22.10.2007

Projet sillicon valley

f5dc26ea9e9e7b8b047284e2ea1112f4.jpgL'opposition régionale va encore grogner : j'entame ce matin un déplacement de plus à l'étranger pour une mission économique.
En fin de matinée, je vais en effet m'envoler pour la Silicon Valley, en Californie.
C'est le Mouvement Français pour la Qualité et le Management qui organise cette mission, avec pour thème :  "innover pour continuer à réussir".
Une vingtaine d'entreprises ligériennes forment la délégation que j'accompagne et le programme élaboré par les organisateurs nous permettra de rencontrer de grands groupes internationaux tels que PIXAR, APPLE, GOOGLE, INTEL…Ces échanges et les études de cas permettront entre autres de mieux appréhender les techniques d'innovation pratiquées dans la Sillicon Valley, de confronter les modes de management ou encore d'évaluer les processus d'innovation éventuellement transposable dans l'hexagone et à l'échelle de la région.
La Région a fait de l'innovation un axe majeur de son développement, comme nous avons pu l'indiquer dans le SRDE (Schéma Régional de Développement Economique). Elle doit rattraper son retard (5° région française pour son nombre d'habitants, elle est 9 ou 10° pour la recherche), avec trois objectifs à la clé : garantir le développement de nos entreprises régionales dans un contexte fortement concurrentiel, assurer le maintien de compétences sur notre territoire et permettre la création d'emplois.
Ce n'est pas l'Euro, ce ne sont pas les taux d'intérêts qui font les difficultés économiques de la France : c'est son manque d'investissement dans l'internationalisation des entreprises. Jugez plutôt : avec la même monnaie et les mêmes taux d'intérêts, l'Allemagne a un excédent commercial entre 15 et 20 milliards d'Euros chaque mois, là où nous avons un déficit de l'ordre de 3 milliards. En septembre dernier, Anton Börner,  le président de la Fédération allemande des exportateurs (BGA), a encore pronostiqué une hausse de 9 % des exportations en 2008 pour atteindre 1.075 milliards d'euros. Près de 8,5 millions d'emplois, soit un sur cinq, dépendent en Allemagne du commerce extérieur, soit 1 million de plus qu'en 2000, avec une tendance toujours à la hausse.
Nos situations économiques sont éloignées, la structuration des entreprises (plus grosses outre-Rhin), le type d'industrie, de services diffèrent énormément. Mais rien n'interdit de se mettre en situation de combler le retard. L'enjeu est déterminant.