15.04.2008
La communauté de communes du Pays yonnais sera présidée par le Maire de La Roche sur Yon
Lorsque nous avons créé la communauté de commune du Pays Yonnais (CCPY) avec des élus de droite et de gauche, nous voulions réfléchir ensemble aux dynamiques de développement de la ville et de son agglomération, sélectionner des projets au service des habitants, mettre en commun des moyens. En 2001, le Sénateur Philippe Darniche a pris les commandes de la CCPY, pour en faire le moins possible. Je pense qu'il avait compris que la dynamique d'agglomération jouait contre son système politique. Une agglomération n'est pas de droite ou de gauche dans l'absolu, même si les élections municipales de 2008 pourraient faire croire le contraire. Par contre, le principe d'une agglomération est de lancer des dynamiques, et non pas de gérer les statu-quo. Dans cette logique de maintien coûte que coûte d'une situation, il a refusé d'honorer l'accord de gestion qui existait, qui voulait que la présidence de la communauté de communes passe à La Roche sur Yon en 2004. J'avais voici quelques mois dressé le bilan peu flatteur de son action durant les sept dernières années, et réalisé une rapide liste des secteurs d'activités où la communauté de communes devrait s'investir.
Depuis hier soir c'est possible. L'augmentation de l'audience de la gauche dans l'agglomération yonnaise a fait basculer la communauté de commune et Pierre Régnault a obtenu 31 voix sur 57 pour l'élection du président. Son prédecesseur, avec un applomb à couper le souffle, a réussi à déclarer qu'il lui semblait de toute façon nécessaire que ce soit le Maire de la ville centre le président, c'est à dire tout le contraire de ce qu'il avait fait depuis 4 ans.
Je souhaite bonne chance à Pierre. Il y a du travail, car de nombreux domaines sont restés en friche. Il saura le mener à bien, j'en suis certain. J'aurai l'occasion de lui apporter mon soutien le plus entier, car il m'a proposé d'être son vice-président, ce que j'ai accepté avec plaisir.
09:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre regnault, la roche sur yon, ccpy
19.12.2007
Améliorer les conditions de vie des personnes en formation : l'exemple de l'AFPA Pays de la Loire
Mardi dernier je me suis rendu à l’Association de la Formation Professionnelle pour Adultes à la Roche sur Yon pour signer un protocole avec le directeur régional de cette association. Il prévoit la mise à disposition des restaurants de l’AFPA à l’ensemble des stagiaires en formation dans les centres financés par le Conseil régional des Pays de la Loire. Je suis particulièrement satisfait que nous ayons pu, un an après le transfert de la commande publique de l’AFPA à la région, parvenir à cet accord. Comme pour l’ensemble des dossiers qui ont été transférés aux régions par la loi du 13 août 2004, nous n’avons pas souhaité adopter l’attitude d’un simple gestionnaire. Puisque l’Etat nous a confié des responsabilités sur les centres de formation pour adultes nous entendons les assumer pleinement et les utiliser pour offrir un meilleur service public à nos concitoyens.
Aujourd’hui sur l’ensemble de la région 320 000 repas sont servis chaque année pour un montant de 1 664 000 €. La plupart de ceux qui sont directement touchés par ce protocole sont souvent en situation de difficulté professionnelle et financière.
Les demandeurs d’emploi, du fait de leur statut ne supportent plus que le coût d’achat des denrées alimentaires qui composent leur plateau. Ainsi, il n’en coûte que 3,50 € pour un demandeur d’emploi, et 7,50 € pour un stagiaire salarié, la Région déboursant la somme de 5,20 € par plateau repas, dont la qualité est satisfaisante, comme j'ai pu avoir l'occasion de le découvrir.

L’amélioration des conditions de vie des stagiaires est primordiale pour permettre une formation de qualité. La formation professionnelle est un Droit. Nous souhaitons en faire un outil efficace pour permettre l’accès à un véritable emploi, correspondant à la fois aux ambitions personnelles et aux besoins des entreprises de la région.
Je souhaite vivement que ce protocole d’accord ne soit pas le dernier. J’ai profité de l’occasion qui m’était donnée hier pour solliciter de la direction nationale de l’AFPA qu’elle ouvre ses hébergements à l’ensemble des stagiaires en formation sur la région des pays de la Loire. J’espère que nous parviendrons à un accord rapidement, l’enjeu du logement étant majeur dans une société où il devient de plus en plus inaccessible pour bon nombre de nos concitoyens aux revenus modestes, de trouver un toit décent.
14:17 Publié dans Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : formation, afap, la roche sur yon, région
14.11.2007
PMF : un lycée dans sa ville
Pour la 2° fois depuis la rentrée scolaire, je me suis rendu hier au Lycée Pierre Mendès France de La Roche sur Yon, dont j'ai longtemps été le proviseur.
L'occasion était réjouissante : nous posions la première pierre du studio de danse accolé au lycée. C'est un projet de longue date, qui a une double vocation.
D'abord, répondre aux exigences pédagogiques du lycée, et c'est pourquoi nous le finançons à 50% : PMF propose une option danse au Bac, et c'est le seul lycée public à le faire en Pays de la Loire. Résultat : ce ne sont pas moins de 86 élèves que compte la section. Plus généralement, le développement des pratiques artistiques a toujours été une constante dans ce lycée : Musique, Théâtre et Arts plastiques y sont enseignés, en plus de la danse. Dans sa lettre aux éducateurs, Nicolas Sarkozy parlait beaucoup de culture, mais dans une vision très contemplative, comme je l'avais noté ici. J'ai toujours pensé pour ma part qu'il était bien plus intéressant de donner accès à la pratique artistique, pour développer les talents créatifs. C'est pourquoi d'ailleurs le lycée a des relations fortes avec le Conservatoire National de Musique, de Danse et d'Art Dramatique de la ville, et avec la scène nationale, le Manège.
