07.03.2008

Dimanche, dans les urnes, donner un message à la droite et choisir des équipes compétentes

95544452.jpgDepuis mon retour du Burundi, le temps que me laisse la gestion des affaires régionales a été entièrement consacré à la campagne des municipales et des cantonales. Je me suis rendu dans de nombreuses communes de la Région (Changé en Mayenne, où j'étais par ailleurs pour parler de la PAC avec les présidents des régions de l'ouest, le Maine et Loire - Champtoceaux, Le Loroux Beconnais, Thouarcé, Saumur, Cholet - le sud Vendée hier soir et bien sûr, la Roche sur Yon, après une première série qui m'avait conduit en Sarthe, en Mayenne et dans le Nord Vendée fin janvier début février ) et ai pu mesurer le chemin parcouru par des équipes locales, prêtes à se lancer dans la gestion publique.
Certes, la gauche dans l'ouest a la chance, depuis maintenant 30 ans, de s'appuyer sur un réseau de maires qui ont modelé leurs villes et ont réussi à en faire de véritables métropoles : Nantes, bien entendu, mais aussi Angers, Le Mans, Rennes, Poitiers, Brest, etc...  ou des villes d'équilibres offrant un niveau élevé de services publics à leurs concitoyens, dont un bon exemple est, si je puis me permettre, La Roche sur Yon.
Mais aujourd'hui, forts de ces réussites, mais nourris également par l'expérience réussie de la gestion régionale, des équipes se forment et  se réclament ouvertement de leur famille d'origine, la gauche, sans sectarisme mais avec détermination. Les projets de ces candidats de gauche que j'ai pu découvrir à l'occasion de ces déplacements sont tous de très bonne facture, ils proposent de faire les choses à l'endroit : d'abord l'homme (au sens de l'humain, que l'on me pardonne ce raccourci la veille de la journée internationale de lutte des femmes), puis l'économie et l'environnement.
Si la gauche a, les dernières années nous le montrent, de grandes difficultés à organiser son propos et ses troupes dans les débats nationaux, on voit émerger en parrallèle une gauche territoriale intelligente et pragmatique capable de défendre les citoyens et de construire l'avenir dans les collectivités. Certains y verront une résurgence de la SFIO, j'y vois pour ma part un espoir de renouveau. J'ai l'impression que Ségolène Royal portait cette pratique et cette vision l'an passé. Un rendez vous manqué (manqué avec un résultat de 17 millions de voix quand même) ne veut pas dire qu'il ne faut pas continuer à creuser dans ce sens : c'est dans notre action locale, où nous obtenons d'excellents résultats, où nous trouverons les ressorts pour répondre aux exigences nouvelles de la société.
Dimanche sera aussi l'occasion de faire passer un message à la droite : si le pays accepte les réfomes, il les veut construites avec les acteurs, et dans l'équité. Ce gouvernement trainera toujours derrière lui le boulet des 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches comme premier acte de gestion. Montrons lui tous que nous ne pouvons l'oublier. Votez, et faites voter pour les listes et les candidats de la gauche qui construit.

