21.03.2008

Compétence partagée, compétence liée ? l’Etat, les collectivités, l’établissement de formation dans un mariage à trois

J’ai participé mercredi dernier à une table ronde à l’ESEN de Poitiers, le centre de formation des futurs cadres de l’Education nationale (gestionnaires, inspecteurs…), en présence de Bernard Dubreuil actuel Recteur de Lille et ancien Recteur de l’académie de Nantes et de Jean-Paul de Gaudemar, Recteur d’Aix-Marseille.

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Le thème sur lequel nous avions à plancher portait sur : « le partage des responsabilités et des compétences entre l’Etat et la Région ». J’ai entamé cet échange en indiquant à l’auditoire que pour bien répondre à cette problématique, une question s’imposait à nous : « à quoi servent les élus ? ». Si cette interrogation a nécessairement fait sourire, j’ai pensé en effet utile de rappeler que la légitimité démocratique portée par un élu - maire, président de département ou de région - est au moins aussi intéressante que celle d’un Recteur. Elle a un fondement à la fois juridique mais aussi législatif qui l’oblige à s’interroger sans cesse sur sa façon de conduire les projets.
Aujourd’hui, la gestion des lycées entre autres implique de facto – à l’Etat et aux collectivités - de partager une réflexion, des orientations, et les conditions de la mise en œuvre de cette compétence. Au-delà des relations parfois complexes entre certaines Régions et Académies, un objectif commun nous anime : faire fonctionner du mieux possible le service public de l’Education nationale au service des jeunes dans une logique de coproduction. C’est pourquoi, nous sommes en réalité dans une relation triangulaire – Etat, collectivités et établissements - et pour nous positionner les uns les autres, la clé réside me semble-t-il dans la définition du rôle même du lycée.
Comme j’avais eu l’occasion de l’exposer lors de mon audition devant la Commission Pochard, le lycée doit remplir trois fonctions à mon sens : premièrement, celle d’instruire des savoirs communs ; deuxièmement, celle d’éduquer ; troisièmement, celle de faire le lien entre la formation et l’emploi pour intégrer professionnellement les jeunes. L’établissement doit dès lors s’inscrire dans une véritable logique de formation tout au long de la vie, en s’ouvrant sur les différents systèmes de formation que sont l’enseignement général, l’alternance, la formation continue. A l’Etat et aux collectivités de tout faire pour accompagner ces différentes fonctions de l’établissement dans leur « mariage à trois » au travers de la contractualisation et des conventions d’objectifs, une programmation sur le long terme, dans une culture de responsabilité de chacun.
Jean-Paul de Gaudemar parle de « compétence liée », et il a tout à fait raison : plus que jamais, l’Etat ne peut pas faire sans les Régions, et l’inverse est impossible également. Les Régions, lorsqu’elles font des choix sur la construction et l’architecture des lycées, lorsqu’elles équipent en ordinateurs ou en tableaux blancs interactifs les professeurs et les lycéens, ou encore proposent des actions éducatives et citoyennes aux jeunes, influent nécessairement sur la pédagogie. Il ne s’agit pas de faire « à la place de » mais d’agir « avec et pour ». Le maître mot de la politique régionale est « ce faire ensemble » avec les jeunes, l’Etat, les parents d’élèves, le monde associatif, les organisations syndicales, les chambres consulaires, le monde du travail,… avec un objectif : s’assurer que chaque jeune détienne un véritable droit à la réussite.

19.12.2007

Améliorer les conditions de vie des personnes en formation : l'exemple de l'AFPA Pays de la Loire

Mardi dernier je me suis rendu à l’Association de la Formation Professionnelle pour Adultes à la Roche sur Yon pour signer un protocole avec le  directeur régional de cette association. Il  prévoit la mise à disposition des restaurants de l’AFPA à l’ensemble des stagiaires en formation dans les centres financés par le Conseil régional des Pays de la Loire. Je suis particulièrement  satisfait que nous ayons pu, un an après le transfert de la commande publique de l’AFPA à la région, parvenir à cet accord. Comme pour l’ensemble des dossiers qui ont été transférés aux régions par la loi du 13 août 2004, nous n’avons pas souhaité adopter l’attitude d’un simple gestionnaire. Puisque l’Etat nous a confié des responsabilités sur les centres de formation pour adultes nous entendons les assumer pleinement et les utiliser pour offrir un meilleur service public à nos concitoyens.
Aujourd’hui sur l’ensemble de la région 320 000 repas sont servis chaque année pour un montant de 1 664 000 €. La plupart de ceux qui sont directement touchés par ce protocole sont souvent en situation de difficulté professionnelle et financière.
Les demandeurs d’emploi, du fait de leur statut ne supportent plus que le coût d’achat des denrées alimentaires qui composent leur plateau. Ainsi, il n’en coûte que 3,50 € pour un demandeur d’emploi, et 7,50 € pour un stagiaire salarié, la Région déboursant la somme de 5,20 € par plateau repas, dont la qualité est satisfaisante, comme j'ai pu avoir l'occasion de le découvrir.

