17.06.2007
La vague bleue s'est échouée sur les rivages ligériens
Ce soir, je veux particulièrement féliciter Jean-Marc AYRAULT, Marie-Odile BOUILLE, Marie-Françoise CLERGEAU, Guillaume GAROT, Marc GOUA, Marietta KARAMANLI, Michel MENARD, Dominique RAIMBOURG, François DE RUGY, élus députés en Pays de la Loire. En 2002, il y avait 4 députés socialistes, tous en Loire-Atlantique. Nous avons désormais 9 députés de gauche dans 4 départements de la Région, et c'est la première fois que la gauche a un député au suffrage universel direct en Maine et Loire et en Mayenne. Dans mon département, à la Roche sur Yon, le résultat de la gauche et des démocrates, proche de 60%, est exceptionellement haut et porteur d'avenir. Enfin, l'ensemble des Nantais, dans 5 circonscriptions sur les 10 du département, ont un député de gauche. Et c'est la première fois.
Je remarque également la progression de la gauche sur la quasi totalité des circonsriptions législatives de la Région, et je tiens à féliciter tous les candidats de la gauche sur l'ensemble du territoire de la région des Pays de la Loire.
Ce soir, il est indéniable que nos idées progressent, et il m'apparait, tout modestement, que l'action du Conseil régional des Pays de la Loire ne nuit pas à cet ancrage de la gauche dans notre région, bien au contraire.
Ce que je retiens notamment de cette élection, c'est que partout où nous gérons les municipalités, et en Loire-Atlantique le Conseil général, les électeurs ont donné leur confiance à la gauche. C'est en quelque sorte la politique par la preuve qui a parlé.
Ce résultat nous donne une responsabilité : celle de faire en sorte que le compromis sur lequel s'est construit le pacte social dans notre pays depuis 1945 ne soit pas jeté aux orties. Par ailleurs, ce résultat indéniable (9 élus sur 10 circonscriptions gagnables) ne doit pas nous empêcher de nous poser des questions sur l'avenir de nos territoires et nous confère une très grande responsabilité.
Ces trois prochaines années, comme nous avons pu le faire depuis 2004, la Région continuera à faire en sorte que le progrès social soit non seulement l'objectif, mais aussi la condition du développement économique. Au début du mois de Juillet sortira un bilan de trois ans de notre activité dans notre Région et la majorité de gauche démontrera ainsi combien elle a apporté aux Pays de la Loire. Ce bilan de mi-mandat est considérable, mais il ne nous limite pas dans notre action : il nous reste beaucoup à faire.
23:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, Pays de la Loire
15.06.2007
Rassembler aujourd'hui pour rénover demain
En réalisant plus de 48% des voix en Pays de la Loire, Ségolène Royal est arrivé en tête uniquement dans 8 des 30 circonscriptions de notre région. 48% des voix, 26 % des circonscriptions. Voilà l'effet immédiat du scrutin majoritaire. Si l'on ajoute les 2 circonscriptions en lice où elle obtenait plus de 49 %, dans le contexte du premier tour, il est aisé de comprendre que la gauche n'obtiendra - sauf effet inattendu - pas plus d'un tiers des députés ligériens.
Mais dans ces 10 circonscriptions, l'issue peut lui être favorable. La mobilisation de tous est indispensable, et elle peut être suffisante pour améliorer sensiblement la représentation de la gauche à l'Assemblée Nationale pour ce qui concerne notre région.
Les journalistes prennent ces derniers jours souvent un air goguenard lorsqu'un responsable socialiste appelle à ne pas donner tous les pouvoirs à l'UMP. C'est pourtant bien de cela dont il s'agit. Le programme de l'UMP mêle quelques mesures de modernisation avec une multitude de régressions ou de cadeaux faits à ses mandants. L'opposition doit être suffisamment nombreuse pour faire face à une machine à produire de la décision à une vitesse vertigineuse - quitte à revenir dessus quelques semaines après, l'exemple du décret de Robien ou de l'apprentissage à 14 ans le démontre aisément - et qui est sujet à confondre vitesse et précipitation. J'en ai donné voici peu deux exemples précis à travers la suppression de la carte scolaire et l'autonomie des universités préparés à la hâte et sans concertation.
