24.09.2008
Et donc, les assises...
Depuis 2004, la Région des Pays de la Loire a produit beaucoup de textes politiques : pour son éducation et sa formation, sa recherche, son tourisme, ses infrastructures et ses transports, son développement économique, son aménagement du territoire, sa culture, sa question énergétique, sa politique numérique, etc. Notre but, au-delà de répondre à l’obligation légale pour certains d’entre eux, était de donner une cohérence à notre action, au sein de chacune de nos compétences, mais également entre elles.
Aujourd’hui, nous voulons passer à l’étape suivante en écrivant précisément notre plan d’action pour les années qui viennent. Et, lorsque, comme les Pays de la Loire, on s’inscrit dans le modèle de civilisation du développement durable, ce plan d’action porte un nom : un Agenda 21.
Notre agenda 21 doit prendre en compte ce que nous avons déjà réalisé mais aussi ce que nous sommes en train de mettre en œuvre ou ce que nous avons comme projets. Mais il doit également prendre en considération les remarques et les interpellations de la société : si nous avons été élus pour mettre en œuvre un projet, nous voulons débattre avec les citoyens de la région des modalités de son application.
Voilà pourquoi l’automne et l’hiver 2008-2009 donneront lieu à un grand débat citoyen en Pays de la Loire. Nous voulons consulter la société dans son ensemble, et de multiples façons :
-par l’intermédiaire des multiples lieux d'échanges qui existent dans notre Région, qu’ils aient une vocation générale comme le Conseil Economique et Social Régional, ou qu’ils traitent d’un sujet particulier – le handicap, la jeunesse, le développement économique, etc.,
- au travers de réunions publiques, que nous organisons sur l’ensemble du territoire des Pays de la Loire. Nous avons dénombré 16 bassins de vie, il y aura donc au moins 16 débats, au cours desquels nous débattrons avec tous ceux qui le voudront des préoccupations régionales, mais aussi locales, en lien avec les acteurs locaux,
- grâce à Internet et la page ouverte sur notre site pour l’occasion http://www.paysdelaloire.fr/consultation_citoyenne,
-et même en réunissant des panels citoyens sur des questions précises, comme j'aurais l'occasion d'y revenir.
L’objectif de cette consultation est simple : adapter au plus fin notre action politique par politique, prendre en considération les caractéristiques de chacun de nos territoires, pour être le plus efficace possible. Les enjeux du développement durable (énergie, environnement, croissance soutenable, économie durable) s'imposent chaque jour plus à nous, à l'heure de la hausse du pétrole et d'une crise financière mondiale sans précédent. Ce que nous voulons aujourd'hui, c'est non seulement anticiper sur l'avenir, mais aussi comprendre à quelle vitesse la société pourra faire face à ces modifications.
22:46 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 21, pays de la loire, démocratie participative
22.09.2008
Le rôle des Conseils de développement dans les assises régionales 2008
Les conseils de développement regroupent sur chaque territoire des représentants de la société civile, entrepreneurs, associatifs, syndicalistes, etc. Ces personnes donnent de leur temps pour le développement de leur territoire, en dialoguant avec les élus locaux sur leurs politiques, ou encore en menant leurs propres réflexions. L'histoire de ces conseils est très différente d'un territoire à l'autre. Dans les agglomérations de gauche des Pays de la Loire, ils ont de nombreuses années d'existence, mais d'autres territoirers s'en sont dotés depuis longtemps déjà.
Lorsque nous avons mis en place les politiques d'aides aux territoires en 2004-2005, nous avons exigé l'existence de ces conseils de développement pour que les intercommunalités puissent bénéficier de nos aides. Nous recherchions l'assurance que nos projets seraient examinés non seulement par les élus, mais aussi par la société civile locale. Mais il s'agissait aussi d'une volonté d'oeuvrer dans le sens d'une plus grande participation de la société civile à la vie des territoires. C'est toujours la même chose : on est plus intelligents à plusieurs !