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L’amélioration  des conditions de vie des stagiaires est primordiale pour permettre une formation de qualité. La formation professionnelle est un Droit. Nous souhaitons en faire un outil efficace pour permettre l’accès à un véritable emploi, correspondant à la fois aux ambitions personnelles et aux besoins des entreprises de la région.
Je souhaite vivement que ce protocole d’accord ne soit pas le dernier. J’ai profité de l’occasion qui m’était donnée hier pour solliciter de la direction nationale de l’AFPA qu’elle ouvre ses hébergements à l’ensemble des stagiaires en formation sur la région des pays de la Loire. J’espère que nous parviendrons  à un accord rapidement, l’enjeu du logement étant majeur dans une société où il devient de plus en plus inaccessible pour bon nombre de nos concitoyens aux revenus modestes, de trouver un toit décent.

22.10.2007

Projet sillicon valley

f5dc26ea9e9e7b8b047284e2ea1112f4.jpgL'opposition régionale va encore grogner : j'entame ce matin un déplacement de plus à l'étranger pour une mission économique.
En fin de matinée, je vais en effet m'envoler pour la Silicon Valley, en Californie.
C'est le Mouvement Français pour la Qualité et le Management qui organise cette mission, avec pour thème :  "innover pour continuer à réussir".
Une vingtaine d'entreprises ligériennes forment la délégation que j'accompagne et le programme élaboré par les organisateurs nous permettra de rencontrer de grands groupes internationaux tels que PIXAR, APPLE, GOOGLE, INTEL…Ces échanges et les études de cas permettront entre autres de mieux appréhender les techniques d'innovation pratiquées dans la Sillicon Valley, de confronter les modes de management ou encore d'évaluer les processus d'innovation éventuellement transposable dans l'hexagone et à l'échelle de la région.
La Région a fait de l'innovation un axe majeur de son développement, comme nous avons pu l'indiquer dans le SRDE (Schéma Régional de Développement Economique). Elle doit rattraper son retard (5° région française pour son nombre d'habitants, elle est 9 ou 10° pour la recherche), avec trois objectifs à la clé : garantir le développement de nos entreprises régionales dans un contexte fortement concurrentiel, assurer le maintien de compétences sur notre territoire et permettre la création d'emplois.
Ce n'est pas l'Euro, ce ne sont pas les taux d'intérêts qui font les difficultés économiques de la France : c'est son manque d'investissement dans l'internationalisation des entreprises. Jugez plutôt : avec la même monnaie et les mêmes taux d'intérêts, l'Allemagne a un excédent commercial entre 15 et 20 milliards d'Euros chaque mois, là où nous avons un déficit de l'ordre de 3 milliards. En septembre dernier, Anton Börner,  le président de la Fédération allemande des exportateurs (BGA), a encore pronostiqué une hausse de 9 % des exportations en 2008 pour atteindre 1.075 milliards d'euros. Près de 8,5 millions d'emplois, soit un sur cinq, dépendent en Allemagne du commerce extérieur, soit 1 million de plus qu'en 2000, avec une tendance toujours à la hausse.
Nos situations économiques sont éloignées, la structuration des entreprises (plus grosses outre-Rhin), le type d'industrie, de services diffèrent énormément. Mais rien n'interdit de se mettre en situation de combler le retard. L'enjeu est déterminant.