Le gouvernement n'est pas aussi sûr de lui qu'il ne veut bien le laisser paraître : les déductions d'impôts sur les intérêts des maisons ont beaucoup varié depuis le mois de mai et le discours sur la TVA sociale est à géométrie variable. Les exemples d'imprécisions ou de contradictions vont se multiplier les semaines prochaines (comment pourrait il en être autrement quand le programme de gouvernement dit tout et son contraire, comme "Permettre aux parents de choisir l’établissement scolaire de leurs enfants en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront réunies, la carte scolaire" et " Exiger en contrepartie de tous les établissements scolaires le respect d’un équilibre dans la composition sociale et géographique des effectifs.", manifestement inconciliables alors qu'elles se suivent dans le catalogue programmatique du gouvernement).
Pour pouvoir interpeller l'opinion publique sur les projets de loi assumés comme les amendements adoptés entre chien et loup, pour proposer à la délibération collective des objections ou des contre-exemples concrets, pour défendre les collectivités locales qui n'ont pas de raison d'attendre un meilleur sort que celui que lui réservait les gouvernements précédents, il faut une opposition la plus nombreuse possible à l'Assemblée Nationale.
Dimanche soir, je serais à nouveau sur le plateau de France 3, mais en deuxième partie de soirée. Quelque soit le résultat, je tenterai de donner une perspective et de l'espoir aux forces de gauche en Pays de la Loire. Mais j'ai confiance dans notre mobilisation. Il reste encore demain pour convaincre les derniers électeurs. Donnons ensemble le dernier coup de collier.
Ensuite, nous commencerons le travail nécessaire sur le fond. Pour ce faire, les élus locaux, et notamment ceux de l'ouest de la France, auront bien des choses à apporter.
20:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, Pays de la Loire
11.06.2007
www.onatoujoursraisondinventer.eu
Je n'ai pas encore trouvé le temps d'analyser pleinement les résultats de la gauche dans la région des Pays de la Loire. Parfois conforme à la tendance nationale, ils sont ici ou là meilleurs. En attendant de vous faire partager mon analyse, je vous propose de lire ci dessous, ou directement sur le site de Libération, la tribune que je cosigne ce matin avec des élus de différentes sensibilités de l'opposition au nouveau pouvoir.
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives, Pays de la Loire, rénovation
08.06.2007
Sanctionner le bilan de la droite et porter le message de justice et de solidarité dans les urnes
Cette campagne du 1° tour des élections législatives s'achève. J'aurai pour ma part soutenu un grand nombre de candidats socialistes, mais aussi une candidature commune PS-Verts, sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire. Ce soir encore, je serais avec Adeline L'Honnen dans la presqu'ile guérandaise.

Dans cette campagne, le chef de file de la majorité sortante ne se sent pas comptable d'un bilan désastreux à bien des égards.. Il l'est pourtant : combien des membres de son gouvernement ont été ministres sous la présidence de Jacques Chirac ? Il me semble en compter 11. François Fillon nous a par contre montré son visage le plus sectaire, à Lyon en début de semaine, et même encore hier. On croirait entendre Philippe de Villiers, à croire qu'il a fini par déteindre sur lui à force de marcher main dans la main en Pays de la Loire. Ce ne sont pas des reproches à un responsable politique sur ses idées ou sa pratique qui sont là en cause, mais bien une tentative de disqualification de toute une famille politique, la gauche, qui a pourtant apporté beaucoup à notre pays à des moments décisifs de son histoire. François Fillon fait là dans la récidive : en octobre 2002, alors ministre des affaires sociales de Jean-Pierre Raffarin, il avait fustigé "la responsabilité du Front populaire dans l'effondrement de la nation française en 1940". On quitte le masque du gaullisme social, celui du Conseil National de la Résistance justement, pour au contraire incarner la droite d'aujourd'hui, revancharde, sectaire, décidée à mener sa politique au service des plus puissants.
L'examen du programme de l'UMP fait à ce propos froid dans le dos, mais il est très instructif :
-on y parle d'instaurer des franchises médicales, juste après avoir annoncé l'alignement des honoraires des généralistes sur les spécialistes, qui n'en demandaient pas tant
-on y prépare la marchandisation de l'éducation, à travers la suppression pure et simple de la carte scolaire et l'encouragement des lycées privés
-on y décide la fin de l'obligation de logement social (qui seront obligatoires uniquement dans les zones ou cela est justifié, ce qui laisse la place à toutes les interprétations) en diluant le sens des mots, puisque les logements locatifs aidés et les logements destinés à l'accession à la propriété seront dorénavant comptés comme tels,
-on y annonce la refonte de toutes les retraites, y compris celle des professions libérales, qui ont choisi de se doter d'un système minimal de solidarité jusqu'alors et vont être intégrés à la solidarité nationale,
-les nouveaux contrats de travail vont mettre à bas 150 ans de conquêtes sociales
-quant aux mesures fiscales, François Hollande a démontré voici quelques jours leur injustice flagrante.