C'est à mon avis une seconde exigence importante, pour l'ouverture du lycée sur la ville et la société. Le lycée de demain, pour être celui du "droit à la réussite", comme nous le défendons à la Région des Pays de la Loire, devra s'ouvrir à toute la connaissance, dont l'art et la culture, et à tous les modes d'acquisition : enseignement théorique, alternance, formation tout au long de la vie. C'est ce que j'ai défendu voici peu devant la commission Pochard.
Ce studio de danse sera ouvert à l'association de Saint-André d'Ornay, qui compte 250 adhérents. Mon ami et successeur à la mairie Pierre Regnault développe ainsi encore plus son maillage d'équipements culturels et sportifs de La Roche sur Yon. Sur ce dossier, comme sur nombre d'autres, il réussit à poursuivre le travail entrepris par la gauche à La Roche sur Yon depuis 1977. A l'approche des élections municipales, j'aurai l'occasion d'y revenir longuement.
09:32 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : education, connaissance, enseignement artistique, la roche sur yon
27.10.2007
Construire les solidarités et les dynamiques nécessaires au Pays Yonnais
Le Pays Yonnais est une réalité, plus forte chaque jour. Qu’on vive à La Roche sur Yon, ou dans l’une des 14 communes de ses alentours, on partage une même communauté de vie : mêmes lieux de travail ou d’étude, mêmes espaces de détente, mêmes commerces, mêmes administrations. C’est pourquoi nombres de questions qui ont trait à la vie quotidienne gagnent à être traitées à une échelle plus large que la commune. Non pas que je proclame sa disparition : elle est l’échelon le plus identifié, et le plus reconnu des français. Mais elle ne peut pas tout résoudre, même si elle reste la cellule de base de la démocratie.
Je me suis engagé voici de nombreuses années avec Pierre Regnault, Maire de La Roche sur Yon et de nombreux élus de gauche comme de droite pour mettre en place une véritable intercommunalité en Pays Yonnais. Je me souviens tout particulièrement de la part importante prise à l’époque par Dominique Caillaud dans la création puis dans la gouvernance de la Communauté de Communes du Pays Yonnais que nous avons présidée en alternance.
Le bilan de la CCPY, qui est avant tout le bilan de son actuel président Philippe Darniche, est attristant, certainement le plus faible pour un territoire de plus de 84 000 habitants. Zones d'activité intercommunales, gestion des déchets et sécurité incendie représentent près des ¾ des dépenses de la communauté de communes. Presque rien en matière de logement, d’environnement, de solidarités, de relations internationales, qui sont pourtant des compétences dont l’intercommunalité est dotée. Mais peu de projets, et une absence totale de perspectives pour le territoire.
Il est nécessaire de relancer l’intercommunalité, autour de projets indispensables à la vie des habitants . Au premier rang de ces nouveaux services publics, le transport collectif. Comment s’en passer aujourd’hui ? Tant pour offrir aux habitants les moyens d’accéder plus facilement à leur lieu de travail, aux commerces, aux équipements publics de loisirs, de santé ou d’éducation que pour développer une politique environnementale d’excellence. Bien d’autres solidarités peuvent être mises en commun : accueil de la petite enfance, centres de loisirs, maisons de santé, maintien à domicile des personnes âgées. La communauté de communes du Pays Yonnais doit également prendre toute sa place pour préparer l’avenir notamment en matière de recherches et d’innovation technologiques indispensables pour préserver et développer les emplois industriels.
La question du financement se pose. La communauté de communes a aujourd’hui des marges de manœuvres financières importantes grâce au dynamisme économique dont fait preuve notre agglomération. Depuis deux ans la communauté de communes n’emprunte pas, faute d’avoir une ambition collective partagée. L’emprunt, s’il sert à financer des besoins sur le long terme, ne doit pas être un tabou. Bien géré, il constitue un véritable levier pour la croissance et le développement. Dans son analyse en cours, la chambre régionale des comptes ne manque d’ailleurs pas de constater la faiblesse actuelle de la politique intercommunale.
L’ensemble des intercommunalités de même importance que la nôtre, que je peux visiter en tant que Président de Région, proposent des services bien supérieurs à leurs habitants, parce qu’elles ont compris que de nombreuses questions devaient être abordées au niveau du bassin de vie . Ici, tout le monde aura à gagner à une plus forte association des intelligences humaines, des dynamismes et des solidarités territoriales.
Chacun sait l’énergie que j’ai dépensée comme maire de La Roche sur Yon, comme Président de la communauté de communes, président du pays Yon et Vie et que je continue à mobiliser à la tête de la Région des Pays de la Loire pour le Pays Yonnais. Je participerai pleinement à ce débat, avec beaucoup d’autres, élus, acteurs de la vie locale, simples citoyens, car il me semble indispensable, à quelques mois des élections municipales, de faire partager cette passion qui m’anime, tout autant que cette responsabilité qui m’incombe, de faire du Pays Yonnais un territoire majeur pour le développent de notre département et de notre région.
Ce texte a été publié ce samedi dans Vendée Matin dans une version plus courte
19:35 Publié dans En Pays de la Loire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la roche sur yon, intercommunalité, transports collectifs, pays yonnais