J'ai passé ce soir une heure et demi avec des représentants des conseils de développement des territoires des Pays de la Loire. Nous leur confions une mission d'animation d'une partie des soirées des assises : ils devront organiser le débat avec la salle sur un sujet choisi par la population, lors d'un sondage grandeur nature que nous avons organisé en juin dernier en Pays de la Loire. A eux d'introduire la question, de mettre en situation la salle de comprendre le sujet et d'en débattre sereinement.
Je pense que ce sera une bonne occasion pour les citoyens de notre Région de découvrir l'engagement de ces femmes et de ces hommes. C'est, je le crois, de nature à les rassurer sur notre capacité à avancer tous ensemble, condition nécessaire à la réalisation d'un véritable développement durable.
23:06 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil de développement, agenda 21, pays de la loire
21.09.2008
Les élus locaux au coeur du développement durable
Le chiffre est édifiant : 25.000 personnes sont membres d’un conseil municipal dans les Pays de la Loire. Les plus petits conseils municipaux en comptent une dizaine, aussi petite la commune soit-elle, le plus important – celui de Nantes, vous l’aviez deviné – 65 membres. Au passage, nous sommes, quant à nous, 93 élus régionaux, pour une population de 3,4 millions de personnes et 32000 km². Si nous avons du mal à être présents à toutes les sollicitations, vous comprenez aisément pourquoi : ce n’est pas par négligence ni par mépris, mais que personne ne possède le don d’ubiquité...
Revenons aux élus locaux. Je crois qu’ils constituent la colonne vertébrale de la démocratie française, et ai confiance en eux pour permettre aux français – en ce qui nous concerne, aux habitants des Pays de la Loire – de gérer au mieux la transition vers une civilisation plus économe de ses ressources naturelles, avec tout ce que cela représente comme bouleversements. Nous aurons besoin de tous, chercheurs, industriels, enseignants, artisans, … pour passer le cap du développement durable, mais ce sont les élus locaux qui sauront familiariser les populations avec les modifications qui nous attendent.

Nous sommes en mesure de faire en sorte que cette transition se fasse sans trop de heurts, et elle peut se faire par étapes comprises et assumées par tous. Ce sera d'autant plus facile pour nous que les Pays de la Loire sont propices à être en pointe sur la question, étant donné leurs atouts. Mais c'est à condition de s’y mettre tous. C’est le but de notre Agenda 21, et le sens de nos Assises régionales 2008, et même s’il n’était pas prévu de faire coïncider le début de celles-ci avec les élections locales générales de 2008 – nous devions voter notre Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable, dernière étape avant l’Agenda 21, il y a un an, mais la négociation du contrat de projet avec l’Etat nous a retardé dans nos travaux – ce calendrier est vraiment intéressant. C’est pourquoi j’espère emmener le plus d’élus locaux possibles dans l’aventure des Assises régionales, puis dans la gouvernance de notre Agenda 21.
12:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pays de la loire, agenda 21, assises régionales 2008
17.09.2008
Une année sous le signe du développement durable
De retour de Chine, où nous avons eu la double satisfaction de voir des médaillés ligériens aux jeux paralympiques, et de mesurer les effets de notre investissement dans notre jumelage avec le Shandong, j 'ai décidé d'imprimer une thématique à cette saison 2008-2009 : le développement durable. Il y a deux raisons à cela. d'abord, nous allons adopter en juin prochain notre Agenda 21, et les étapes qui y conduiront sont nombreuses, variées et passionnantes. Ensuite, lors des rencontres avec les élus locaux dont je vous parlais voici quelques jours, j'ai mesuré la chance que nous avions de vivre dans une Région en pleine forme. Ce n'est pas que je méconnais les difficultés que rencontrent nombre de nos concitoyens. Mais franchement, nous avons de la chance, et il nous appartient de la faire fructifier, dans le sens du développement durable.
