14.10.2008

Un retour sur le premier débat participatif des assises régionales à La Grigonnais

 

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Le territoire sur lequel s’est tenue cette 1ère réunion des Assises est un territoire rural (69 % de la population) caractérisé par sa situation entre les Métropoles de Nantes et de Rennes. Il s’étend des environs de Redon aux limites du Segréen (territoire dans lequel se tiendra le prochain débat du 20 octobre). Assez proche du sud mayennais, ses limites sud sont marquées par l’influence de la métropole nantaise, dans une logique périurbaine de type « 3ème couronne ». Par ailleurs, les revenus des habitants de ce territoire sont en moyenne inférieurs de 25% par rapport à la moyenne régionale.
Les grands projets régionaux qui vont marquer ce territoire ces prochaines années sont essentiellement la réouverture de la ligne Nantes-Châteaubriant ainsi que la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Audelà de ces grands projets, ce territoire a bénéficié de plus de 28 Millions d’Euros de financements régionaux depuis 2004 : économie, trains, services publics locaux, etc.
Françoise Gentil, qui a bien voulu se prêter à l’exercice de numéro zéro/numéro un et essuyer les plâtres a lancé la soirée en présentant notre démarche à l'assistance, composée d'un peu plus de deux cents personnes. Puis le débat s'est ouvert. 25 personnes ont alors pris la parole dans l'assistance. Près de la moitié s'est exprimé sur des questions de transports collectifs, ce qui nous indique combien le besoin est fort. Puis ce premier « tour de chauffe » était suivi d’un débat autour d'une thématique préparée par les Conseils de Développement de Châteaubriant et Redon qui était : « Les services à la personne en milieu rural ». Les nombreuses interventions ont alors porté principalement sur l'accès à la santé. J'ai l'impression que ces deux sujets vont revenir souvent dans les semaines qui viennent.
J'ai conclu la soirée en répondant aux questions, sans tabous, y compris sur la crise ou sur le sujet de l’aéroport, en apportant quelques éclairages ou réflexions sur les sujets abordés et en reprenant les enjeux de développement identifiés pendant la soirée.
Cet exercice ne sera pas vain. Nous avons beaucoup appris en écoutant les personnes de l'assistance. Appris quel était leur capacité d'absorbtion des enjeux du développement durable, entendu des expériences de terrain et des réflexions intéressantes. Enfin, une fois de plus, j'ai entendu des personnes responsables, ouvertes, prêtes au dialogue, ce qui me conforte dans l'idée que la participation citoyenne n'est pas un gadget. J'en suis persuadé : le développement durable, on va le faire ensemble.

24.09.2008

Et donc, les assises...

consultation.jpgDepuis 2004, la Région des Pays de la Loire a produit beaucoup de textes politiques : pour son éducation et sa formation, sa recherche, son tourisme, ses infrastructures et ses transports, son développement économique, son aménagement du territoire, sa culture, sa question énergétique, sa politique numérique, etc. Notre but, au-delà de répondre à l’obligation légale pour certains d’entre eux, était de donner une cohérence à notre action, au sein de chacune de nos compétences, mais également entre elles.
Aujourd’hui, nous voulons passer à l’étape suivante en écrivant précisément notre plan d’action pour les années qui viennent. Et, lorsque, comme les Pays de la Loire, on s’inscrit dans le modèle de civilisation du développement durable, ce plan d’action porte un nom : un Agenda 21.
Notre agenda 21 doit prendre en compte ce que nous avons déjà réalisé mais aussi ce que nous sommes en train de mettre en œuvre ou ce que nous avons comme projets. Mais il doit également prendre en considération les remarques et les interpellations de la société : si nous avons été élus pour mettre en œuvre un projet, nous voulons débattre avec les citoyens de la région des modalités de son application.
Voilà pourquoi l’automne et l’hiver 2008-2009 donneront lieu à un grand débat citoyen en Pays de la Loire. Nous voulons consulter la société dans son ensemble, et de multiples façons :
-par l’intermédiaire des multiples lieux d'échanges qui existent dans notre Région, qu’ils aient une vocation générale comme le Conseil Economique et Social Régional, ou qu’ils traitent d’un sujet particulier – le handicap, la jeunesse, le développement économique, etc.,
- au travers de réunions publiques, que nous organisons sur l’ensemble du territoire des Pays de la Loire. Nous avons dénombré 16 bassins de vie, il y aura donc au moins 16 débats, au cours desquels nous débattrons avec tous ceux qui le voudront des préoccupations régionales, mais aussi locales, en lien avec les acteurs locaux,
- grâce à Internet et la page ouverte sur notre site pour l’occasion http://www.paysdelaloire.fr/consultation_citoyenne,
-et même en réunissant des panels citoyens sur des questions précises, comme j'aurais l'occasion d'y revenir.
L’objectif de cette consultation est simple : adapter au plus fin notre action politique par politique, prendre en considération les caractéristiques de chacun de nos territoires, pour être le plus efficace possible. Les enjeux du développement durable (énergie, environnement, croissance soutenable, économie durable) s'imposent chaque jour plus à nous, à l'heure de la hausse du pétrole et d'une crise financière mondiale sans précédent. Ce que nous voulons aujourd'hui, c'est non seulement anticiper sur l'avenir, mais aussi comprendre à quelle vitesse la société pourra faire face à ces modifications.