03.09.2007

Retour à la réalité quotidienne

Aujourd'hui, c'était la rentrée au Conseil régional : premières réunions avec mes collaborateurs, puis avec les vice-présidents de la Région, premiers dossiers passés en revue : les espaces régionaux, point d'orgue du rapprochement de la collectivité avec ses citoyens, et tour d'horizon de rentrée avec le directeur de Fontevraud.
19d5e6c109abbeecf70915a197b22f61.jpgDemain j'entame la semaine de rentrée dans les lycées. Je visiterai des établissements de tous les départements de la Région, dont Pierre Mendès-France, le lycée où j'ai été proviseur à La Roche sur Yon, ce mercredi matin. J'aurai l'occasion de retrouver Paul Desneuf, le Recteur d'Académie, dans deux établissements, un en Mayenne et l'autre en Loire-Atlantique. Il faut dire que l'éducation est une compétence aujourd'hui partagée entre l'Etat et nous. Rien de plus normal que de le démontrer par ces visites communes.
Ma rentrée officielle a été précédée par une semaine politique assez chargée. Je suis allé écouter Ségolène Royal à Melle le samedi 25 août. Avant son intervention, j'ai dit quelques mots sur notre conception de la démocratie et de l'intelligence citoyenne face à l'hyper-concentration du pouvoir sarkozyste, soulevant à cette occasion le danger démocratique qu'il y a à faire croire à un pays tout entier en l'homme providentiel. En effet, si celui-ci échoue, que reste-t-il ? Un sentiment de dégoût de la politique encore plus prononcé. Je pense donc que Nicolas Sarkozy joue avec le feu, en plus de proposer une politique injuste. Le discours de Ségolène Royal était de très bonne tenue. J'ai particulièrement apprécié son grand dégagement sur la question de l'individuel et du collectif. Ce qui en a été retenu par les médias est, hélas, bien plus anecdotique.
Ensuite, j'ai retrouvé mes collègues Présidents de Région à La Rochelle, pour notre 4° conférence de presse de rentrée. Chaque année, le dossier de presse de l'Association des Régions de France s'étoffe de nos réalisations concrètes. Face au déluge de mots, de phrases, de postures présidentiels et gouvernementaux, nous opposons des actes, des réussites, des projets en cours. Ce président et ce gouvernement voudraient nous faire croire qu'ils sont en période d'installation, comme après une alternance. Pourtant, le ministre des collectivités locales en poste lorsque j'ai négocié le contrat de projet est aujourd'hui Président de la République et les financements devraient déjà commencer. Nous en sommes loin ! Quant aux premières mesures, elles sont souvent inadaptées ou injustes, toujours tape à l'oeil, parfois très dangereuses. Nous ferons ainsi consciencieusement le bilan de la fin de la carte scolaire, mais les premiers signes que nous pouvons avoir montrent un afflux dans les lycées de centre-ville (qui se préparent à des classes de 35, voire plus) au détriment des lycées de périphéries. Bravo pour la mixité sociale...
Avant cette réunion, j'ai animé une table ronde sur la démocratie participative dans le cadre des journées de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains. Avec une bonne cinquantaine de collègues de toute la France et tous niveaux de collectivités, nous avons débattu très sereinement de cette question, importante à l'orée des élections municipales. J'ai trouvé tout le monde très responsable et très déterminé. C'est d'ailleurs ce qui semble-t-il ressort de ces journées de La Rochelle.
La vie politique, et la vie régionale reprennent donc leur cours. J'entame cette période dans le même état d'esprit que mes camarades à la Rochelle. A notre charge, en Pays de la Loire comme ailleurs, de donner du sens à l'idée de la politique par la preuve. Ce sera notre pierre à l'édifice d'une reconstruction de la gauche de gouvernement.

08.06.2007

Sanctionner le bilan de la droite et porter le message de justice et de solidarité dans les urnes

Cette campagne du 1° tour des élections législatives s'achève. J'aurai pour ma part soutenu un grand nombre de candidats socialistes, mais aussi une candidature commune PS-Verts, sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire. Ce soir encore, je serais avec Adeline L'Honnen dans la presqu'ile guérandaise.

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Dans cette campagne, le chef de file de la majorité sortante ne se sent pas comptable d'un bilan désastreux à bien des égards.. Il l'est pourtant : combien des membres de son gouvernement ont été ministres sous la présidence de Jacques Chirac ? Il me semble en compter 11. François Fillon nous a par contre montré son visage le plus sectaire, à Lyon en début de semaine, et même encore hier. On croirait entendre Philippe de Villiers, à croire qu'il a fini par déteindre sur lui à force de marcher main dans la main en Pays de la Loire. Ce ne sont pas des reproches à un responsable politique sur ses idées ou sa pratique qui sont là en cause, mais bien une tentative de disqualification de toute une famille politique, la gauche, qui a pourtant apporté beaucoup à notre pays à des moments décisifs de son histoire. François Fillon fait là dans la récidive : en octobre 2002, alors ministre des affaires sociales de Jean-Pierre Raffarin, il avait fustigé "la responsabilité du Front populaire dans l'effondrement de la nation française en 1940". On quitte le masque du gaullisme social, celui du Conseil National de la Résistance justement, pour au contraire incarner la droite d'aujourd'hui, revancharde, sectaire, décidée à mener sa politique au service des plus puissants.