Dans 200 circonscriptions, Ségolène Royal est arrivée en tête le 6 mai dernier. Dans d'autres, il est impossible de prédire quelle sera la mobilisation et à qui elle peut profiter. La mobilisation de tous est indispensable pour donner l'espoir de justice et de solidarité que la gauche porte depuis 2 siècles et continuera de porter malgré ce que peut en penser le Premier ministre.
Quand bien même les français confirmeraient-ils leur choix du 6 mai, il est grandement nécessaire que l'opposition bénéficie d'une large audience au parlement, pour permettre un examen scrupuleux des mesures qui seraient soumises au vote de la représentation nationale. Nous savons bien, en Région Pays de la Loire, qu'une loi non débattue peut produire des effets pervers dans sa mise en œuvre : l'acte 2 de la décentralisation, passée en plein cœur de l'été 2004 à l'Assemblée Nationale sans délibération ni vote (le gouvernement avait alors peur de sa propre majorité) contient des failles gigantesques, des imprécisions notables, des erreurs manifestes d'appréciation qui nous rendent la tâche difficile au quotidien.
C'est pourquoi pas une voix ne doit manquer ce dimanche, et le dimanche suivant. Ensuite, ensuite seulement, nous engagerons le travail de rénovation nécessaire pour la gauche et plus largement les républicains.
14:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives, François Fillon, Ségolène Royal, législatives
Sanctionner le bilan de la droite et porter le message de justice et de solidarité dans les urnes
Cette campagne du 1° tour des élections législatives s'achève. J'aurai pour ma part soutenu un grand nombre de candidats socialistes, mais aussi une candidature commune PS-Verts, sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire. Ce soir encore, je serais avec Adeline L'Honnen dans la presqu'ile guérandaise.

Dans cette campagne, le chef de file de la majorité sortante ne se sent pas comptable d'un bilan désastreux à bien des égards.. Il l'est pourtant : combien des membres de son gouvernement ont été ministres sous la présidence de Jacques Chirac ? Il me semble en compter 11. François Fillon nous a par contre montré son visage le plus sectaire, à Lyon en début de semaine, et même encore hier. On croirait entendre Philippe de Villiers, à croire qu'il a fini par déteindre sur lui à force de marcher main dans la main en Pays de la Loire. Ce ne sont pas des reproches à un responsable politique sur ses idées ou sa pratique qui sont là en cause, mais bien une tentative de disqualification de toute une famille politique, la gauche, qui a pourtant apporté beaucoup à notre pays à des moments décisifs de son histoire. François Fillon fait là dans la récidive : en octobre 2002, alors ministre des affaires sociales de Jean-Pierre Raffarin, il avait fustigé "la responsabilité du Front populaire dans l'effondrement de la nation française en 1940". On quitte le masque du gaullisme social, celui du Conseil National de la Résistance justement, pour au contraire incarner la droite d'aujourd'hui, revancharde, sectaire, décidée à mener sa politique au service des plus puissants.
L'examen du programme de l'UMP fait à ce propos froid dans le dos, mais il est très instructif :
-on y parle d'instaurer des franchises médicales, juste après avoir annoncé l'alignement des honoraires des généralistes sur les spécialistes, qui n'en demandaient pas tant
-on y prépare la marchandisation de l'éducation, à travers la suppression pure et simple de la carte scolaire et l'encouragement des lycées privés
-on y décide la fin de l'obligation de logement social (qui seront obligatoires uniquement dans les zones ou cela est justifié, ce qui laisse la place à toutes les interprétations) en diluant le sens des mots, puisque les logements locatifs aidés et les logements destinés à l'accession à la propriété seront dorénavant comptés comme tels,
-on y annonce la refonte de toutes les retraites, y compris celle des professions libérales, qui ont choisi de se doter d'un système minimal de solidarité jusqu'alors et vont être intégrés à la solidarité nationale,
-les nouveaux contrats de travail vont mettre à bas 150 ans de conquêtes sociales
-quant aux mesures fiscales, François Hollande a démontré voici quelques jours leur injustice flagrante.
Dans 200 circonscriptions, Ségolène Royal est arrivée en tête le 6 mai dernier. Dans d'autres, il est impossible de prédire quelle sera la mobilisation et à qui elle peut profiter. La mobilisation de tous est indispensable pour donner l'espoir de justice et de solidarité que la gauche porte depuis 2 siècles et continuera de porter malgré ce que peut en penser le Premier ministre.