Avant d'adopter cet Agenda 21 (je reviendrais sur la définition), nous allons connaître une phase de participation citoyenne, dont j'attends les résultats avec impatience. J'ai dit ici ou ailleurs combien j'étais persuadé qu'on était plus intelligents à plusieurs, et la perspective de rencontrer plusieurs milliers de gens me ravit. 16 réunions se tiendront sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire, entre début octobre et les vacances d'hiver, puis nous organiserons un moment de restitution le 31 janvier prochain. Entre temps, nous aurons égalkement demandé leur avis à nombre de structures régionales représentant la société civile, et fait travailler quatre panels citoyens sur des politiques régionales pour qu'ils nous rendent leur avis. ce seront les assises 2008, comme il y a eu les assises 2005 au début de ce mandat.
Je vais tenir sur ce blog le journal des assises, parler des raisons qui nous ont poussé à les organiser, parler de notre projet pour les Pays de la Loire, parler bien sûr des Pays de la Loire et donner mes impressions sur cette aventure. L'actualité politique (qui est bien moins enthousiasmante, c'est le moins qu'on puisse dire) passera donc au second plan sur mon blog dans les prochaines semaines. Mais ce n'est pas pour cela qu'on ne va pas parler politique ici, bien au contraire.
22:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agenda 21, pays de la loire, développement durable
04.09.2008
A la rencontre des élus locaux des Pays de la Loire
A mi-chemin des rencontres avec les élus des Pays de la Loire, voici un petit commentaire sur cette opération fort enrichissante.
Rappelons le principe : les élections municipales et cantonales ont eu lieu en mars. Ensuite, les communes ont élus leurs représentants dans une structure bien française qu'est l'intercommunalité : communauté de communes, d'agglomération, ou même communauté urbaine, nous en avons 2 sur notre territoire, Nantes et Le Mans. Ils ont également transféré des compétences à d'autres structures, les Pays, qui regroupent des intercommunalités sur des projets pour les territoires. C'est avec eux que nous travaillons d'habitude, car ce sont eux qui font sur le terrain ce que nous traitons en Région : aménagement du territoire, transports, économie, etc.
Ils sont installés et prêts à commencer leurs travaux, il me semblait donc nécessaire de leur présenter la Région, qui peut les aider, soit par financement, soit dans le montage de leurs projets locaux, et dont les politiques produisent des effets dans leurs communes. J'ai choisi d'être pédagogique : je parle de l'histoire des Régions, des Pays de la Loire et de leurs caractéristiques, du Conseil régional, et de notre projet. Je leur parle aussi de notre Agenda 21, mais j'aurai l'occasion d'y revenir.
La deuxième partie de la soirée est très instructive, puisque je me prête au jeu des questions réponses avec la salle, ce qui permet de mesurer les attentes envers le Conseil régional, mais surtout me donne un état des lieux des préoccupations des nouveaux élus. Même si l'avalanche d'informations du début est un peu lourde, les élus locaux me posent des questions particulièrement pertinentes. Elles tournent souvent autour des déplacements, et notamment des transports en commun : les grandes infrastructures ferroviaires, le train régional et son développement, les transports collectifs en zone rurale,.. La crise du pétrole est passée par là.
Je vois surtout des élus qui se débattent pour leur territoire, dans un contexte économique et social difficile qui génère bien des craintes. Je mesure combien il nous faut jouer collectif pour maintenir la qualité de la vie en Pays de la Loire, qui possède le meilleur taux d'emploi et où on vit le plus vieux, comme je le dis dans mon propos.
Une fois la tournée des départements terminés (ce soir à Nantes, demain à La Roche sur Yon) je tenterai de faire un bilan plus construit de la chose. A suivre, donc.
