01.07.2008

Des abeilles au SRADDT - se construire un avenir collectif

Dans la suite de la session des 26 et 27 juin derniers, au cours de laquelle nous avons approuvé les documents définitifs du SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) et du SRIT (Schéma Régional des Infrastructures et des Transports), j’ai eu l’occasion hier de revenir sur ma vision de ce que représente l’aménagement du territoire pour le Conseil Régional, et d’inaugurer une 1ère déclinaison de cette approche.

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En effet, j’ai, hier matin, participé à l’installation de 8 ruches – d’abeilles bretonnes ! – sur le toit de l’Hôtel de Région. Cela peut paraître anecdotique et pittoresque. Pourtant, l’avenir de la filière apicole doit nous interpeller sur au moins 4 réflexions : la sauvegarde de la biodiversité, l’évolution vers une agriculture et des modes de développement durables, la relation de l’homme à son environnement (qu’il soit urbain ou rural), et le bien-être, la santé, et la préservation d’une filière au nom de l’intérêt général.
Autant de thématiques abordées dans les grands défis pour tous nos territoires formalisés, en concertation avec les élus et acteurs de la région, dans le SRADDT. J’ai eu l’occasion d’y revenir plus en détail hier après-midi, à l’occasion d’un échange avec les représentants syndicaux de la CFDT, réunis en séminaire régional sur l’aménagement du territoire.
J’ai essayé de leur expliquer comment j’appréhende cette thématique particulièrement large, en posant tout d’abord la question de ce qu’est le territoire : de quel territoire parlons-nous ? Existe-t-il un territoire pertinent dans l’absolu ? Quels cercles existent autour des lieux de vie et des besoins à satisfaire pour nos concitoyens ? Face à ces questions, on constate à mon sens une distorsion, voire une opposition, de plus en plus grande entre les territoires de vie et l’organisation institutionnelle et politique.
J’ai précisé également comment il me parait nécessaire d’articuler l’aménagement du territoire régional, basé sur les grands projets d’infrastructures et d’équipements de dimension régionale, avec l’aménagement des territoires de la région, qui doit permettre de répondre de manière plus précise aux besoins et attentes de nos concitoyens. Il s’agit bien là de créer les conditions du « bien vivre ensemble », en facilitant l’accès à la connaissance, aux services publics et aux publics, aux activités économiques ... C’est le sens des Contrats Territoriaux Uniques, à propos desquels j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ce blog.
Je suis revenu plus en détail sur les 5 grands défis posés dans le SRADDT. Le 1er concerne le changement démographique (vieillissement et augmentation de la population de notre région), qui nous impose de réfléchir dès aujourd’hui aux moyens de faire face aux nouveaux besoins auxquels nous allons être confrontés. Augmenter le niveau de formation de tous et de chacun en instaurant le droit à la réussite constitue notre 2ème défi. Notre 3ème défi est de maintenir la bonne santé de l’industrie et de l’agriculture ligérienne, tout en intégrant de nouvelles formes de développement. Le défi d’une éco-région est notre 4ème enjeu : anticiper les évolutions, préparer les acteurs et les populations aux modifications nécessaires des pratiques, faire prendre à chacun ses responsabilités. Et, dernier défi : faire prendre toute sa place à notre Région, en Europe et dans le monde, en exportant l’esprit grand ouvert qui nous caractérise !
Donner corps à ces défis, les rendre compréhensibles par les acteurs et les populations, les traduire dans des actions concrètes, seront des défis encore plus complexes. C’est ce que nous tenterons de faire dans notre Agenda 21 Régional, Agenda pour l’Avenir, qui devra présenter le programme d’actions permettant de répondre, collectivement, à tous ces enjeux. C’est le sens du nouveau moment de débat avec les acteurs de la région que nous lancerons à l’automne prochain, sur lequel j’aurai l’occasion de revenir plus tard.

Un dernier mot : toutes mes félicitations aux habitants de Saint-Philbert de Grandlieu qui se sont choisis une très bonne maire lors d'une municipale partielle ce dimanche. Monique Rabin a un courage et une tenacité formidable, elle saura mener les affaires municipales avec le même brio qu'elle a eu pour se faire élire.

12.11.2007

Noirmoutier, territoire des Pays de la Loire

Notre région compte 450 kilomètres de littoral et 2 îles, l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier. Je me suis justement rendu sur cette dernière vendredi à l’occasion de la signature du Contrat Territorial Unique passé entre la Région et la communauté de communes pour près d’1,5 M€ sur 3 ans. Durant cette journée, j’ai pu apprécier la multiplicité d’initiatives et de talents au service du développement économique, l’expression d’une solidarité territoriale forte et la promotion collective d’un patrimoine naturel exceptionnel. La dimension culturelle n’a pas été oubliée avec l’accueil d’une résidence d’artiste à l’année.

