28.05.2007
Ce lundi, les services du Conseil régional sont fermés
Lorsque la journée de solidarité avec les personnes âgées a été votée, fin juin 2004 pour une application l'année suivante, les organisations syndicales s'étaient élevées devant la précipitation du gouvernement, le manque de discussion avec les partenaires sociaux et l'inadéquation de la mesure. Un élément emportait l'adhésion facilement : seuls les revenus du travail sont touchés par cette journée de solidarité. D'autres revenus pourraient très bien être mis à contribution : ainsi la gauche avait pris le chemin d'une taxation sur l'ensemble des revenus en mettant en place la Contribution Sociale Généralisée (CSG) pour financer la solidarité nationale.
L'année suivante, six fédérations de fonctionnaires (CFDT, CGT, CFTC, FO, FSU, Unsa) appelaient les agents des fonctions publiques à faire grève. Comme de nombreuses collectivités locales, la Région des Pays de la Loire a décidé dès 2005 de faire chômer ce jour à ses collaborateurs. Je disposais pour cela d'une base légale : le protocole d'aménagement et de réduction du temps de travail en cours à la Région, et signé par mon prédécesseur François Fillon, prévoit deux jours par an chômés à l'initiative de la collectivité. Depuis l'an passé, et le transfert des personnels techniciens et ouvriers de service aux Régions, cette mesure s'applique également dans les lycées.
Mais si le problème est réglé pour l'employeur, le responsable politique ne peut pas se satisfaire d'une situation où la moitié des salariés ne travaille pas par un biais ou un autre, et l'autre moitié travaille et doit chercher des modes de garde pour ses enfants. Les chiffres qui circulent à la mi-journée sur le nombre de salariés concernés montrent combien il est nécessaire d'agir. Sans vouloir faire de mauvais esprit, Il se trouve que cette mesure ne va pas exactement dans le sens du travailler plus pour gagner plus dont le nouveau président a fait son mot d'ordre (et qui semble bien peu efficace économiquement, en plus d'être un nouveau coup au droit du travail et aux comptes sociaux).
Cette mesure crée de la désorganisation, des frustrations et même une fracture entre les salariés qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Il doit y être mis fin.
12:59 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lundi de Pentecôte, solidarité, Services