16:54 Publié dans En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pays de la loire, intercommunalités, rôle de la région
07.07.2008
Les Pays de la Loire ont célébré la libération d'Ingrid Bétancourt

Ce matin, nous avons décroché la banderole que nous avions apposée sur le fronton de l'Hôtel de Région en mars 2005, à l'occasion du vote de notre premier budget. J'ai souhaité attendre ces quelques jours, de façon à pouvoir réunir autour de nous l'ensemble des formations politiques présentes à la Région. Voici le discours que j'ai prononcé en présence d'Isabelle Galant, présidente de l’Association Pays de la Loire et coordinatrice des comités de soutien et qui a pu accueillir Ingrid BETANCOURT vendredi après-midi à Paris et Madame Andrée Berthelot, Vice-présidente de la Fédération française des comités de soutien :
Monsieur le Président du CESR
Madame la Présidente de l’Association régionale de soutien à Ingrid BETANCOURT
Madame la Vice-présidente de la Fédération française des comités de soutien,
Mesdames et Messieurs,
23 Février 2002 - 2 juillet 2008 : Plus de 6 longues années d’une détention inacceptable, faite d’humiliations et de privations dans la jungle colombienne pour Ingrid BETANCOURT, femme de conviction, de courage et de vérité.
23 Février 2002 – 2 juillet 2008 : 6 années interminables de séparation avec ses proches, sa famille, ses enfants et son mari Juan-Carlos LECOMPTE que notre Assemblée régionale avait reçu le 18 mars 2005 lors de l’adoption du vœu demandant la libération d’Ingrid BETANCOURT et avec des moments d’émotion intense.
23 Février 2002 – 2 juillet 2008 : 6 longues années de mobilisation citoyenne et politique avec les phases d’espoir, les périodes d’inquiétudes, « le cynisme des ravisseurs », des initiatives fortes, d’autres plus modestes, mais toutes au service d’un idéal : le combat pour la liberté, pour toutes les libertés.
Je veux, à travers vous, Madame Isabelle GALANT, saluer l’extraordinaire mobilisation de votre association régionale, de ses 200 membres, des milliers de personnes qui se sont manifestées dans notre région pour entretenir la flamme de l’espoir et œuvrer d’une manière ou d’une autre pour lutter contre l’oubli et réveiller les consciences.
Permettez-toi également de saluer notre collègue Yannick VAUGRENARD, qui ne peut être parmi nous aujourd’hui, et qui avait souhaité en mars 2005 marqué symboliquement le soutien du Conseil régional pour ce combat pour la libération des otages emprisonnés en Colombie mais aussi en Irak. L’unanimité avait bien évidemment prévalu sur les bancs de notre Assemblée et j’ai tenu à associer dans ce moment particulier les Présidents des groupes politiques à cette manifestation.
Les célébrations qui se multiplient depuis 4 jours à travers la France confirment cet élan populaire face à une situation qui nous a bouleversés
Ingrid BETANCOURT est plus que jamais un symbole pour la défense de valeurs fondamentales, la lutte contre les oppressions et les atteintes aux libertés essentielles.
Son retour à la liberté avec l’ensemble des autres prisonniers nous procurent une immense satisfaction. Sa dignité, sa lucidité, son exigence nous obligent plus encore pour être aux côtés de celles et ceux qui sont encore otages ou injustement emprisonnés.
Nous restons tout autant mobilisés et en colère contre toutes les injustices faites à travers le monde à l’encontre de celles et ceux qui défendent la liberté d’expression, aux personnes qui du fait de leur origine, de leur religion, ou de leur orientation sexuelle, sont victimes d’oppression, de ségrégation ou de folie meurtrière. Là-bas et ici, il s’agit de combattre toutes les atteintes aux libertés individuelles.
Au nom des élus régionaux, au nom des habitants des Pays de la Loire, j’adresse à Ingrid BETANCOURT tous mes vœux de bonheur et de sérénité après ces épreuves et un très bon retour en France, aux côtés des siens. Nous aurons honneur à l’accueillir ici même, à Nantes, où en tout point du territoire régional si elle le souhaite.
