de ma part une attention soutenue pour ce territoire qui va de la baie de l'Aiguillon au sud du bocage en passant par le marais Poitevin. Depuis le début du mandat, la Région a beaucoup investi, comme je le rappelle dans la lettre ouverte aux habitants du sud Vendée que j'ai écrit cette semaine. Transports ferroviaires, autouroute, environnement, financement des services publics locaux : nul doute, la Région s'occupe du Sud Vendée.
Et bien sûr, la gauche a su se doter de candidats de qualité : Daniel David, qui a été réélu maire dimanche et avec qui j'ai siégé au Conseil régional de nombreuses années - je connais son sérieux, son application, et la force de ses convictions - et Mado Coirier, élue de la majorité de gauche du Conseil régional, en charge du dossier des formations sanitaires et sociales dans la commission formation. L'un est socialiste, l'autre est verte, les deux vivent dans la circonscription, sont extrèmement compétents, et s'opposent farouchement à la politique conduite par le Président de la République et le gouvernement de François Fillon.
Une campagne s'achève demain soir, où la gauche va remporter les élections municipales. Une autre commence lundi en Sud Vendée. Je serai aux côtés de Daniel David et de Mado Coirier pour donner le choix aux vendéens de se doter, comme cela a été le cas avec Pierre Métais voici quelques années, d'un député de gauche au mois d'Avril prochain.
En attendant, votez, et faites voter pour les candidats et les listes de gauches aux élections municipales et cantonales dimanche !
13:51 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : daniel david, sud-vendée, marais poitevin, législative partielle
22.02.2008
La réhabilitation du marais poitevin victime de la realpolitik gouvernementale
Jusqu'ici, la procédure de labellisation du Marais Poitevin suivait son cours :
-des réunions publiques de concertation avaient eu lieu,
-une enquête publique avait abouti sur un avis favorable et sans réserve de la commission d'enquête,
-les 2 régions, 2 départements sur 3 (les deux régions gérées par la gauche, les deux départements par l'UMP), une majorité des communes concernées, de toutes sensibilités, avaient voté pour la charte,
-nous étions en attente de l'avis du Conseil National de Protection de la Nature, organisme d'Etat, et de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux, qui regroupe des élus des parcs de toute la France.
Seul le Département de la Vendée, entraînant dans son sillage des conseils municipaux avec lequel il entretient des relations soutenues, s'était prononcé contre. A mon avis pour des raisons essentiellement de politique politicienne, le projet de parc poursuivant des objectifs sensiblement proches de ceux défendus par ses responsables avant les élections de 2004 et l'arrivée de la gauche dans les Régions.
Coup de théâtre cette semaine, le ministre de l’écologie décide unilatéralement de jeter aux orties des années de travail et de concertation, au mépris de la procédure engagée, en stoppant purement et simplement le processus. En a-t-il le droit ? La justice le dira. Mais dans longtemps, et le temps presse.
En effet, c’est en échange de la promesse de la reconquête du label que la commission européenne avait suspendu son amende de 150.000€ par jour pour non respect de la directive « oiseaux ». Il est permis de penser que cette décision incompréhensible lève cette suspension d'une décision de 1999. En outre, depuis un jugement du 31 janvier 2008, la qualité de l’eau potable dans les départements des Deux-Sèvres, de la Charente Maritime et de la Vendée fait porter une menace du même ordre sur l’Etat Français.
A quelques semaines d'une législative partielle sur ce territoire, je ne peux en tout cas analyser cette décision inique que comme un cadeau de bienvenue à Philippe de Villiers au sein de la majorité nationale. Oubliées les querelles, envolés les désaccords ou les scrupules, François Fillon exporte au gouvernement le modèle qu'il a bâti en 1998 en Pays de la Loire : l'alliance de la droite et de la droite extrême. L'étape suivante sera, si l'on en croit les rédactions, son entrée dans le gouvernement. Si tel était le cas, à la place des ministres d'ouvertures, je sais ce que je ferais. S'ils ne le savent pas, je tiens à leur disposition un document réalisé en 2002 où j'avais mis les unes en face des autres les propositions de Philippe de Villiers et celle de Jean-Marie Le Pen sur la famille, sur l'immigration, la souveraineté, etc. C'est très instructif.
