07.02.2007

Ségolène Royal et les médias

Quelques uns d'entre nous avait déjà soulevé la question la semaine passée, et notamment mon ami Jean-Marc Ayrault. Cette fois-ci c'est Ségolène Royal qui prend position : oui, nombre de médias ont pris position dans la campagne.

Le jeu des petites phrases fait partie de la vie politique. Il est souvent cruel. Ainsi, j’accompagnais Ségolène Royal en Chine, j’ai assisté à la conférence de presse où a été évoquée la justice chinoise et je peux assurer qu’elle a affirmé avec force medium_dahan.2.jpget détermination son engagement en faveur des droits de l’homme, de la liberté politique et d’expression, mais aussi des droits sociaux et environnementaux. Nous étions en outre accompagné de Jean-Pierre Mignard, qui a défendu de nombreux anciens manifestants de la Place Tien An Men au moment du printemps de Pékin en 1989. C'est donc un mauvais procès qui lui a été fait : une phrase sortie du contexte a nourri dans ce cas une polémique certainement inutile et en tout cas très éloignée des enjeux du sud-est asiatiques.

Mais ce n'est rien à côté de ce que l'on a pu voir depuis. Tout aura prêté au sarcasme et au déchainement des médias, sans aucun discernement. Mais surtout sans apporter toutes les informations au public. Il en est ainsi du piège tendu par Gérald Dahan. Pourquoi sa proximité avec Nicolas Sarkozy n'a-t-elle été pas été révélée au grand public ? Il en est ainsi de la question du patrimoine, épluché pour l'une, survolé pour l'autre. Il en est ainsi du Québec où le mot de souveraineté prononcé par Ségolène Royal soulève les passions, quand Nicolas Sarkozy, qui parle du pays du Québec - le gouvernement canadien appréciera - a le droit au silence absolu des médias.

Cette situation a le don d'énerver les militants, mais n'a souvent que peu d'effet sur l'opinion. Souvenons nous : en 1981, les médias soutenaient Giscard, en 1995 Balladur. Comme le dit l'adage : jamais deux sans trois ?

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(photo :  Parti socialiste - inauguration du siège de campagne 22 janvier 2007 à Paris)

27.01.2007

Pourquoi je soutiens Ségolène Royal depuis longtemps

medium_image_blog_jauxiette_sroyal.jpgEn arrivant au pouvoir en 1981, la gauche a décidé d'ouvrir l'Ecole Nationale d'Administration à des personnalités de la société civile, associatifs, syndicalistes et aux élus locaux. En conséquence, elle a nommé des maires dans son Conseil d'administration. Ayant été désigné, j'ai été amené à avoir des contacts à l'Elysée avec une jeune conseillère du cabinet de François Mitterrand, Ségolène Royal qui y pilotait la modification de cette vénérable institution.
 
Par la suite, j'ai fait partie avec elle, au sein du Parti Socialiste, des "transcourants" du club Témoin, avec également François Hollande et Jean-Yves Le Drian, mon collègue de Bretagne. En février 2004, avec ce dernier, nous nous sommes retrouvés tous trois à La Rochelle, pour présenter notre programme de coopération interrégionale Bretagne, Pays de la Loire, Poitou Charente.
 
J'ai ressenti à ce moment plus encore qu'auparavant la force de ses convictions, et sa volonté de rénover les pratiques politiques de notre pays. Elle a porté cette campagne des Régionales, par le caractère symbolique de son combat dans le fief du premier ministre de Jacques Chirac. Par la suite, j'ai souvent eu l'occasion d'échanger avec elle sur la conduite de nos collectivités régionales, et sur d'autres sujets également. Son approche est radicalement nouvelle, et correspond, je le pense, aux besoins des temps présents. C'est donc tout naturellement que j'ai soutenu sa candidature à la candidature dès son annonce en 2005. Elle sera celle qui mènera la gauche à la victoire aux élections présidentielles, j'en ai la conviction.

23.01.2007

La Vendée et Philippe de Villiers

medium_tulaimes450.jpg Après un début de campagne ratée, bien trop à droite, Philippe de Villiers a tenté ces derniers jours de relancer sa campagne en annonçant « vouloir appliquer à la France la recette qu’il a appliqué à la Vendée ». Cela a notamment a été le cas dans son meeting de la mutualité où il a présenté un film sur les réussites de la Vendée, qu’il s’approprie allègrement.

Longtemps - est-ce l'effet de la marionnette des Guignols de l'info, qui ne le ménageait pourtant pas - le président du Conseil Général de Vendée a bénéficié d'une certaine sympathie dans l'opinion, avant de se dévoiler par un discours extrémiste et identitaire ces dernières années.

Loin d'être l'attardé que dépeignait sa marionnette, Philippe de Villiers met - sans lésiner, le budget communication du département de la Vendée est extrêmement élevé - des moyens modernes au service d'un modèle de société passéiste. La Roche sur Yon, ville moderne, ouverte, citoyenne, offre au quotidien un contre-exemple de l'image fantasmée d'une Vendée raccrochée à des valeurs prérévolutionnaires que promeuvent ses affidés.

La Vendée est très différente de cette image d’Epinal. D’ailleurs, j’ai la conviction que ses positions extrémistes finiront par écorner le système mis en place dans son département : la victoire du OUI en Vendée en mai 2005 au référendum, les indignations d'une droite républicaine, les votes pour la charte du marais poitevin malgré une pression forte exercée par le Conseil Général sur les élus locaux en témoignent.

03.01.2007

La campagne des Régionales

medium_affiche_campagne.jpgJ'ai été désigné en octobre 2003 par les militants socialistes des 5 départements de la Région des Pays de la Loire : Loire-Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée. A partir de cette date, je me suis attaché à réunir la gauche régionale : les Verts et les républicains de l'AGR en décembre, les communistes et les radicaux en janvier ont choisi de se rassembler pour porter un projet commun : travailler à une région plus juste.

Dès janvier, j'ai sillonné les routes des Pays de la Loire, de Mamers à Fontenay le Comte, de Mayenne à Saumur, de Saint-Nazaire au Mans en passant par Nantes, Chateau-Gonthier, le Pays d'Olonne, Cholet, Laval, etc... En 3 mois, ce ne sont pas moins de 10000 kilomètres que j'ai pu parcourir accompagné de mes colistiers et de ma -modeste- équipe de campagne.

Multipliant les rencontres citoyennes et les débats thématiques : enseignants, syndicats ouvriers et patronaux, jeunes, travailleurs sociaux, médecins, artistes, ... nous avons ressenti une soif de dialogue, une envie de débattre des enjeux et d'être associé aux décisions. Cela nous a beaucoup marqué, et a lancé le mouvement de participation citoyenne qui est partie intégrante de la gestion de la Région des Pays de la Loire aujourd'hui.

Malgré les facilités et les moyens qui sont liés à la fonction de président du Conseil régional, qui donne un autre cadre à mon action, je m'attache à être fidèle à l'esprit de cette campagne électorale, fondée sur la participation citoyenne, la mobilisation des forces de la gauche et une capacité à être sensible aux besoins des acteurs des Pays de la Loire.