Ingrid BETANCOURT, citoyenne d’honneur des Pays de la Loire, reprendra son combat et ses engagements, sa captivité ayant de toute évidence décuplée sa force de caractère. Nous lui souhaitons bonne chance et pleine réussite dans ces futurs combats.
En tout point de notre planète, la démocratie a aussi besoin de figures emblématique et de cette envergure pour faire avancer les luttes politiques et sociales, combattre toutes les violences et catalyser sur le plan international les résistances et les mobilisations populaires. Ingrid BETANCOURT est évidemment de cette lignée.
Mesdames et Messieurs, nous avons procédé tous ensemble à la dépose symbolique du portrait d’Ingrid BETANCOURT, qui après 6 ans et 5 mois de captivité retrouve la communauté de la liberté.
17:09 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ingrid bétancourt, pays de la loire, libération
02.07.2008
700 M € pour le service public régional de transport collectif de voyageurs
J’ai participé hier, avec Guillaume Pepy, Président de la SNCF, qui nous a fait l’honneur de sa présence pour l’occasion, à la signature de la Convention 2008-2014 entre le Conseil Régional des Pays de la Loire et la SNCF (représentée par Jean-Christophe Archambault, son Directeur Régional). Cette convention concerne l’exploitation et le financement du service public régional de transport de voyageurs. Cette signature s’est tenue dans la gare de Clisson, 1ère gare régionale (c’est-à-dire en dehors des « grandes gares » des agglomérations de la région) en termes de fréquentation (40 circulations par jour, près de 9 000 montées et descentes par semaine, 24 % d’augmentation du trafic voyageurs).

Au-delà des mots et du contenu techniques et financiers de cette convention, il s’agit bien, pour le Conseil Régional comme pour la SNCF, d’améliorer le service public régional de transport de voyageurs et de répondre le mieux possible aux attentes des usagers. J’ai rappelé dans ce cadre qu’il s’agissait bien d’une véritable convention de partenariat : le Conseil Régional et la SNCF partagent les principes d’actions majeurs qui y sont inscrits : présence humaine dans les trains et dans les gares, continuité et qualité du service, accueil et information du public, gestion des situations perturbées.
Le Conseil Régional passe ainsi un véritable contrat de confiance avec l’entreprise publique SNCF. Si la rigueur, l’exigence et la transparence ont présidé à l’élaboration de cette convention, elles ont concerné tous les acteurs impliqués dans cette négociation « exigeante et juste » (je reprends ici les propos mêmes de Guillaume Pepy), qui s’est réalisée dans un esprit de fermeté et de respect.
Anticiper et imaginer les nouvelles réponses à apporter aux besoins de nos usagers, telle est notre volonté : faciliter l’accessibilité des transports régionaux et l’intermodalité avec les autres moyens de transports, faire des gares des lieux de services aux publics, proposer des tarifications simples et attractives, …. Nous devons également continuer à réfléchir sur l’amplification des interventions régionales pour un réseau efficace : réouvertures de lignes, extension de la démarche Tram-Train (initiée sur la ligne Nantes – Châteaubriant) à d’autres lignes, mise en œuvre du cadencement, …. Je souhaite notamment que nous entamions dès à présent les réflexions pour faire de la ligne Nantes – Clisson la 2ème ligne sur laquelle nous utiliserons du matériel Tram-Train.
J’ai confiance dans la capacité des responsables de la SNCF et des cheminots à s’adapter aux conditions et aux défis que se fixe leur autorité organisatrice, et ce afin de garantir la pérennité du service public du transport de voyageurs.