27.04.2007

De la démocratie dans cette campagne, et de la différence de méthode politique des candidats

La question de la démocratie, et même celle des libertés publiques sont posées par de nombreux protagonistes de cette fin de campagne électorale. Des questions sont en effet posées, lorsqu'on juxtapose des évènements qui ont eu lieu ces dernières semaines : le contrôle des billets de la gare du nord qui finit en émeute urbaine, la manifestation des statisticiens du ministère du travail contre les chiffres du chômage présentés hier ou encore les difficultés à mettre en place le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou.
Tout cela ressemble beaucoup à ce que connais depuis 1986 en Vendée, depuis l'élection du toujours en place président du Conseil général.
Beaucoup de choses ont été dites sur la question, qui démontrent combien les méthodes des deux candidats du 2° tour sont différentes pour se saisir des enjeux de notre société.
Je souhaite pour ma part revenir sur un aspect particulier de la méthode de Ségolène Royal, qui fait l'objet de toutes les railleries de la droite, soit la question de la démocratie participative.
En meeting dans l'Essonne avant le premier tour, Nicolas Sarkozy a déclaré : " leur démocratie participative, ce n’est pas une nouvelle manière d’associer le peuple aux décisions qui le concernent, c’est juste la forme ultime de la démagogie ". Cela nous donne un élément d'information sur la personnalité du candidat : quand il ne comprend pas, il rejette. S'il gagnait, la France devrait faire avec ce travers.

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Ségolène Royal, au contraire, fait confiance aux citoyens de notre pays : "Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu’on a bien identifié avec eux ce qu’ils vivent. Le meilleur moyen, c’est encore de leur demander ce qu’ils en pensent. Je crois, moi, en l’expertise citoyenne ". Les décisions de lancer un grand débat sur l'énergie, ou encore d'une conférence sur les salaires ou les retraites, permettront à chaque fois de présenter les point de vue de chacun et d'avancer ensemble. A l'heure où des choix doivent être faits, il est important d'associer au mieux les partenaires et les citoyens.
Séduisante sur le papier, cette méthode de travail a de plus le mérite d'être efficace ! C'est ce que nous avons fait en Pays de la Loire en mobilisant toute la société ligérienne à travers les assises régionales dans le début de mandat. C'est ce que nous continuons de faire au quotidien dans de nombreuses structures de concertation ou même de co-construction. La participation citoyenne n'est pas une perte de temps : une décision, même excellente sur le fond, ne vaut rien si elle est refusée par la société. Une décision construite avec les acteurs a par contre plus de chance de connaître une bonne explication.
Ne nous trompons pas : il appartient au politique de fixer les objectifs, et de trancher au bout du compte. C'est ce que prévoit le pacte présidentiel, sur la question des retraites par exemple. Mais discuter des modalités ensemble, délibérer des avantages et des inconvénients avec les personnes concernées ou leurs représentants permet de rendre un dispositif tout simplement applicable.
Un exemple : élus à la fin du mois de mars 2004, l'assemblée de juin du Conseil régional des Pays de la Loire a voté la gratuité des manuels scolaires dans les lycées sur le principe et dans ses modalités. En trois mois, nous avons réussi à travailler avec les chefs d'établissements, les intendants, les organisations syndicales, les parents d'élèves et les syndicats lycéens à mettre en place ce dispositif de justice sociale.
La démocratie participative, ça marche !