21.03.2007
La semaine passée, 2 milliards d'Euros d'investissements ont été programmés pour les Pays de la Loire
L'assemblée régionale a adopté vendredi dernier le contrat de projet Etat-Région. L'Etat apporte 489 Millions, la Région 509 Millions et les autres collectivités locales (départements, villes) 257 Millions d'Euros. A cela il faut ajouter des conventions complémentaires Etat-Région pour 200 millions (70 l'Etat, 130 nous), et les crédits européens pour le développement régional (FEDER-FEADER-FSE) pour 605 millions d'Euros. Ces crédits doivent permettre de financer la recherche, l'enseignement supérieur, les transports ferroviaires, le développement économique et l'environnement (préservation des milieux et lutte contre l'effet de serre) un peu partout sur le territoire régional entre aujourd'hui et 2013.
L'exercice a permis de se poser des questions sur les atouts et les enjeux pour notre territoire. Il nous a permis de recenser les projets portés par les acteurs du développement régional. En cela il a été particulièrement intéressant. Il a tout de même généré bon nombre de frustrations.
Tout d'abord, lors de la négociation du précédent contrat de plan, le temps laissé aux Régions pour mettre en oeuvre leur projet avait été de deux ans. Il avait permis à nombre d'entre elles (et notamment les 8 déjà gérées par la gauche) de débattre du projet régional avec l'ensemble de la population, à travers des dispositifs de démocratie participative. Le temps que nous a laissé le gouvernement cette fois-ci, un an en tout et pour tout, alors qu'il avait annoncé un report en 2008 de l'exercice, ne nous a pas permis d'en faire autant.
Comme je le disais vendredi dernier en séance, mon prédécesseur avait présenté un plan en augmentation de 55 % du côté de l'Etat, le gouvernement étant alors dirigé par Lionel Jospin. Cela n'a pas été mon cas : cette fois, l'Etat aura mobilisé de l'ordre de 50 millions d'Euros de moins que la fois précédente, selon nos calculs (si l'on ajoute les 70 millions des conventions complémentaires, on obtient un résultat similaire au plan 2000-2006, ce qui n'est pas non plus très enthousiasmant, même si je salue les efforts des représentants de l'Etat en région). Mais des avancées ont été obtenues au cours de la négociation.
Nombre de projets, et notamment issus des territoires ruraux, n'ont pas pu être pris en considération. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai demandé qu'on inscrive la possibilité d'un avenant, qu'un gouvernement de gauche fraîchement nommé en juin prochain saura mettre en route pour pallier aux manques du contrat que nous venons de signer.
Enfin le vote de ce contrat aura consacré une absence, celle de François Fillon. Absent lors de la session où l'assemblée m'a donné mandat de négocier le contrat de projet, absent au moment de sa conclusion vendredi dernier, alors que la veille au soir il tenait meeting à Nantes. C'est pour moi incompréhensible, sauf à y voir un désintérêt patent pour une Région qu'il a dirigé 4 ans mais dont, en définitive, il ne se sera servi que comme de marche-pied vers d'autres responsabilités.
Dans une interview à Presse-Océan le 15 mars dernier, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur les Pays de la Loire, "cette magnifique région, pour laquelle François Fillon a tant fait". Je suis d'accord avec lui sur au moins un point. Il a bien fait d'utiliser le passé pour parler de l'action de son conseiller politique dans notre Région.
19:00 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Pays de la Loire, contrat de projet, Fillon