Je finirai par le rappel de l’engagement financier du Conseil Régional dans le cadre de cette convention avec la SNCF : 700 M € sur 7 ans. C’est encore une fois la preuve de l’utilité de l’impôt : en l’espèce, le service public de transport de voyageurs ne peut fonctionner que parce que la fiscalité locale en assure l’équilibre, à hauteur de 70 % (en clair, cela veut dire que les usagers ne « payent que » 30 % de ce que coûte leur voyage, le reste étant pris en charge par la collectivité publique).
Finalement, ce contrat illustre concrètement notre ambition pour le développement du mode ferroviaire et vient conforter les orientations et décisions politiques prises par la majorité régional depuis 4 ans en faveur du transport régional de voyageurs pour renforcer l’offre, mailler le territoire, défendre le pouvoir d’achat et assurer la qualité du service aux usagers.
15:41 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sncf, pays de la loire, guillaume pepy, ter
01.07.2008
Des abeilles au SRADDT - se construire un avenir collectif
Dans la suite de la session des 26 et 27 juin derniers, au cours de laquelle nous avons approuvé les documents définitifs du SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) et du SRIT (Schéma Régional des Infrastructures et des Transports), j’ai eu l’occasion hier de revenir sur ma vision de ce que représente l’aménagement du territoire pour le Conseil Régional, et d’inaugurer une 1ère déclinaison de cette approche.

En effet, j’ai, hier matin, participé à l’installation de 8 ruches – d’abeilles bretonnes ! – sur le toit de l’Hôtel de Région. Cela peut paraître anecdotique et pittoresque. Pourtant, l’avenir de la filière apicole doit nous interpeller sur au moins 4 réflexions : la sauvegarde de la biodiversité, l’évolution vers une agriculture et des modes de développement durables, la relation de l’homme à son environnement (qu’il soit urbain ou rural), et le bien-être, la santé, et la préservation d’une filière au nom de l’intérêt général.
Autant de thématiques abordées dans les grands défis pour tous nos territoires formalisés, en concertation avec les élus et acteurs de la région, dans le SRADDT. J’ai eu l’occasion d’y revenir plus en détail hier après-midi, à l’occasion d’un échange avec les représentants syndicaux de la CFDT, réunis en séminaire régional sur l’aménagement du territoire.
J’ai essayé de leur expliquer comment j’appréhende cette thématique particulièrement large, en posant tout d’abord la question de ce qu’est le territoire : de quel territoire parlons-nous ? Existe-t-il un territoire pertinent dans l’absolu ? Quels cercles existent autour des lieux de vie et des besoins à satisfaire pour nos concitoyens ? Face à ces questions, on constate à mon sens une distorsion, voire une opposition, de plus en plus grande entre les territoires de vie et l’organisation institutionnelle et politique.
J’ai précisé également comment il me parait nécessaire d’articuler l’aménagement du territoire régional, basé sur les grands projets d’infrastructures et d’équipements de dimension régionale, avec l’aménagement des territoires de la région, qui doit permettre de répondre de manière plus précise aux besoins et attentes de nos concitoyens. Il s’agit bien là de créer les conditions du « bien vivre ensemble », en facilitant l’accès à la connaissance, aux services publics et aux publics, aux activités économiques ... C’est le sens des Contrats Territoriaux Uniques, à propos desquels j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ce blog.
Je suis revenu plus en détail sur les 5 grands défis posés dans le SRADDT. Le 1er concerne le changement démographique (vieillissement et augmentation de la population de notre région), qui nous impose de réfléchir dès aujourd’hui aux moyens de faire face aux nouveaux besoins auxquels nous allons être confrontés. Augmenter le niveau de formation de tous et de chacun en instaurant le droit à la réussite constitue notre 2ème défi. Notre 3ème défi est de maintenir la bonne santé de l’industrie et de l’agriculture ligérienne, tout en intégrant de nouvelles formes de développement. Le défi d’une éco-région est notre 4ème enjeu : anticiper les évolutions, préparer les acteurs et les populations aux modifications nécessaires des pratiques, faire prendre à chacun ses responsabilités. Et, dernier défi : faire prendre toute sa place à notre Région, en Europe et dans le monde, en exportant l’esprit grand ouvert qui nous caractérise !
