04.01.2007

La victoire de 2004

medium_peur_de_l_avenir.2.jpg

Le dimanche 28 mars 2004, 762 462 électeurs ont porté leurs suffrages sur la liste que je conduisais, rassemblant le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, l’Association pour la Gauche Républicaine et le PRG. Avec 52,35% des voix, nous avons battu de près de 5 points une liste de droite issue de la fusion entre la liste de l'UMP et du MPF, menée par un candidat qui annonçait ne pas vouloir présider en cas de victoire, et celle de l'UDF menée par le président d'un conseil général qui se présentait en tête de liste dans un autre département.

Il y a eu incontestablement une vague rose, et si nous avons gagné ces élections, il faut bien dire que la droite s'est également mis en situation de les perdre.

Ce résultat, dans une Région qu'on donnait pour ingagnable - le Figaro avait titré à propos de cette confrontation : "Fillon sur un long fleuve tranquille" - nous donne des responsabilités fortes : celle de ne pas décevoir nos électeurs, mais aussi, peut être même surtout, celle de démontrer notre capacité à gérer une collectivité sereinement et efficacement. Si cette capacité ne nous est pas contestée dans les agglomérations, Jean-Marc AYRAULT à Nantes, Jean-Claude BOULARD au Mans, sans oublier mes collègues Joël BATTEUX à Saint-Nazaire et Jean-Claude ANTONINI à Angers l'ont largement démontré, des territoires entiers des Pays de la Loire sont des "terres de mission", qui n'ont jamais connu d'exécutif local de gauche.

Près de trois ans après le début de notre mandat, je crois que nous y sommes arrivés.