L'examen du programme de l'UMP fait à ce propos froid dans le dos, mais il est très instructif :

-on y parle d'instaurer des franchises médicales, juste après avoir annoncé l'alignement des honoraires des généralistes sur les spécialistes, qui n'en demandaient pas tant

-on y prépare la marchandisation de l'éducation, à travers la suppression pure et simple de la carte scolaire et l'encouragement des lycées privés

-on y décide la fin de l'obligation de logement social (qui seront obligatoires uniquement dans les zones ou cela est justifié, ce qui laisse la place à toutes les interprétations) en diluant le sens des mots, puisque les logements locatifs aidés et les logements destinés à l'accession à la propriété seront dorénavant comptés comme tels,

-on y annonce la refonte de toutes les retraites, y compris celle des professions libérales, qui ont choisi de se doter d'un système minimal de solidarité jusqu'alors et vont être intégrés à la solidarité nationale,

-les nouveaux contrats de travail vont mettre à bas 150 ans de conquêtes sociales

-quant aux mesures fiscales, François Hollande a démontré voici quelques jours leur injustice flagrante.

Dans 200 circonscriptions, Ségolène Royal est arrivée en tête le 6 mai dernier. Dans d'autres, il est impossible de prédire quelle sera la mobilisation et à qui elle peut profiter. La mobilisation de tous est indispensable pour donner l'espoir de justice et de solidarité que la gauche porte depuis 2 siècles et continuera de porter malgré ce que peut en penser le Premier ministre.

Quand bien même les français confirmeraient-ils leur choix du 6 mai, il est grandement nécessaire que l'opposition bénéficie d'une large audience au parlement, pour permettre un examen scrupuleux des mesures qui seraient soumises au vote de la représentation nationale. Nous savons bien, en Région Pays de la Loire, qu'une loi non débattue peut produire des effets pervers dans sa mise en œuvre : l'acte 2 de la décentralisation, passée en plein cœur de l'été 2004 à l'Assemblée Nationale sans délibération ni vote (le gouvernement avait alors peur de sa propre majorité) contient des failles gigantesques, des imprécisions notables, des erreurs manifestes d'appréciation qui nous rendent la tâche difficile au quotidien.

C'est pourquoi pas une voix ne doit manquer ce dimanche, et le dimanche suivant. Ensuite, ensuite seulement, nous engagerons le travail de rénovation nécessaire pour la gauche et plus largement les républicains.