09.10.2007

Aujourd'hui on parle environnement à Laval

66fc803fdebb5eb7e7e6fdcd9d7f88b8.jpgJean-Louis Borloo a souhaité que le Grenelle de l'environnement se décline dans les Régions. Ce 10 octobre, c'est à Laval que se réunira la réunion décentralisée en Pays de la Loire.
Le principe de mettre tous les acteurs autour de la table pour parler de développement durable est une bonne chose. Ce n'est pas non plus une première. Ainsi, il y a tout juste un an, nous accueillions à Nantes et Angers les 4° assises nationales du développement durable, qui se tiennent tous les deux ans (je vous laisse calculer quand se sont tenues les premières). A travers 44 ateliers, 1500 acteurs locaux, entreprises, associatifs, élus, fonctionnaires de collectivités locales avaient réalisé un travail comparable à celui qui a lieu en ce moment sous l'égide du ministre de l'environnement.
La Région des Pays de la Loire est largement représentée à ce Grenelle délocalisé : il y a au moins un élu régional par commission le matin, et d'autres les rejoindront l'après-midi pour la plénière. Je remercie Jean-Pierre Le Scornet,  Yann Helary, Françoise Marchand, Bernard Breux, Loïc Bedouet, Jacques Cochy, Françoise Gentil et Dominique Tremblay de leur implication dans cette journée.
A l'occasion de cette journée, nous avons souhaité publier une plateforme : sans vouloir jouer les troubles fêtes, nous voulions interpeller le gouvernement sur quelques éléments. D'abord, la question sociale est absente des discussions. Or le développement durable s'appuie sur trois pieds : développement économique, préservation de l'environnement et progrès social. S'il en manque un, le développement sera immanquablement bancal. Ensuite, nous avons remarqué combien le Grenelle mettait en avant le rôle des collectivités locales. Ce n'est pas une découverte, déjà à Rio, en 1992, au sommet de la terre, les Etats avaient noté la part croissante des collectivités (au niveau international, on parle de pouvoirs locaux) dans le développement durable. Mais les collectivités ne pourront pas continuer à prendre leur part si le gouvernement continue à limiter leur capacité d'action en jouant l'étranglement financier. Enfin, nous voulons qu'au delà des discours - un  représentant de Nature Environnement au Havre parlait de bavardage durable au lieu de développement durable - l'Etat prenne pleinement sa part à l'effort nécessaire.

29.06.2007

"La République s’honore lorsqu’elle célèbre ses serviteurs, au-delà des convictions qui les animent"

a20e4d4d97ec3660e9a1a8d9a91d055e.jpgC'est la raison pour laquelle le buste d'Olivier Guichard trône désormais dans le hall de l'hôtel de la Région des Pays de la Loire. Nous l'avons inauguré cet après-midi, en présence de sa famille, du sculpteur Jean Cardot qui a réalisé l'oeuvre, du Premier ministre François Fillon et de Roselyne Bachelot, tout deux anciens conseillers régionaux des Pays de la Loire, et même, pour le premier, successeur d'Olivier Guichard à la tête des Pays de la Loire.
Il m'est arrivé souvent d'être en désaccord avec Olivier Guichard lorsque je siégeais sur les bancs de l'opposition. Il m'est également arrivé d'exprimer mon accord sur des grands dossiers (enseignement supérieur, métropole Nantes-saint-Nazaire, arc atlantique, ...), au delà des clivages. En rendant hommage à son premier président élu au suffrage universel, l'institution régionale s'ancre un peu plus profondément dans le paysage politique et institutionnel français.
Autre élément de reconnaissance, le matin même le commissaire européen Jacques Barrot a échangé avec les élus régionaux dans notre hémicycle sur l'"état de l'union". Avant qu'il ne commence son propos, je lui faisais part des circonstances dans lesquelles il s'exprimait : "Vous n’êtes pas sans savoir que la quasi-totalité des formations politiques représentées dans cet hémicycle ont été traversées par des débats autour de la construction européenne. De même, les résultats du Conseil européen de la semaine passée sont diversement appréciés sur les bancs présents devant vous. Il n’en demeure pas moins qu’indépendamment de nos sensibilités, comprendre la réalité de l’Union européenne est une nécessité pour chacun d’entre nous et c’est pourquoi votre éclairage nous sera précieux.". Son discours mesuré et conscient des enjeux du développement durable me laisse penser que les choses ont finalement beaucoup évolué depuis Rio en 1992 et Johannesbourg en 2002.
Pour le reste, la session du budget supplémentaire qui s'est achevée ce matin s'est déroulée très tranquillement. Manifestement, le départ de François Fillon et de Roselyne Bachelot, l’absence d’Hervé de Charrette et les questions de leadership dans la droite nantaise ont pesé sur la capacité d’action de l’opposition régionale. Il faut dire que les grands sujets en débat ne prêtaient pas à la controverse : Qui peut être contre le Technocampus EMC², qui nous donne une longueur d'avance dans la bataille industrielle autour de l'aéronautique ? Qui peut être contre le fonds d'appui aux filières et l'accompagnement des PME industrielles ? Ou contre l'achat de trains, alors que les TER connaissent un succès grandissant ? Une autre explication cependant : après une séquence électorale où la droite a obtenu en Pays de la loire une plus courte majorité qu'elle ne s'y attendait aux présidentielles et des législatives où la gauche a plus que doublé son nombre de députés, le discours de la droite régionale sur l'illégitimité de notre victoire de 2004 ne peut que s'estomper, il lui faut en trouver un autre. Car le pluralisme politique s’est installé durablement en Pays de la Loire, avec un résultat de la gauche qui se construit autour des villes, bien sûr, mais pas seulement. J’ai la prétention de penser que l’action de la majorité régionale n’est pas complètement étrangère à ce résultat.

