09.10.2007

Aujourd'hui on parle environnement à Laval

66fc803fdebb5eb7e7e6fdcd9d7f88b8.jpgJean-Louis Borloo a souhaité que le Grenelle de l'environnement se décline dans les Régions. Ce 10 octobre, c'est à Laval que se réunira la réunion décentralisée en Pays de la Loire.
Le principe de mettre tous les acteurs autour de la table pour parler de développement durable est une bonne chose. Ce n'est pas non plus une première. Ainsi, il y a tout juste un an, nous accueillions à Nantes et Angers les 4° assises nationales du développement durable, qui se tiennent tous les deux ans (je vous laisse calculer quand se sont tenues les premières). A travers 44 ateliers, 1500 acteurs locaux, entreprises, associatifs, élus, fonctionnaires de collectivités locales avaient réalisé un travail comparable à celui qui a lieu en ce moment sous l'égide du ministre de l'environnement.
La Région des Pays de la Loire est largement représentée à ce Grenelle délocalisé : il y a au moins un élu régional par commission le matin, et d'autres les rejoindront l'après-midi pour la plénière. Je remercie Jean-Pierre Le Scornet,  Yann Helary, Françoise Marchand, Bernard Breux, Loïc Bedouet, Jacques Cochy, Françoise Gentil et Dominique Tremblay de leur implication dans cette journée.
A l'occasion de cette journée, nous avons souhaité publier une plateforme : sans vouloir jouer les troubles fêtes, nous voulions interpeller le gouvernement sur quelques éléments. D'abord, la question sociale est absente des discussions. Or le développement durable s'appuie sur trois pieds : développement économique, préservation de l'environnement et progrès social. S'il en manque un, le développement sera immanquablement bancal. Ensuite, nous avons remarqué combien le Grenelle mettait en avant le rôle des collectivités locales. Ce n'est pas une découverte, déjà à Rio, en 1992, au sommet de la terre, les Etats avaient noté la part croissante des collectivités (au niveau international, on parle de pouvoirs locaux) dans le développement durable. Mais les collectivités ne pourront pas continuer à prendre leur part si le gouvernement continue à limiter leur capacité d'action en jouant l'étranglement financier. Enfin, nous voulons qu'au delà des discours - un  représentant de Nature Environnement au Havre parlait de bavardage durable au lieu de développement durable - l'Etat prenne pleinement sa part à l'effort nécessaire.