06.05.2007

Ma réaction aux résultats des élections

medium_Merci.jpgCe soir, je veux d’abord saluer Ségolène Royal, son combat, son courage, sa rigueur morale, sa capacité à esquiver les coups bas, à faire face aux calomnies, à rebondir après l’épreuve. Je voudrais la remercier pour ce qu’elle vient de réaliser, pour son camp comme pour l’ensemble de la société française.
Tout au long de cette campagne, pour gagner des voix, Nicolas Sarkozy n’a cessé de jouer sur les haines et les peurs, de stigmatiser les plus fragiles : les chômeurs, les RMIstes, les quartiers populaires, les jeunes et notamment les mineurs, les bénéficiaires des conquêtes sociales de la Libération à Mai 68, etc. tous ont dû subir l’anathème du nouveau président de la République.
C’est la première fois qu’un chef de l’Etat est élu en montant les Français les uns contre les autres. Dans les jours qui viennent, quand les analyses du vote auront été faites, nous saurons mieux qui a peur de qui, et pourrons ainsi pronostiquer avec certitude quelles fractures sociales, sociétales, générationnelles, vont s’agrandir ces 5 prochaines années.
Au contraire, Ségolène Royal, à travers le pacte présidentiel, nous a montré la voie d’un projet politique qui réunit les français, quelque soient leurs origines sociales, territoriales, ou leurs convictions philosophiques ou religieuses, bien au-delà du seul électorat socialiste.
Je pense à la déconvenue des électeurs qui ont massivement porté leurs suffrages sur elle
notamment dans les grandes villes de la région, à La Roche sur Yon, à Nantes, à Saint-Nazaire, au Mans, à Laval et Angers. Les néo-conservateurs, partisans de l’ultralibéralisme économique et du conservatisme des valeurs - Thatcher ou Berlusconi hier, Bush ou Sarkozy aujourd’hui - conduisent notre société dans une impasse, mais il nous faut aujourd’hui élaborer ensemble le projet qui nous permettra de l’en détourner. Ce projet, pour être construit, a besoin des femmes et des hommes qui se sont mobilisés ces derniers mois autour de Ségolène Royal.
D’ores et déjà, elle a rénové le logiciel de la gauche à tel point que son audience dépasse très largement le cadre du seul parti socialiste. En égalant le score de François Mitterrand en 1981 au premier tour, avec un taux de participation record, elle s’inscrit dans la durée. La gauche a ce soir un leader, il s’appelle Ségolène Royal. C’est autour d’elle que tout doit se reconstruire pour une société plus juste et plus forte. Le parti socialiste a une nouvelle fois un rôle essentiel à jouer pour faire avancer la société.
Enfin, je demande à Ségolène Royal de continuer à nous offrir son élan et sa vitalité, en menant avec nous le combat qui s’annonce, celui des législatives. En Pays de la Loire comme ailleurs dans notre pays, nous pouvons réussir à contrebalancer la concentration des pouvoirs qui est la conséquence de l’élection de Nicolas Sarkozy : pouvoir présidentiel, pouvoir financier, pouvoir médiatique. Elysée, Sénat, Conseil constitutionnel, Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sont au main du même clan, l’Etat UMP. En portant à l’Assemblée Nationale une majorité de femme et d’hommes de progrès, les Français pourront éviter une dérive du pouvoir au seul service de quelques uns et un recul social sans précédent.

04.05.2007

Vous avez dit crédible ?

Jean Jouzel qui représente la France à la nouvelle réunion du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) qui vient de s’ouvrir à Bangkok, apporte son soutien à Ségolène Royal considérant que son programme est la bonne réponse à l’enjeu prioritaire que constitue le changement climatique.
Les acteurs de l’écologie regroupés au sein de l’Alliance pour la Planète (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre...) ont défini 24 mesures susceptibles de répondre à l’urgence écologique. Les candidats ont été évalués en fonction de la présence ou non de ces mesures dans leurs engagements écrits. Ségolène Royal obtient 16/20, Nicolas Sarkozy  8,5/20.
Vingt Sept économistes publient un appel en faveur de Ségolène Royal. Les signataires, parmi lesquels on trouve Thomas Piketty et Daniel Cohen, se déclarent « convaincus que Ségolène Royal est la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d’une nouvelle croissance, durable et partagée. »
Un appel de petits partrons a été lancé en faveur de Ségolène Royal. La candidate socialiste, (…) a mis l'acccent depuis le début de la campagne sur les PME. Plus de 350 dirigeants de ces entreprises se sont réunis jeudi soir à Paris pour lui apporter leur soutien. Parmi les dirigeants enrôlés autour de la candidate socialiste, figurent : Bruno Laforestrie, fondateur de Hi-Media et Jean-Bernard Magescas, président de l'opérateur Wi-Fi Fon en France, Jacques Rosselin, fondateur de Courrier International, et Fabienne Servan-Schreiber, PDG de la société de production audiovisuelle CinéTévé.
Lundi 30 avril, le collectif Sauvons la recherche (SLR) annonçait son soutien à Ségolène Royal
Quatorze présidents d'université ont apporté leur "soutien" à Ségolène Royal pour la présidentielle, selon eux "seule capable d'incarner l'espoir d'un changement de cap nécessaire" pour l'enseignement supérieur et "capable de garantir un service public de qualité".
La Ligue des droits de l’homme (LDH), association née à la fin du XIXe siècle après l’affaire Dreyfus, a appelé samedi à voter et à faire voter pour Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle le 6 mai.
Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes (Amuf), a annoncé dimanche qu'il voterait pour Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle.
Ségolène Royal, a reçu jeudi le soutien de cent associations de quartiers populaires, qui ont lancé un appel "pour dire non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation".
Le 19 avril, 200 intellectuels avaient appelé dans Libération "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal".
Comment peut on hésiter un instant ? Votez et faites voter pour Ségolène Royal.