Le coût de ce cadeau de bienvenue sera à la charge des français et il risque d’être salé : salé comme le montant des amendes auxquelles il nous expose, mais aussi salé aux nitrates, comme ceux contenus dans l'eau potable dans le Marais Poitevin, alors que le projet de Parc Naturel échafaudait des solutions pour retrouver une qualité de l’eau.
Si la mascarade du Grenelle de l’Environnement avait abusé un instant un défenseur de la nature, cette décision montre la réalité de ce gouvernement : il est du côté des pollueurs, pour peu que ses intérêts politiques l’y poussent.
Crédit photo : médiathèque européenne
11:40 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marais poitevin, villiers, fillon
16.02.2008
La Vendée, ses plages et ses moeurs politiques
J’étais vendredi en déplacement en Vendée, où j’ai été soutenir Jacques Fraisse – maire de Saint-Hilaire-de-Riez – pour sa campagne des élections municipales, avant d’aller signer, avec Jean-Claude Merceron, Président du Pays Mer et Vie, le Contrat Territorial Unique (CTU) de ce territoire.
J’ai tout d’abord visité avec Jacques Fraisse la gare de Saint-Hilaire-de-Riez, et nous avons ainsi pu faire le point sur les engagements du Conseil régional pour la rénovation de la voie ferrée qui relie cette commune à l’agglomération nantaise. Ce ne sont pas moins de 51 M € que la Région investit pour cette opération, qui doit permettre un gain de temps sur l’ensemble du parcours, et permettre d’augmenter le nombre de circulations.
Lors de la signature du CTU, j’ai ensuite pu, une nouvelle fois, vérifier l’intérêt – et la validité – de cette politique régionale de soutien aux initiatives des élus locaux que j’ai voulu mettre en place il y a près de 4 ans maintenant, et dont je réaffirme régulièrement les objectifs politiques : zones artisanales et d’activités, travaux de défense contre la mer, espaces multi-accueil pour les jeunes enfants, réaménagement d’un « spot » de surf, … Autant de projets qui ne pouvaient être portés que par les élus de ce territoire, et pas depuis la « fenêtre » du Conseil Régional, pour répondre le mieux possible aux besoins et aux attentes des habitants en termes de services au public et de proximité. Le Conseil régional des Pays de la Loire participe ainsi à hauteur d’1.9 M € à l’ensemble des projets inscrits par les élus locaux dans le CTU du Pays Mer et Vie (soit 22 % de l’enveloppe globale des projets). Je considère donc que le Conseil Régional est bien dans son rôle d’aide à l’aménagement des territoires quand il accompagne les choix des élus locaux, qui plus est lorsque ces choix sont discutés avec les acteurs des territoires.
J’ai profité de cette journée en Vendée pour répondre aux attaques dont j’ai pu faire l’objet de la part du Président du Conseil Général de la Vendée à l’occasion de la session budgétaire qui s’est tenue la veille. Au-delà de la publicité que veut bien m’accorder Philippe de Villiers, j’ai eu l’occasion de préciser les positions du Conseil régional sur chacun des thèmes abordés. J’ai notamment pu rappeler que si inaction il y avait, elle venait bien à titre principal de l’Etat, et pas de l’institution régionale : Etablissement Public Foncier Régional (EPFR), nouveau pont sur la Loire, labellisation du Marais Poitevin, … autant de sujets pour lesquels nous avons saisis officiellement l’Etat (avec, comme pour l’EPFR, un avis positif des services déconcentrés de l’Etat en région), et pour lesquels nous attendons toujours une réponse. Et autant de sujets pour lesquels le Conseil général de la Vendée est partie prenante, et pas toujours, à mon sens, à hauteur des interpellations publiques qui sont faites. Rideau de fumée, panique avant une séquence électorale difficile, contre-attaque préventive alors que se multiplient les dossiers où nous sommes en contentieux ? L’avenir nous le dira.
