14.03.2008
A propos des législatives partielles en Sud Vendée
L'Article L157 du Code électoral précise que :"les déclarations de candidatures doivent être déposées, en double exemplaire, à la préfecture au plus tard à 18 heures le quatrième vendredi précédant le jour du scrutin.". Cela explique qu'aujourd'hui soit le dernier jour pour déposer une candidature à la législative partielle de la cinquième circonscription de Vendée, puisque le premier tour aura lieu le 6 avril.
Par contre, rien n'imposait de convoquer si vite les électeurs. La Loi précise qu'après invalidation, le scrutin doit avoir lieu dans les trois mois, soit avant le début mai. En effet, Joël Sarlot a été invalidé début février pour méconnaissance de la législation sur le financement en période électorale. Il s'agit donc d'un choix du ministère de l'intérieur, celui de brouiller les cartes entre législatives, municipales et cantonales.
Je ne pouvais pas accepter - même si elles m'ont honoré - les sollicitations qui m'ont été faites pour porter les couleurs de la gauche dans cette circonscription. Ma circonscription, celle qui m'a élu, ce sont les Pays de la Loire, qui comptent en tout 30 députés. Et, je l'avait dit dès le soir de la victoire de 2004, je veux être un président à plein temps. De plus, je viens d'être élu sur la liste de Pierre Régnault à La Roche sur Yon. Mes attaches sont là.
Cela n'empêche pas de ma part une attention soutenue pour ce territoire qui va de la baie de l'Aiguillon au sud du bocage en passant par le marais Poitevin. Depuis le début du mandat, la Région a beaucoup investi, comme je le rappelle dans la lettre ouverte aux habitants du sud Vendée que j'ai écrit cette semaine. Transports ferroviaires, autouroute, environnement, financement des services publics locaux : nul doute, la Région s'occupe du Sud Vendée.
Et bien sûr, la gauche a su se doter de candidats de qualité : Daniel David, qui a été réélu maire dimanche et avec qui j'ai siégé au Conseil régional de nombreuses années - je connais son sérieux, son application, et la force de ses convictions - et Mado Coirier, élue de la majorité de gauche du Conseil régional, en charge du dossier des formations sanitaires et sociales dans la commission formation. L'un est socialiste, l'autre est verte, les deux vivent dans la circonscription, sont extrèmement compétents, et s'opposent farouchement à la politique conduite par le Président de la République et le gouvernement de François Fillon.
Une campagne s'achève demain soir, où la gauche va remporter les élections municipales. Une autre commence lundi en Sud Vendée. Je serai aux côtés de Daniel David et de Mado Coirier pour donner le choix aux vendéens de se doter, comme cela a été le cas avec Pierre Métais voici quelques années, d'un député de gauche au mois d'Avril prochain.
En attendant, votez, et faites voter pour les candidats et les listes de gauches aux élections municipales et cantonales dimanche !
13:51 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : daniel david, sud-vendée, marais poitevin, législative partielle
22.02.2008
La réhabilitation du marais poitevin victime de la realpolitik gouvernementale
Jusqu'ici, la procédure de labellisation du Marais Poitevin suivait son cours :
-des réunions publiques de concertation avaient eu lieu,
-une enquête publique avait abouti sur un avis favorable et sans réserve de la commission d'enquête,
-les 2 régions, 2 départements sur 3 (les deux régions gérées par la gauche, les deux départements par l'UMP), une majorité des communes concernées, de toutes sensibilités, avaient voté pour la charte,
-nous étions en attente de l'avis du Conseil National de Protection de la Nature, organisme d'Etat, et de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux, qui regroupe des élus des parcs de toute la France.
Seul le Département de la Vendée, entraînant dans son sillage des conseils municipaux avec lequel il entretient des relations soutenues, s'était prononcé contre. A mon avis pour des raisons essentiellement de politique politicienne, le projet de parc poursuivant des objectifs sensiblement proches de ceux défendus par ses responsables avant les élections de 2004 et l'arrivée de la gauche dans les Régions.
Coup de théâtre cette semaine, le ministre de l’écologie décide unilatéralement de jeter aux orties des années de travail et de concertation, au mépris de la procédure engagée, en stoppant purement et simplement le processus. En a-t-il le droit ? La justice le dira. Mais dans longtemps, et le temps presse.
En effet, c’est en échange de la promesse de la reconquête du label que la commission européenne avait suspendu son amende de 150.000€ par jour pour non respect de la directive « oiseaux ». Il est permis de penser que cette décision incompréhensible lève cette suspension d'une décision de 1999. En outre, depuis un jugement du 31 janvier 2008, la qualité de l’eau potable dans les départements des Deux-Sèvres, de la Charente Maritime et de la Vendée fait porter une menace du même ordre sur l’Etat Français.
A quelques semaines d'une législative partielle sur ce territoire, je ne peux en tout cas analyser cette décision inique que comme un cadeau de bienvenue à Philippe de Villiers au sein de la majorité nationale. Oubliées les querelles, envolés les désaccords ou les scrupules, François Fillon exporte au gouvernement le modèle qu'il a bâti en 1998 en Pays de la Loire : l'alliance de la droite et de la droite extrême. L'étape suivante sera, si l'on en croit les rédactions, son entrée dans le gouvernement. Si tel était le cas, à la place des ministres d'ouvertures, je sais ce que je ferais. S'ils ne le savent pas, je tiens à leur disposition un document réalisé en 2002 où j'avais mis les unes en face des autres les propositions de Philippe de Villiers et celle de Jean-Marie Le Pen sur la famille, sur l'immigration, la souveraineté, etc. C'est très instructif.
Le coût de ce cadeau de bienvenue sera à la charge des français et il risque d’être salé : salé comme le montant des amendes auxquelles il nous expose, mais aussi salé aux nitrates, comme ceux contenus dans l'eau potable dans le Marais Poitevin, alors que le projet de Parc Naturel échafaudait des solutions pour retrouver une qualité de l’eau.
Si la mascarade du Grenelle de l’Environnement avait abusé un instant un défenseur de la nature, cette décision montre la réalité de ce gouvernement : il est du côté des pollueurs, pour peu que ses intérêts politiques l’y poussent.
Crédit photo : médiathèque européenne
11:40 Publié dans En Pays de la Loire, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marais poitevin, villiers, fillon