03.05.2007

Ségolène Royal a l'étoffe d'un chef d'Etat, elle nous l'a montré hier soir

medium_debat_televise.jpgSégolène Royal a démontré hier soir, à ceux qui voulaient encore en douter, qu’elle a l’étoffe d’un chef d’Etat.
Face à un Nicolas Sarkozy lançant des affirmations aussi péremptoires qu’inexactes, elle a montré sa grande maîtrise des dossiers, sa compétence, sa détermination, la force de ses convictions et la cohérence de son pacte présidentiel.
Ségolène Royal propose de gouverner avec les Français en favorisant le dialogue social alors que le candidat de l’UMP présente une vision du pouvoir autoritaire et technocrate.
Avec Ségolène Royal, nous sommes assurés de voir se mettre en place un Etat impartial, respectueux de toutes les opinions, associant les Français au lieu de les diviser. 

02.05.2007

Une journée de campagne en Vendée

C’est sous un soleil d’été que j'ai fait campagne ce lundi 30 avril en Pays Yonnais.
La journée a commencé par une réunion à Dompierre sur Yon, commune où Ségolène Royal est arrivée largement en tête le 22 avril.
Une quarantaine de personnes souhaitaient me rencontrer afin de débattre du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, mais aussi de la situation politique en Vendée où Philippe de Villiers est a été fortement rejeté par les vendéens.
Parmi les présents, se trouvaient des électeurs de Ségolène Royal bien sùr, mais aussi des indécis, parmi lesquels des électeurs qui ont porté leurs suffrages sur François Bayrou.
J'ai pu repréciser les raisons de voter et faire voter Ségolène Royal :
- Un projet, le Pacte Présidentiel qui porte en lui le fondement d’une France moderne, apaisée et conquérante et d’une République nouvelle.
- Une vision, celle d’une France forte et juste dans une Europe relancée, dont le nouveau projet constitutionnel sera soumis aux français par référendum, et dans un monde plus solidaire, où le co-développement sera l’un des axes forts en faveur des pays émergeants.
- Une méthode, celle d’une démocratie participative où les citoyens sont au cœur de la vie publique,  d’une démocratie sociale forte où la négociation permanente sera un facteur de paix sociale et de développement économique.
- Une personnalité, élue sans discontinuer depuis 1988, forte de ses expériences ministérielles, de sa capacité à écouter, à rassembler et à tenir ses engagements.
En Vendée comme dans le Pays Yonnais, le recul de  Philippe de Villiers est salué par tous comme étant une excellente nouvelle pour l’avenir. Le ralliement de ce dernier à Sarkozy devrait d’ailleurs inciter tous les démocrates vendéens qui ne veulent pas se reconnaître dans les thèses extrémistes du vicomte à porter leurs suffrages sur Ségolène Royal, seule capable de rassembler les Français.