15:20 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saint-hilaire de riez, jacques fraisse, mer et vie, philippe de villiers
05.02.2008
Le Pays de la Vallée du Loir a son Contrat Territorial Unique
J’étais vendredi dernier dans la Sarthe, pour signer, avec Guy-Michel Chauveau, Président du Pays, le Contrat Territorial UNique (CTU) du Pays de la Vallée du Loir, et faire un tour général sur les politiques publiques régionales à l’œuvre sur ce territoire pour répondre aux besoins de ses 72 000 habitants. Ce sont ainsi 6.9 M € que le Conseil Régional investit sur ce territoire au titre du CTU, auxquels il faut rajouter les financements régionaux pour les autres politiques publiques concernées, soit un total de plus de 8 M € par lesquels le Conseil Régional des Pays de la Loire apporte sa contribution au développement de ce territoire.
J’ai commencé la journée en visitant l’entreprise Impress(qui fabrique et commercialise des boîtes de conditionnement), qui fait partie d’un groupe dont les activités sont réparties sur 40 sites localisés dans 15 pays dans le monde. J’y ai notamment visité le centre de Recherche – Développement (le laboratoire central du groupe). J’ai annoncé à cette occasion mon souhait de voir le soutien régional à ce Centre de Recherche renforcé (500 000 € jusqu’à présent), en lien notamment avec les réflexions que nous menons actuellement sur la gestion des déchets dans le cadre de l’élaboration du Plan Régional d’Elimination des Déchets Dangereux. Il me semble en effet qu’on ne peut pas déconnecter les réflexions sur le développement économique de celles sur la préservation des ressources et des milieux naturels.
J’ai ensuite visité l’Ecole d’infirmières et d’aides soignantes de Luché-Pringé, qui propose 65 places en formation. Le Conseil Régional accompagne le fonctionnement de cette école à hauteur de 715 000 €. J’ai déjà expliqué ici les compétences du Conseil Régional, ainsi que les orientations politiques retenues par notre majorité, en matière de formations sanitaires et sociales. J’ai notamment rappelé ce vendredi que les élus du Conseil Régional venaient de valider, à l’occasion du vote du Budget 2008, la gratuité des formations d’aides-soignants.
Cet investissement régional s’accompagne, sur le Pays de la Vallée du Loir, d’un soutien complémentaire à la mise en place de maisons de santé sur le territoire, afin d’y favoriser le maintien des professionnels de santé. Nous avons à cette occasion visité la maison de santé de Luché Pringé, qui pourra ainsi accueillir des médecins généralistes, des dentistes, des infirmiers, des kinésithérapeutes, ainsi qu’un cabinet disponible pour la médecine du travail.
Le Pays de la Vallée du Loir nous a proposé 49 projets dans son CTU : zones d’activités, nouveaux équipements sportifs, culturels et sociaux, utilisation des énergies renouvelables, …. Autant de priorités locales définies par les élus du territoire. Comme j’ai déjà pu le rappeler lorsque je me suis déplacé avec Sophie Sarmito dans le Saumurois, je considère que le rôle du Conseil Régional est bien d’accompagner les élus locaux dans la réalisation des choix qu’ils font pour répondre aux besoins et aux attentes de leurs concitoyens, et non pas d’imposer des priorités d’en haut, qui ne correspondraient pas à la réalité des territoires. C’est le sens des propos que j’ai tenus à l’occasion de la signature officielle du CTU qui a clôturé cette journée dans la Sarthe.