18.05.2007

made in china

Je m'envole demain pour la Chine, où je conduirais pour la 4° fois une délégation des Pays de la Loire. Aux incertitudes de la technologie près, je devrais pouvoir vous faire part de mes impressions sur ce blog directement depuis là-bas.

A bientôt, depuis l'empire du milieu.

10.05.2007

La Région joue la carte de la proximité

C’est avec un immense plaisir que j’ai inauguré, ce mercredi 9 mai, l’Espace régional de Laval, en Mayenne.
Beaucoup de monde était présent lors de cette inauguration : élus locaux, départementaux et régionaux, acteurs du territoire, agents régionaux, responsables de chambres consulaires, présidents et directeurs d’associations, en un mot, de très nombreux partenaires régionaux de la Mayenne s’étaient réunis à l’occasion.
medium_espace_laval.JPGL’objectif poursuivi à travers l’ouverture des Espaces Régionaux (un par département, plus un à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique) est de créer une relation de proximité avec les citoyens, en permettant de donner une visibilité à l’action du Conseil régional, dans ses politiques publiques et le développement de son partenariat avec les acteurs du territoire. Mais au-delà de la vitrine bien nécessaire à l’information citoyenne, les espaces sont des lieux utiles aux usagers des services publics régionaux : bénéficiaires des dispositifs d’aménagement du territoire et des contrats territoriaux, lycéens, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle, usagers des transports régionaux, ou tout simplement les associations régionales qui peuvent bénéficier des dispositifs de visioconférence et limiter ainsi leurs frais de déplacements…
Enfin, ils constituent un gage de proximité dans la gestion des dossiers qui le demandent : entretien des lycées, gestions des personnels non enseignants dans les lycées, évaluation au plus près des territoires des politiques mises en place par la Région, etc.
Une particularité très remarquée, la présence très forte, au sein de l’Espace régional, de la Maison de l’Europe dont la vitalité se trouve désormais doublement renforcée, d’une part par la mise à disposition de locaux modernes, spacieux et adaptés, d’autre part grâce à des moyens financiers importants et assortis d’une convention avec le Conseil régional conférant à la maison de l’Europe une mission d’intérêt général pour l’ensemble du territoire mayennais. Le 9 mai étant la journée de l’Europe, c’était une façon de mettre en pratique concrètement l’engagement européen qui m’anime.

11.04.2007

La création d'emplois : la politique régionale par la preuve

medium_ateliers_creation.jpgHier, un grand journal du soir titre sur le boom des TPE et PME . Ce même journal consacre par ailleurs cette semaine trois enquêtes sur ce secteur pourvoyeur d’emplois et d’activités dans l’artisanat, les services à la personne ou le commerce. Ce mouvement, les Régions l’ont bel et bien identifié et amplifié en accompagnant la création d’entreprises sur leur territoire par la mise en place de politiques publiques. Il y a quelques jours, je me suis rendu aux ateliers régionaux de la création de la Roche-sur-Yon qui concluaient un premier cycle de rencontres organisé à Saint-Nazaire, Saumur, Mayenne et Mamers, initié par le Conseil régional.
En 10 jours, près de 450 personnes, aux parcours et aux statuts divers, ont pu rencontrer les acteurs de terrain, les partenaires et les financeurs de la création d’entreprise, leur présenter leur projet et juger de leur faisabilité. Les acteurs de la création (réseaux consulaires, plate-forme d’initiatives locales, OSEO, associations de prêts d’honneur….) ont répondu présents et le succès de cette manifestation régionale est indéniable. Une fois de plus, aux quatre coins de la Région et sur des territoires présentant des caractéristiques spécifiques, les Ligériens ont confirmé leur culture de l’initiative et du projet.
Ces premiers résultats sont encourageants et confortent la Région dans sa volonté d’amplifier son action sur le terrain, de multiplier les initiatives avec nos partenaires, d’être au plus près des préoccupations des habitants et des territoires, notamment par la promotion et le soutien à l’économie de proximité. Face à une volonté de monter un projet crédible et original, nous devons apporter avec l’ensemble des partenaires des réponses concrètes et opérationnelles, simplifier des itinéraires souvent complexes qui parfois découragent et aider l’entreprise à démarrer.
Les ateliers régionaux de la création seront à coup sûr renouvelés parce qu’il existe un formidable potentiel de création d’activités et qu’il faut tout faire pour soutenir durablement ce gisement d’emplois qui assurent la vitalité de nos territoires

