08.02.2007

La question de la jeunesse dans la campagne des présidentielles

Je coordonne pour l'Association des Régions de France la rédaction d'un manifeste des Régions pour la jeunesse, qui a pour but de présenter ce que nous sommes capables de faire pour redonner confiance en eux aux jeunes de notre pays.

La rédaction de ce manifeste a été décidée en décembre 2005, et nous a amené à organiser un colloque à Lille en juin 2006, puis des séminaires un peu partout en France depuis. Le dernier en date s'est déroulé à Limoges mercredi, et se consacrait à l'insertion professionnelle. Nous avons pu confronter nos points de vue avec les acteurs de l'éducation et de la formation, au premier rang des quels les organisations de jeunesse, mais aussi, les profs, les parents d'élèves, les associations et les fédérations d'éducation populaire.

C'est pourquoi j'attendais avec impatience le discours de Ségolène Royal à Grenoble la semaine passée sur cette question. Gilbert Roger, le maire de Bondy, a préparé le cadre de ce débat et nous avions eu l'occasion d'en discuter. J'en attendais donc du bien. Le résultat est là.

Il représente une nouveauté forte dans tout ce qui a pu être dit sur la question jusqu'ici. Résolument moderne, il correspond bien aux attentes des différents interlocuteurs que j'ai pu avoir sur cette question ces derniers mois, et va dans le même sens que ce que nous allons proposer d'ici quelques semaines au nom des Régions de France.

 

27.01.2007

Pourquoi je soutiens Ségolène Royal depuis longtemps

medium_image_blog_jauxiette_sroyal.jpgEn arrivant au pouvoir en 1981, la gauche a décidé d'ouvrir l'Ecole Nationale d'Administration à des personnalités de la société civile, associatifs, syndicalistes et aux élus locaux. En conséquence, elle a nommé des maires dans son Conseil d'administration. Ayant été désigné, j'ai été amené à avoir des contacts à l'Elysée avec une jeune conseillère du cabinet de François Mitterrand, Ségolène Royal qui y pilotait la modification de cette vénérable institution.
 
Par la suite, j'ai fait partie avec elle, au sein du Parti Socialiste, des "transcourants" du club Témoin, avec également François Hollande et Jean-Yves Le Drian, mon collègue de Bretagne. En février 2004, avec ce dernier, nous nous sommes retrouvés tous trois à La Rochelle, pour présenter notre programme de coopération interrégionale Bretagne, Pays de la Loire, Poitou Charente.
 
J'ai ressenti à ce moment plus encore qu'auparavant la force de ses convictions, et sa volonté de rénover les pratiques politiques de notre pays. Elle a porté cette campagne des Régionales, par le caractère symbolique de son combat dans le fief du premier ministre de Jacques Chirac. Par la suite, j'ai souvent eu l'occasion d'échanger avec elle sur la conduite de nos collectivités régionales, et sur d'autres sujets également. Son approche est radicalement nouvelle, et correspond, je le pense, aux besoins des temps présents. C'est donc tout naturellement que j'ai soutenu sa candidature à la candidature dès son annonce en 2005. Elle sera celle qui mènera la gauche à la victoire aux élections présidentielles, j'en ai la conviction.

04.01.2007

La victoire de 2004

medium_peur_de_l_avenir.2.jpg

Le dimanche 28 mars 2004, 762 462 électeurs ont porté leurs suffrages sur la liste que je conduisais, rassemblant le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, l’Association pour la Gauche Républicaine et le PRG. Avec 52,35% des voix, nous avons battu de près de 5 points une liste de droite issue de la fusion entre la liste de l'UMP et du MPF, menée par un candidat qui annonçait ne pas vouloir présider en cas de victoire, et celle de l'UDF menée par le président d'un conseil général qui se présentait en tête de liste dans un autre département.

Il y a eu incontestablement une vague rose, et si nous avons gagné ces élections, il faut bien dire que la droite s'est également mis en situation de les perdre.

Ce résultat, dans une Région qu'on donnait pour ingagnable - le Figaro avait titré à propos de cette confrontation : "Fillon sur un long fleuve tranquille" - nous donne des responsabilités fortes : celle de ne pas décevoir nos électeurs, mais aussi, peut être même surtout, celle de démontrer notre capacité à gérer une collectivité sereinement et efficacement. Si cette capacité ne nous est pas contestée dans les agglomérations, Jean-Marc AYRAULT à Nantes, Jean-Claude BOULARD au Mans, sans oublier mes collègues Joël BATTEUX à Saint-Nazaire et Jean-Claude ANTONINI à Angers l'ont largement démontré, des territoires entiers des Pays de la Loire sont des "terres de mission", qui n'ont jamais connu d'exécutif local de gauche.

Près de trois ans après le début de notre mandat, je crois que nous y sommes arrivés.

03.01.2007

La campagne des Régionales

medium_affiche_campagne.jpgJ'ai été désigné en octobre 2003 par les militants socialistes des 5 départements de la Région des Pays de la Loire : Loire-Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée. A partir de cette date, je me suis attaché à réunir la gauche régionale : les Verts et les républicains de l'AGR en décembre, les communistes et les radicaux en janvier ont choisi de se rassembler pour porter un projet commun : travailler à une région plus juste.

Dès janvier, j'ai sillonné les routes des Pays de la Loire, de Mamers à Fontenay le Comte, de Mayenne à Saumur, de Saint-Nazaire au Mans en passant par Nantes, Chateau-Gonthier, le Pays d'Olonne, Cholet, Laval, etc... En 3 mois, ce ne sont pas moins de 10000 kilomètres que j'ai pu parcourir accompagné de mes colistiers et de ma -modeste- équipe de campagne.

Multipliant les rencontres citoyennes et les débats thématiques : enseignants, syndicats ouvriers et patronaux, jeunes, travailleurs sociaux, médecins, artistes, ... nous avons ressenti une soif de dialogue, une envie de débattre des enjeux et d'être associé aux décisions. Cela nous a beaucoup marqué, et a lancé le mouvement de participation citoyenne qui est partie intégrante de la gestion de la Région des Pays de la Loire aujourd'hui.

Malgré les facilités et les moyens qui sont liés à la fonction de président du Conseil régional, qui donne un autre cadre à mon action, je m'attache à être fidèle à l'esprit de cette campagne électorale, fondée sur la participation citoyenne, la mobilisation des forces de la gauche et une capacité à être sensible aux besoins des acteurs des Pays de la Loire.