19.02.2008
En Mission institutionnelle régionale au Burundi - Bujumbura, du 17 au 24 février 2008
C’est avec le plus grand plaisir que je mène la Mission institutionnelle régionale qui va nous permettre cette semaine, de consolider les relations que nous avons commencé à nouer en novembre 2006, lorsque le Ministre de la jeunesse, des sports et de la culture est venu nous rendre visite à Nantes. Dès lors, nous n’avons cessé de nous rencontrer, et les liens entre les citoyens Burundais et les citoyens des Pays de la Loire se sont considérablement accrus, ce qui démontre les attentes de nos concitoyens respectifs pour se rencontrer, échanger et partager.

L’enrichissement mutuel qui en résulte est exaltant, et les domaines que nous avons décidé de privilégier : le sport, l’environnement, l’agroalimentaire et la santé sont des thématiques propices à cela. Je dois dire aussi toute ma satisfaction de constater avec quelle rapidité et quelle richesse notre coopération s’est mise en place, traduisant de ce fait la forte volonté ainsi que le très grand professionnalisme avec lesquels nos différents interlocuteurs ont abordé les choses. Je note par ailleurs la place prépondérante que le Burundi a accordé aux politiques sportives comme ferment de réconciliation nationale et de dialogue pour réparer le tissu social éprouvé par la guerre civile que le pays a traversé.
Ainsi, dans le domaine sportif, le Conseil régional des Pays de la Loire et ses partenaires, le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS), le Comité Régional Handisport, ainsi que l’UFR STAPS de l’Université de Nantes ont signé des accords de partenariat avec leurs homologues Burundais. Ces accords ont porté sur des aides à l’organisation sportive souhaitée par le Burundi, sur la fourniture d’équipements, et aussi sur des échanges étudiants et institutionnels. Nous allons les renforcer, et d’autres partenaires y participeront : je pense plus particulièrement au Comité régional du sport adapté Pays de la Loire, le Comité régional de Rugby Pays de la Loire et la Ligue de Basketball Pays de la Loire avec qui vous avez déjà échangé, ainsi que l’association « Sport sans Frontières »
Dans le domaine de l’agroalimentaire, nous avons engagé un projet de coopération concernant la conservation du poisson qui devrait permettre à la pêche burundaise d’étendre ses débouchés sur le marché est africain et de développer ainsi ses activités. Une machine à glace écaille vous a d’ores et déjà été livrée, et devrait nous permettre de mesurer assez vite les retombées concrètes pour le Burundi et ses habitants. Une autre coopération devrait voir le jour autour de la filière théicole, sachant que le thé est un produit au sujet duquel les Européens sont sensibles aux labels qui le qualifient, notamment en ce qui concerne sa dimension à la fois équitable et respectueuse de l’environnement. Je pense là encore que notre partenaire, la Chambre régionale d’Agriculture des Pays de la Loire, est un interlocuteur sérieux qui saura s’impliquer avec force et travailler avec vous sur la recherche de solutions concrètes.
Nous arrivons ici à notre 3ème domaine de coopération : l’environnement, au sujet duquel je disais hier soir qu’il ne concerne pas uniquement nos deux pays, mais l’ensemble de la planète. Le projet de réhabilitation de la réserve de Ruvubu pourrait être intégré dans le 10ème FED qui est en train d’être négocié avec l’Union européenne et qui démarrera à partir de cette année. Mais nous avons déjà mis en place des échanges de savoir-faire, notamment par le biais de nos partenaires, la LPO, le Parc Naturel régional Loire-Anjou-Touraine et la Mission Val de Loire.
Enfin, sur les questions de Santé, nous avons mis l’accent sur les formations ainsi que sur la fourniture de matériel médical ou paramédical. Là encore, je remercie nos partenaires que sont : l’Association Santé France Burundi, Gynécologie sans frontières, l’Institut de Formation en soins infirmiers (IFSI), et également le Fonds Solidarité SIDA Afrique, que notre Région contribue à financer, et dont je sais qu’il mène et finance des actions au Burundi, je les ai d’ailleurs rencontrés à Paris la semaine dernière.
Mêlant institutions, associations et ONG, notre coopération implique un grand nombre d’acteurs dont la richesse est une chance pour nous. Je reviendrai prochainement sur cette mission et j’y exposerai les suites qui en découleront. J'ai eu l'occasion d'exprimer à plusieurs reprises ma conviction qu'un véritable développement durable à l'échelle mondiale ne se fera pas sans solidarité active internationale. J'essaie cette semaine de mettre mes actes en conformité avec mon discours.
21:39 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : burundi, coopération décentralisée, pays de la loire
21.11.2007
Les retombées de l'investissement régional sur la Chine
Hier soir, un dîner était organisé à la Région en l'honneur d'une délégation de 50 jeunes entrepreneurs chinois en visite en France. Ils sont ici dans le cadre d'un programme d'échanges de 800 jeunes (400 de chaque pays) entre la France et la Chine lancé en 2005 par les deux Etats.
Nous avions déjà accueilli une délégation de 50 artistes voici peu. A croire que les Pays de la Loire sont une région attractive, comme me l'a confirmé M. Ylong Zhu, PDG de l'association des jeunes entrepreneurs en Chine qui conduit la délégation.
A leur programme une visite de grandes entreprises régionales, et une rencontre avec des entrepreneurs et des universitaires, justement lors de ce dîner. J'ai proposé à la vingtaine de responsables français de présenter leur activité à la délégation, puis le dialogue s'est instauré entre les participants à ce moment de convivialité. Il me semble même avoir compris qu'au delà du dialogue, des contacts économiques avaient été pris entre les protagonistes. Aujourd'hui, je sais qu'une séance de dégustation des Vins de Loire était prévue, dans l'objectif de sa commercialisation dans le sud est asiatique.
Dans le même temps, une délégation ligérienne finit une mission en Chine autour du Cheval. Notre région a en la matière une expertise et un savoir-faire qui intéresse les chinois : chevaux de course, équitation (et notamment dans le cadre de l'Ecole Nationale d'Equitation de Saumur), recherche et génétique.
Il me semble que nous sommes bien dans ce rôle d'ensemblier, de facilitateur des échanges, dont je clame la nécessité depuis 2004. Nous serons amenés très bientôt à rendre public la stratégie régionale à l'international, qui connaît actuellement ses ultimes réglages. C'est bien dans ce rôle que nous nous projetons. Les résultats des échanges culturels, scientifiques et commerciaux que nous avons avec le pays qui vient de nous doubler dans le classement des puissances économiques mondiales sont, à mon sens, révélateurs de ce qu'il est possible de faire pour peu qu'on mobilise les énergies dans un même élan.
Demain, je participerai à Bordeaux aux deuxièmes assises de la coopération décentralisée franco-chinoise. Notre expérience y sera mise en avant et j'y représenterai Alain Rousset, président de l'Association des Régions de France.
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