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L’après midi, j'ai continué ma journée de mobilisation dans le sud du Pays Yonnais, à Aubigny.
Après avoir rencontré les élus locaux, à l’invitation du Maire Jean Lardière, j'ai reçu le Comité du maintien du service public de la poste, l’agence postale d’Aubigny étant menacée de fermeture. C’est une véritable casse du service public et aux personnes de même qu’un délitement du lien social auquel on assiste sous ce gouvernement et dont l’élection de Mr Sarkozy ne ferait qu’aggraver cette fracture sociale et territoriale.
Je me suis ensuite rendu, accompagné d’élus locaux sur le site de la future maison de la petite enfance (financée par la Région) puis je suis allé à la rencontre de parents d’élèves de l’école élémentaire d’Aubigny.
J'ai fini ma journée, par une réunion dans un foyer de personnes âgées de La Roche sur Yon. J'ai pu présenter aux résidents et aux personnels la vision et la dimension sociale du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, Pacte qui précise bien le maintien d’un service public de qualité, l’aide à l’accompagnement des personnes âgées et dépendantes, la revalorisation des retraites, notamment des plus modestes, et l’aide renforcée aux collectivités locales et aux structures d’accueil pour une France plus juste et plus solidaire.
Je retiens de cette journée qu'il reste des électeurs à convaincre, qui ne demandent qu'à être convaincus. Le débat télévisé de ce soir devrait leur donner matière à ce qu'il en soit ainsi.

28.04.2007

Ma réaction au dialogue de samedi entre Ségolène Royal et François Bayrou

Le débat de ce matin incitera de nombreux électeurs centristes à voter pour Ségolène Royal 

Je me félicite de la qualité de l’échange entre Ségolène Royal et François Bayrou qui a permis à tous ceux qui ont pu le suivre de voir où se situent les points de convergences entre le Pacte présidentiel de Ségolène Royal et les idées et propositions défendues par le candidat centriste.
medium_debatSRFB.jpgCe débat voulu par Ségolène Royal dont l’ambition, et  le seul objet, était d’éclairer les Français montre qu’il existe une autre manière de  faire de la politique qui privilégie toujours le dialogue constructif aux affrontements stériles et que l’on peut sortir de la conception manichéenne qui veut qu’une moitié du pays impose sa loi à l’autre moitié.
Cet entretien a montré que, sur des thèmes aussi essentiels que la démocratie, le fonctionnement des institutions, les libertés publiques, la lutte contre le chômage, l’Europe, la priorité donnée à la jeunesse, à l’éducation, le Pacte présidentiel de Ségolène Royal répond aux préoccupations exprimées par les électeurs centristes et que ce qui réunit et beaucoup plus important que ce qui divise.
Ce débat est à mille lieux des vieilles pratiques, plus que jamais en vigueur à l’UMP, qui pour s’imposer  consistent à débaucher un à un les élus UDF et à museler la presse par la menace et l’intimidation.
Au vu de ce débat, dont je regrette pour notre démocratie que les grands médias se soient tenus à l’écart, un très grand nombre d’électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteront, comme je le souhaite, le 6 mai prochain sur la  candidature de Ségolène Royal pour en faire la Présidente de tous les Français.

NB : rendu public samedi, ce billet n'a été publié que lundi matin sur le blog

27.04.2007

De la démocratie dans cette campagne, et de la différence de méthode politique des candidats

La question de la démocratie, et même celle des libertés publiques sont posées par de nombreux protagonistes de cette fin de campagne électorale. Des questions sont en effet posées, lorsqu'on juxtapose des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines : le contrôle des billets de la gare du nord qui finit en émeute urbaine, la manifestation des statisticiens du ministère du travail contre les chiffres du chômage présentés hier ou encore les difficultés à mettre en place le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Tout cela ressemble beaucoup à ce que connais depuis 1986 en Vendée, depuis l'élection du toujours en place président du Conseil général.
Beaucoup de choses ont été dites sur la question, qui démontrent combien les méthodes des deux candidats du 2° tour sont différentes pour se saisir des enjeux de notre société.
Je souhaite pour ma part revenir sur un aspect particulier de la méthode de Ségolène Royal, qui fait l'objet de toutes les railleries de la droite, soit la question de la démocratie participative.
En meeting dans l'Essonne avant le premier tour, Nicolas Sarkozy a déclaré : " leur démocratie participative, ce n’est pas une nouvelle manière d’associer le peuple aux décisions qui le concernent, c’est juste la forme ultime de la démagogie ". Cela nous donne un élément d'information sur la personnalité du candidat : quand il ne comprend pas, il rejette. S'il gagnait, la France devrait faire avec ce travers.