23.03.2007

L'UNEF remet la jeunesse dans le débat présidentiel

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L'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) fête cette fin de semaine ses 100 ans, et m'a proposé de venir participer à cette célébration jeudi soir, autour d'un "dîner des 100 ans". A cette occasion, dans une atmosphère survoltée, et juste après Lionel Jospin, je leur ai fait part de mes souvenirs de militant étudiant, et de ce que j'ai pu en retirer dans ma vie politique par la suite.


Plus tôt dans la journée, Bruno Julliard, le président de l'UNEF, avait formulé les exigences du syndicat étudiant pour la jeunesse, des conditions de vie des étudiants aux questions de santé, de logement en passant par l'insertion professionnelle, sur lesquelles les candidats à la présidence de la République doivent se prononcer.
A mon souvenir, le discours de Grenoble de Ségolène Royal (voir ma note de l'époque) répond en grande partie aux questions posées.
Pour ce qui nous concerne, l'Association des Régions de France a validé voici quelques jours le principe du manifeste des Régions pour les jeunesses. Celui-ci définit l’engagement des régions françaises pour les jeunes, en matière d’insertion, de condition de vie et de démocratie. Ce texte, décline les engagements concrets des Régions pour leurs jeunes, ainsi que les principes qui guident leur action. Entre notre engagement dans les lycées, les centre d'apprentis, les universités, nos responsabilités en matière d'insertion, sans oublier le sport, la culture, le logement, les transports, nous avons acquis une connaissance des besoins des jeunes, et il me semble que nous répondons également pour partie à ce genre d'interpellation.
En tant que président de la commission éducation de l’ARF, mais aussi initiateur du projet, je rencontre en ce moment les acteurs des politiques en direction de la jeunesse (associations de jeunesses, éducation populaire, Education Nationale, etc…) pour enrichir et valider la démarche. A travers ce texte, les Régions se positionnent comme les collectivités pilotes en matière de réponse aux besoins des jeunes. Tous les commentaires étant les bienvenus, je publie ici ce manifeste, et suis à l'écoute de toute interpellation sur ce texte.

(crédit photo : Manuel MC sur Flickr)

20.03.2007

La question du logement étudiant

Je visitais hier matin la cité universitaire de Fresche Blanc à Nantes, dont les locaux ont été rénovés, sécurisés et rendus accessibles aux étudiants handicapés. Pour avoir vécu en cité universitaire, à Clermont Ferrand au début des années 60, j’ai pu observer les très grandes évolutions de ce type d’habitat, bien mieux adapté aujourd'hui aux conditions de vie des étudiants.
medium_crous.jpgA cette occasion, j'ai signé avec le CROUS une convention d’une durée de six ans, qui porte sur la rénovation ainsi que sur la construction de nouveaux logements étudiants sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire, pour un montant de 21 Millions d’Euros sur 7 ans.
Pourquoi cet investissement, qui n'est pas obligatoire pour nous ? C'est que notre région a pris l’engagement de favoriser toutes les initiatives en faveur du logement étudiant (mais aussi du logement social, en concertation avec les collectivités locales), dans le but de rattraper notre retard en terme de nombre d'étudiants. La réalité s'impose : nous manquons d’étudiants, qu'il soient issus des Pays de la Loire, du reste de la France ou de pays étrangers. Or, la nécessité d'augmenter le niveau de formation général, et d'aider les jeunes issus des milieux modestes à accéder aux études supérieures, nous impose, entre autres, de travailler à l'amélioration des conditions de vie des étudiants.
Les Pays de la Loire ne sont pas les seuls à rentrer dans cette dynamique : l'ensemble des Régions françaises s'y engage, à travers un manifeste des Régions pour les jeunesses que j'ai coordonné, et dont un premier projet a été adopté par l'Association des Régions de France. J'y reviendrais cette semaine.