Quand bien même les français confirmeraient-ils leur choix du 6 mai, il est grandement nécessaire que l'opposition bénéficie d'une large audience au parlement, pour permettre un examen scrupuleux des mesures qui seraient soumises au vote de la représentation nationale. Nous savons bien, en Région Pays de la Loire, qu'une loi non débattue peut produire des effets pervers dans sa mise en œuvre : l'acte 2 de la décentralisation, passée en plein cœur de l'été 2004 à l'Assemblée Nationale sans délibération ni vote (le gouvernement avait alors peur de sa propre majorité) contient des failles gigantesques, des imprécisions notables, des erreurs manifestes d'appréciation qui nous rendent la tâche difficile au quotidien.
C'est pourquoi pas une voix ne doit manquer ce dimanche, et le dimanche suivant. Ensuite, ensuite seulement, nous engagerons le travail de rénovation nécessaire pour la gauche et plus largement les républicains.
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01.06.2007
Dans son programme, l'UMP veut sa revanche contre les Régions
Le candidat Sarkozy avait annoncé la couleur dans sa réponse à un questionnaire de l'Association des Régions de France sur sa vision de la Région : hors de question d'augmenter les compétences des Régions, même dans les domaines où elles obtiennent de vrais résultats : pas de responsabilité pleine et entière économique, pas de rôle précis pour les différents schémas directeurs que l'Etat demande aux Régions de réaliser (si ce n'est un rôle indicatif : l'Etat nous impose de travailler sur la cohérence de l'éducation, de la formation, du développement économique de l'aménagement du territoire avec l'ensemble des acteurs, sans que cela ne produise d'autres effets sur les autres acteurs publics !), pas de gestion des fonds européens, au contraire des 24 autres pays de l'Union Européenne, pas de service public régional de l’orientation et de l’emploi, pas de logement des jeunes.
Plus encore, la droite veut punir les Régions en leur ôtant une de leur principale compétence. Ainsi, la proposition 28 du chapitre "Education : le devoir de réussite" du programme de l'UMP dit très clairement : Transférer aux départements la compétence actuellement exercée par les régions en ce qui concerne les lycées. En échange, le président de la République nous promet vaguement un rôle dans le paysage de l'enseignement supérieur. Ainsi, dans son courrier à l'ARF nous indique-t-il : "Parce qu’elles ont acquis un vrai savoir-faire dans la gestion des équipements d’enseignement, parce qu’elles se sont largement investies, dans le cadre des CPER (NB : il s'agit des contrats de plans Etat-Région), dans le développement économique et dans la recherche, les régions auront naturellement toute leur place dans cette nouvelle gouvernance". Voilà qui est bien flou, et qui n'engage à rien !
Si l'on ajoute à cela la multitude de propositions qui créent des nouvelles obligations aux Régions, sans que ne soit, précisé qui doit supporter les coûts supplémentaires, sans oublier les bonnes idées clairement pompées sur ce que font le Régions - à croire que les rédacteurs du programme de l'UMP sont des lecteurs assidus du site de l'ARF ! - on voit bien que l'heure de la revanche contre les Régions gagnées par la gauche en 2004 a sonné pour les amis du président de la République et du premier ministre.
Il existe de multiples raisons de s'opposer au programme de l'UMP. : des mesures inefficaces et injustes (la suppressions des charges sociales sur les heures supplémentaires et les réductions d'impôts pour les plus aisés notamment), des mesures sécuritaires (comme les peines planchers, que Rachida Dati éprouve le plus grand mal à défendre aujourd'hui) des mesures parfois contradictoires les unes avec les autres, comme les impératifs de mixité sociale dans les établissements à l'heure de la suppression de la carte scolaire, et un catalogue de bonnes intentions, non chiffrées et non financées. Au final, beaucoup de marketing politique pour habiller un programme au mieux conservateur, au pire dangereux pour les équilibres de notre société. J'en soulève ici une autre : la droite est prête à déséquilibrer les institutions pour assouvir sa soif de revanche.
Plus que jamais, les électeurs de Ségolène Royal - présente à Nantes au Zénith lundi soir prochain - doivent se mobiliser pour empêcher que ce rouleau-compresseur au service de quelques uns ne puissent faire son travail en toute impunité. J'engage chacun de vous à voter et à faire voter pour la gauche, et notamment pour les candidats du Parti socialiste dans 9 jours.
19:35 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Programme de l'ump, régions, législatives