Donner corps à ces défis, les rendre compréhensibles par les acteurs et les populations, les traduire dans des actions concrètes, seront des défis encore plus complexes. C’est ce que nous tenterons de faire dans notre Agenda 21 Régional, Agenda pour l’Avenir, qui devra présenter le programme d’actions permettant de répondre, collectivement, à tous ces enjeux. C’est le sens du nouveau moment de débat avec les acteurs de la région que nous lancerons à l’automne prochain, sur lequel j’aurai l’occasion de revenir plus tard.
Un dernier mot : toutes mes félicitations aux habitants de Saint-Philbert de Grandlieu qui se sont choisis une très bonne maire lors d'une municipale partielle ce dimanche. Monique Rabin a un courage et une tenacité formidable, elle saura mener les affaires municipales avec le même brio qu'elle a eu pour se faire élire.
18:02 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aménagement du territoire, région, pays de la loire
05.06.2008
Une coopération interrégionale d’action pour répondre aux besoins des habitants et des territoires
J’ai participé mardi, avec mon collègue François Bonneau, Président du Conseil Régional Centre, à un séminaire interrégional dont l’objet était de faire le point sur l’ensemble des coopérations entre nos 2 régions. Nous avons à cette occasion signé un protocole de partenariat pour la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur des habitants et des usagers quotidiens des services publics régionaux
La coopération interrégionale n’est pas un long fleuve tranquille, même lorsqu’on partage, comme nos 2 régions, la Loire, patrimoine naturel et culturel d’exception, reconnu patrimoine commun de l’humanité. Comme pour la coopération intercommunale, la coopération interrégionale ne fonctionne que si existent une volonté d’actions communes, le respect des positions des uns et des autres, ainsi qu’une relation de confiance entre les équipes de nos régions, politiques et techniques. C’est le cas, en l’espèce, avec la Région Centre.
J’ai rappelé hier que les territoires administratifs dont nous avons la responsabilité ne sont que des outils pour l’action pour traiter les problèmes auxquels sont confrontés nos concitoyens. Si les limites administratives sont nécessaires pour gérer les politiques publiques, elles ne doivent pas devenir un handicap pour les personnes qui vivent sur nos territoires. Il est de notre responsabilité de chercher à dépasser ces limites pour répondre aux attentes de nos concitoyens.
Au-delà d’une nécessaire vision stratégique des thèmes abordés, qui participe de la dimension régionale, nous nous inscrivons bien, avec François Bonneau, ainsi qu’avec l’ensemble de nos collègues Vices-Présidents et Conseillers Régionaux, dans une logique d’action pour répondre aux besoins de la vie quotidienne de nos concitoyens, que ce soit dans le domaine des transports collectifs, de la formation professionnelle, de la culture du développement économique, de la santé : harmonisation du prix des abonnements TER domicile-travail sur les lignes interrégionales (Angers – Tours, Le Mans – Tours, Le Mans – Chartres, Nantes – Tours) ; réciprocité des aides pour la formation professionnelle (chaque stagiaire bénéficie des modalités de rémunération de la région d’accueil et les aides individuelles sont prises en charge par sa région d’origine) ; réciprocité des dispositifs d’accès des jeunes aux pratiques culturelles ; participation collective d’entreprises à des salons nationaux et internationaux ; soutien commun du développement du GIP Cancéropole Grand Ouest.
Tout en menant ces actions communes, je considère que ces coopérations interrégionales nous permettent, en parallèle, d’amplifier les spécificités propres à chacune de nos régions. Il ne s’agit donc pas de nous fondre les uns dans les autres en gommant nos différences, mais bien de mettre en valeur ce que nous partageons et ce qui nous différencie, dans un respect mutuel.