15:18 Publié dans En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guy-michel chauveau, pays de la vallée du loir
31.01.2008
Avec Sophie Saramito à Montreuil Bellay
J’ai passé la journée d’hier dans le Maine-et-Loire, plus particulièrement dans le sud Saumurois, où ma collègue conseillère régionale Sophie Saramito m’avait invité à venir rencontrer les élus et les acteurs locaux du secteur.
J’apprécie toujours ces moments où je peux échanger avec les acteurs qui font les territoires : cela permettre de confronter ses politiques aux réalités du terrain, pour les adapter au besoin.
Ma visite dans le Saumurois m’a ainsi permis de compléter ma vision du Val de Loire. J’ai pu apprécier hier, la qualité, et la multitude, d’un petit patrimoine culturel disséminé sur l’ensemble de ce territoire. Ces petites cités de caractères, pour reprendre le nom du label de tourisme, constituent un atout de développement complémentaire à ceux des grands sites dont elles sont les voisines, et leur promotion touristique peut s'articuler avec elles.
J’ai également à nouveau pu constater la diversité des situations intercommunales : en l’espèce, une agglomération avec une ville-centre importante, insérée dans un territoire très largement rural, agricole et viticole ; une pratique de l’intercommunalité assez ancienne, où les « petits » maires sont conscients que, sans remettre en cause leur légitimité démocratique, c’est bien l’intercommunalité qui leur permet de continuer à agir pour améliorer la vie de leurs concitoyens. Cela me renforce dans le discours que je tiens sur les Contrats Territoriaux Uniques, et que j’ai rappelé à l’occasion du vote du budget régional pour 2008 la semaine dernière : ce sont bien aux élus locaux de décider des choix à faire pour l’aménagement de leurs territoires ; le Conseil Régional est, quant à lui, présent pour les accompagner dans la réalisation de ces choix, et il doit pour cela prendre en compte la réalité des « cultures » intercommunales des territoires. C’est également le respect de la légitimité démocratique des élus locaux qui est en jeu. J’ai coutume de dire qu’ « on a les élus qu’on mérite » ; les élections municipales à venir seront l’occasion, pour nos concitoyens, de dire à leurs élus locaux s’ils sont satisfaits des choix faits pour répondre à leurs attentes.
J’ai profité de la journée d’hier pour apporter mon soutien à Sophie Saramito, candidate aux élections cantonales, sur le secteur de Montreuil-Bellay, avec son suppléant Philippe Wadoux, entrepreneur touristique (par ailleurs plein d’entrain et en recherche permanente de qualité et d’innovation dans son activité professionnelle) ; tous les deux s’investissent, avec engagement et enthousiasme, pour porter les projets des acteurs (institutionnels, associatifs, individus) et pour donner vie aux initiatives locales à l’échelle du Conseil Général. Très investie sur ce territoire, Sophie Saramito bénéficie par ailleurs d’une vision globale, à la fois du territoire plus large du département du Maine-et-Loire, et de la région, ce qui lui permet de faire du lien avec d’autres initiatives ou projets, dans une vision du canton de Montreuil-Bellay pas seulement tourné sur lui-même. Elle s’inscrit également dans le projet global pour le département porté par tous les candidats de gauche aux élections cantonales, axé principalement sur les solidarités. J’ai toute confiance en Sophie Saramito pour représenter au mieux ses concitoyens au Conseil Général du Maine-et-Loire, et je leur souhaite bon courage pour leur campagne électorale qui sera, je l’espère, couronnée de succès !
