27.09.2007

Les assises nationales des déchets à La Baule

f0e98e9fb69a4b03f164774b1a5bd533.jpgJ’ai participé hier à l’ouverture de la 11 édition des Assises Nationales des Déchets. Il s'agit d'un moment de réflexion annuelle qui rassemble nombre des acteurs de la filière des déchets : fonctionnaires, entrepreneurs, élus. J'ai choisi de frapper les esprits en partant d'un constat simple, et les contribuables qui reçoivent en ce moment leur avis de taxe foncière peuvent tous en faire l'expérience : lorsqu'on lit la répartition des différentes composantes de cette taxe, on s'aperçoit que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est entre 4 et 10 fois supérieure à l'impôt prélevé pour faire vivre notre collectivité. La Région, elle, doit avec cela construire et entretenir les lycées, faire rouler des trains, financer la formation professionnelle, la recherche, l'enseignement supérieur et l'aménagement du territoire (au passage, l'Etat prélève une contribution, pour le seul recouvrement de cet impôt, qui est souvent du double de la part régionale, vous pouvez vérifier par vous même...).
C'était une façon pour moi de dire aux acteurs de ces rencontres la responsabilité qui pesaient sur eux, au même titre que sur les élus locaux.
Le thème des déchets est à la croisée de l’action individuelle et des interventions des acteurs des territoires (collectivités, entreprises, associations, …), et à la confluence de la recherche,  de l’innovation technologique, du développement économique et de l’emploi avec les enjeux environnementaux. A force de traiter cette question en tant que maire de La Roche sur Yon, j'ai acquis la certitude qu'on peut mesurer l'état d'avancement d'une civilisation à sa capacité à prendre en charge dans le calme et la sérénité la question de ses déchets. En ce qui nous concerne, il revient à la Région de traiter la question des déchets industriels spéciaux. Mais notre sensibilité à cette question cruciale va au-delà : formation professionnelle, éducation, ou même gestion de nos propres déchets dans les bureaux et les lycées, nous essayons de prendre notre part à la modification des pratiques et des mentalités.
Un des groupes de travail du Grenelle de l'environnement traitait de cette question. Ce que j'ai pu entrapercevoir de ses résultats n'est pas révolutionnaire. Les enjeux sont pourtant cruciaux.