C’est, à mon sens, une preuve tout à la fois de réalisme et de courages politiques que de chercher à travailler ensemble dans cette dimension interrégionale, pour les sujets qui le nécessitent. Ainsi, au moment où le fait régional est remis en cause par certains, les élus régionaux que nous sommes doivent prendre en compte cette nécessaire dimension interrégionale, ou alors nous ne remplissons pas correctement notre rôle.
14:17 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pays de la loire, centre, françois bonneau
17.03.2008
La gauche ligérienne confirmée dans les urnes
Le mouvement que je décrivais mardi dernier concernant la progression de la gauche en Pays de la Loire s'est confirmé hier soir dans les urnes. Il est intéressant de noter combien il existe une aspiration à l'existence de services publics locaux, et combien nous l'incarnons mieux que la droite. Les pourfendeurs de la dépense publique à la tête de notre pays devrait y réfléchir, à l'heure où l'on parle de suppressions de postes de fonctionnaires, y compris dans l'Education Nationale.
Je garderais une image de cette campagne : celle où j'accompagnais Jean-Marc Ayrault, Jean-Claude Boulard, Guillaume Garot et Pierre Regnault pour soutenir Jean-Claude Antonini à Angers. Les 5 maires des 5 villes-préfectures de la Région, porteurs d'une même vision claire du développement, assumant leurs valeurs communes et présentant leurs convergences : voilà qui représente bien la gauche de l'ouest, ouverte et déterminée.
Je pense à mes colistiers et mes amis qui ont perdu : Jean-Yves Grelaud, victime du bouleversement sociologique sur le littoral, qui chasse les classes moyennes loin dans les terres (et même à La Roche sur Yon : combien d'employés de commerce, de salariés des entreprises de la côte habitent dans les logements sociaux de la ville-centre !), Geneviève Pouplin, qui assumait la responsabilité de maire dans une petite commune du Maine et Loire et a subi un couperet bien difficile à vivre, et quelques autres encore. Pour beaucoup, au contraire, ce dimanche a été un moment de joie et je me joins naturellement à eux dans cette allégresse toute naturelle.
Difficile de passer sous silence les attaques inacceptables du premier ministre François Fillon pendant cette campagne, sur la gestion des Régions. Sur Europe 1 avant le premier tour, en déplacement entre les deux, il a mis en exergue un prétendu "sectarisme" des exécutifs de gauche dans les Régions qui ne financerait pas, selon lui, les projets des villes de droite. Il a pris exemple à cette occasion sur la Région qui lui a signifié son congé en 2004, les Pays de la Loire, sans toutefois citer le début d'un exemple. Je dois dire qu'il n'honore pas sa fonction en faisant cela. Depuis notre victoire voici 4 ans, j'ai honoré dans un esprit républicain tous les engagements qui avaient été pris sous sa présidence, sauf lorsqu'ils étaient manifestement irraisonnables. J'ai pourtant trouvé des territoires bien mieux traités que d'autres, et surtout, sur la base de dispositifs qui autorisaient très clairement le fait du prince. Je me sens maintenant autorisé à vous en faire part, ce que je ne manquerai pas de faire à l'occasion. Mais depuis, nous avons mis des normes en place, et les mairies sont maintenant aidés sur la bases de contrats clairs et transparents.
Effectivement, nous aidons plus les villes de gauche qu'avant. Pour deux raisons : elles étaient exclues avant nous de nombres de dispositifs, nous ne pouvions donc faire que mieux, et les critères retenus par le contrat de projet (cosigné avec l'Etat en 2007) concentrent les crédits sur la recherche ou l'enseignement supérieur, qui se trouvent le plus souvent dans les grandes villes, dirigées en Pays de la Loire par la gauche.
J'espère, après cette monumentale défaite, que le gouvernement ne compte pas passer ses nerfs sur les Régions. Autrement, nous ne manquerons pas de le faire savoir.
17:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections municipales, pays de la loire, françois fillon