09:34 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, saramito, saumur, territoires
25.01.2008
Le budget régional 2008 est voté

Hier et aujourd'hui, nous votions le budget 2008 de la Région des Pays de la Loire. 1,347 milliard d’euros en tout, en progression notamment des investissements : + 100 millions d'Euros ! Yannick Vaugrenard, le premier vice président de la Région et président de la commision des finances, et moi-même nous présentions donc sereins devant notre assemblée : première région de France pour les investissements, première pour la maitrise du fonctionnement, l'espace politique pour l'opposition pour critiquer notre travail était étroit. Je me suis en outre permis, dans mon discours d'ouverture, de lire à l'assemblée régionale le plaidoyer pro-région qu'Adrien Zeller, président UMP de la Région Alsace, nous avait donné à entendre en ouverture du congrès de l'ARF, qui au passage rétablit les faits quant à la responsabilité des Régions sur le niveau des impôts : "Les régions dont les ressources et dépenses représentent 1% de la dépense publique française, un des niveaux les plus faibles de toute l’Europe, ne peuvent être sérieusement rendues responsables ni du surendettement public, ni de la surfiscalité française."
L’opposition a d'ailleurs eu beaucoup de mal à s'opposer. A propos du montant du budget, elle a fait part de ses craintes devant un tel niveau d'investissement. Par contre, politique par politique, elle trouve que nous n'en faisons pas assez. Voilà somme toute une posture assez classique. Mais sur le fond, nous touchons ici une différence entre gauche et droite régionale : nous sommes persuadés que les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain, et même d'aujourd'hui lorsqu'il s'agit de construire, ici même, les infrastructures nécessaires à notre développement ou à notre qualité de vie. Nous voyons, modestement, un lien entre investissement régional et taux d'activité dans la Région, le plus élevé de France. Cela nous amène à maintenir ce cap des investissements, malgré le marasme, ou même pour contrebalancer le marasme économique actuel.
Autre angle d'attaque de l'opposition : nous ne faisons que continuer les projets qu'ils avaient initiés. Technocampus, ce serait eux ! La réouverture de la ligne Nantes Chateaubriant, aussi. Ils veulent bien nous laisser la gratuité des manuels scolaires, c'est toujours ça... Cette argumentation ne tient pas bien longtemps pour peu qu'on s'attache à y répondre, et je pourrais passer un à un les dossiers. Simplement et rapidement, entre évoquer la possibilité de lancer un projet et le réaliser, il y a une grande différence. Nous, nous mettons en oeuvre des politiques. Ainsi, le cylotron d'aujourd'hui n'a rien à voir avec ce qui était ébauché en 2004.
Cette fois-ci, par la voix du président du groupe UMP, Jean-Luc Harousseau, nous avons entendu un discours nouveau : "vous ne savez pas ce que nous aurions fait si nous avions été élus, donc vous ne pouvez pas vous prévaloir d'une différence entre ce que vous faites et ce que nous aurions fait". Effectivement, il n'a pas tort : pas plus nous que les électeurs de 2004 n'avaient compris son programme pour la Région. Peut-être est-ce d'ailleurs pour cela que c'est le nôtre qui s'applique aujourd'hui.
A la réflexion, l'opposition était clairement dans une position de retrait ces deux derniers jours. Elle a voté pour le logement social (tout en disant que ce n'est pas le rôle de la Région, les mal-logés apprécieront), pour la gratuité des formations sanitaires, la mesure phare du budget, pour notre participation au tramway d’Angers (je me dois à ce propos de décerner un mention spéciale à Hervé de Charrette, qui a loué très longuement la bonne gestion de la ville d’Angers en séance, et là c'est Christophe Béchu, le candidat UMP qui cherche à remplacer Jean-Claude Antonini, qui appréciera).
Elle s'est cependant opposé sur deux points, lorsque dans un voeu nous avons demandé à l'Etat d'assumer ses responsabilités en matière culturelle, en cessant son désengagement et lors du rapport créant la dotation régionale de solidarité communale, qui a vocation à aider les petites communes. Les acteurs culturels comme les élus locaux doivent le savoir.
Ce budget a été adopté par la majorité, avec abstention du groupe "UDF-Modem" et vote contre des élus de l'UMP encore présents.
21:00 Publié dans En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Budget, Pays de la Loire