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La richesse environnementale du Polder de Sébastopol, haut lieu de biodiversité, démontre que les acteurs du territoire agissent pour en faire un espace ouvert et intégré à la vie de l’île. La visite de l’entreprise aquacole France TURBOT m’a permis de mesurer que les difficultés rencontrées n’ont pas entamé la capacité de rebond des dirigeants et des salariés qui ont opéré une diversification opportune vers l’ostréiculture et proposent des technologies avancées pour maintenir l’emploi sur l’île. De même, la rencontre avec le Président de la coopérative de pommes de terre de Noirmoutier nous rappelle que les effets conjugués de la mondialisation, les évolutions de la politique agricole commune, et la politique des prix bas imposées par la grande distribution pèsent lourdement sur la stratégie et la survie d’une activité économique emblématique pour ce territoire insulaire
Lieu touristique par excellence, l’île de Noirmoutier entretient également une relation privilégiée avec les mouvements d’éducation populaire et les acteurs du tourisme social qui rénovent et modernisent des structures d’accueil pour les plus jeunes dans une démarche de développement durable. Les projets présentés par les élus et des acteurs socio-économiques témoignent d’une volonté forte des Noirmoutrins de ne pas privilégier une mono-activité touristique et de maintenir les savoir-faire, à l’exemple de ce chantier de rénovation de bateaux anciens qui participe de notre économie maritime. A l’évidence, l’esprit d’entreprendre, l’innovation, la solidarité et le sens de l’intérêt général sont des caractéristiques fortes à cette île.
Cette journée m’a conforté dans l’analyse que je me fais de l’accompagnement par la Région des initiatives qui se sont multipliées sur ce territoire. Le contrat territorial, qui met fortement l’accent sur l’accès au logement pour un territoire qui connait une forte pression foncière. Cela confirme la pertinence de cette politique territoriale qui s’appuie sur la responsabilité des décideurs locaux, la transparence dans la prise de décisions et la simplification du montage des dossiers. Assurément, la Région et les élus de Noirmoutier partagent des valeurs communes qui permettront, dans le respect des compétences, la concrétisation de projets durables au service du territoire et de ses habitants.   

24.09.2007

Une région juste, attentive, tournée vers l'avenir

Le Conseil Régional était réuni en session, vendredi dernier, à l’Abbaye Royale de Fontevraud, pour discuter des derniers documents qui viennent clore le cycle d’élaboration des documents d’orientations politiques de notre institution.
Depuis 2004, nous avons passé beaucoup de temps dans ce travail de schématisation : économie, éducation, formation, recherche, tourisme, sans oublier les textes d'orientation sur l'énergie, le logement ou les contrats territoriaux, ni même le contrat de projet ou les programmes européens. A se demander s'il nous reste le temps de les appliquer, nous dit la droite régionale ! Nous avons pourtant réussi à conjuguer les deux : " Pendant les schémas, les travaux ont continué", ai-je pu dire en séance, avant de remercier élus et services de la Région pour leur investissement, ce que je réitère ici. Tout ce travail poursuit le but d'apporter de la cohérence aux politiques régionales et entre les politiques régionales, bien entendu. Mais il donne également de la visibilité pour les acteurs locaux, qui peuvent intégrer dans leur stratégie les effets présents et à venir des orientations données par la Région.

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Nos discussions ont donc porté cette fois-ci sur les besoins en déplacements, en transports et en infrastructures des populations et des activités sur les territoires de notre région, puis sur la vision d’avenir que nous proposons aux acteurs régionaux pour répondre, collectivement, aux besoins et attentes de nos concitoyens, en termes de services publics, d’emploi, de formation, de santé, d’environnement, … La presse a bien relaté la teneur des nos échanges, je ne m’étends donc pas en détail. Les deux schémas (SRIT, Schéma Régional des Infrastructures de Transports et  SRADDT, Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) vont rentrer maintenant dans une phase de consultation, que je veux la plus large possible. Nous voterons les textes amendés au printemps prochain. J'aurais l'occasion d'en reparler.
Je regrette, pour cette session, que notre opposition ait décidé de ne pas prendre part au vote de ces schémas, alors que les remarques faites étaient, globalement, de qualité. Ces schémas, qui proposent un certain nombre d’orientations fortes pour l’aménagement, et l’avenir, de nos territoires, méritent pourtant une expression et un engagement de l’ensemble des forces politiques élues au suffrage universel.