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Ségolène Royal, au contraire, fait confiance aux citoyens de notre pays : "Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu’on a bien identifié avec eux ce qu’ils vivent. Le meilleur moyen, c’est encore de leur demander ce qu’ils en pensent. Je crois, moi, en l’expertise citoyenne ". Les décisions de lancer un grand débat sur l'énergie, ou encore d'une conférence sur les salaires ou les retraites, permettront à chaque fois de présenter les point de vue de chacun et d'avancer ensemble. A l'heure où des choix doivent être faits, il est important d'associer au mieux les partenaires et les citoyens.
Séduisante sur le papier, cette méthode de travail a de plus le mérite d'être efficace ! C'est ce que nous avons fait en Pays de la Loire en mobilisant toute la société ligérienne à travers les assises régionales dans le début de mandat. C'est ce que nous continuons de faire au quotidien dans de nombreuses structures de concertation ou même de co-construction. La participation citoyenne n'est pas une perte de temps : une décision, même excellente sur le fond, ne vaut rien si elle est refusée par la société. Une décision construite avec les acteurs a par contre plus de chance de connaître une bonne explication.
Ne nous trompons pas : il appartient au politique de fixer les objectifs, et de trancher au bout du compte. C'est ce que prévoit le pacte présidentiel, sur la question des retraites par exemple. Mais discuter des modalités ensemble, délibérer des avantages et des inconvénients avec les personnes concernées ou leurs représentants permet de rendre un dispositif tout simplement applicable.
Un exemple : élus à la fin du mois de mars 2004, l'assemblée de juin du Conseil régional des Pays de la Loire a voté la gratuité des manuels scolaires dans les lycées sur le principe et dans ses modalités. En trois mois, nous avons réussi à travailler avec les chefs d'établissements, les intendants, les organisations syndicales, les parents d'élèves et les syndicats lycéens à mettre en place ce dispositif de justice sociale.
La démocratie participative, ça marche !

26.04.2007

Le ralliement de Philippe de Villiers à Nicolas Sarkozy : la droite extrême au secours de la droite dure

medium_Ordre_republicain.2.jpgFinalement, Philippe de Villiers a choisi de donner des consignes de vote à ses 818.000 électeurs du 1° tour (dont seulement 45.000 en Vendée, où il connaît un effondrement de ses soutiens) : pour lui ce sera Nicolas Sarkozy « pour barrer la route à la gauche ».
Ce ralliement ne m’étonne pas : François Fillon et ses amis du MPF avaient déjà fait cause et liste commune en 2004 aux Régionales. Cela ne leur avait d’ailleurs pas porté chance : malgré une fusion entre les deux tours avec la liste menée par Jean Arthuis, cadre historique de l’UDF, une grande partie des électeurs centristes s’étaient reportés sur la liste que je menais, par refus de la collusion entre la droite et la droite extrême.
Le même qui parlait voici peu d’UMPS (lire ici, ici ou ici) pour parler de la prétendue connivence entre les deux formations politiques a donc pris acte du durcissement terrible de l’UMP ces dernières semaines. Il ne pouvait que soutenir Nicolas Sarkozy. Il confirme que le fossé se creuse entre un bloc de droite autoritaire et le reste de la société.
En additionnant son électorat et celui de l’UMP, on obtient un score de 33,41 % des voix. Ségolène Royal et ses soutiens, c'est-à-dire l’ensemble des partis de gauche et les écologistes, ont quant à eux réuni 36,1 % des voix. Manifestement rien n’est joué.
Les arbitres du deuxième tour seront les électeurs de l’UDF. Les propos de François Bayrou hier (« Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche. ») donnent une indication sur ce que pourra faire son électorat dimanche 6 mai. S’agit-il de la préfiguration d’une recomposition politique ? Je n’en suis pas certain. C’est en tout cas la preuve qu’une politique économique ultralibérale mâtinée d’autoritarisme, ce que proposent Nicolas Sarkozy et son tout nouvel allié, ne conviennent pas à une immense majorité des français, qui souhaite une France écoutée et respectée, des institutions pluralistes et une République apaisée.

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