01.03.2007
A la rencontre des écoles sanitaires et sociales
Ce matin, j'ai rencontré les directeurs des 44 établissements de formation sanitaire et sociale des Pays de la Loire. Effectivement, chaque année, une rencontre a lieu avec les proviseurs des lycées publics, les directeurs des lycées privés et les directeurs de CFA. La nouvelle compétence sur ces formations qui nous a été transférée par la loi du 13 Août 2004 demandait à ce que nous organisions la consultation des acteurs de ce domaine. La qualité de notre intervention, et sa cohérence, ne peuvent qu'en être améliorées.
Cette rencontre fut l'occasion d'échanger sur les différents problèmes rencontrés par les établissements de formation, et ils sont nombreux : statuts multiples de leurs élèves (y compris en formation initiale car ils ne sont pas reconnus comme étudiants de formations post-bacs), absence de coordination des concours d'entrée, reconnaissance des diplômes dans le cadre européen du LMD (Licence Master Doctorat)... Les élus régionaux et les acteurs présents ont du malheureusement constater le désordre institué par la loi Raffarin de décentralisation.
Mais au-delà du constat, il s’agissait bien d'agir, plusieurs groupes de travail vont se constituer à notre initiative autour de problématiques identifiées à l'occasion de cette rencontre.
Comme dans les autres établissements, où la méthode a déjà produit ses effets, la mise en commun des bonnes volontés devrait aboutir à la résolution des problèmes et à l'amélioration des conditions de vie et d'études du secteur sanitaire et social.
Autrement dit, comme je l’ai formulé dans note précédente, le rabâchage obsessionnel de l’UMP sur les politiques fiscales des Régions est pour le moins malhonnête après avoir imposé des transferts de compétences sans transfert de moyens. Quand de surcroît, les lois ont été présentées et votées sans aucun début de discussion ou de concertation, voilà qui confirme une méthode dont Nicolas Sarkozy a été le maître d’œuvre et qui promet d'être maintenue s'il est élu: bouleverser les institutions froidement sans considération pour les populations et donc gouverner sans les gens.
18:50 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : région, santé, enseignement
04.02.2007
En visite à l'école d'infirmières de Saint-Nazaire
Hier, j'ai eu l'occasion de rencontrer des élèves en formation d'infirmières et d'aides-soignantes à Saint-Nazaire. Le gouvernement a organisé le transfert des écoles sanitaires et sociales sans que cela ne soit discuté avec nous ni avec eux et cette visite me confirme dans l'idée qu'il y a beaucoup de travail !
D'abord, l'état des bâtiments. L'internat a été fermé en 1999 pour cause d'insalubrité : depuis, les élèves doivent se débrouiller pour se loger. La cité universitaire d'Heinlex, qui se trouve à moins de deux kilomètres, ne suffit pas pour accueillir l'ensemble des étudiants venant faire leurs études à Saint-Nazaire (il y a un IUT, des formations universitaires et quelques écoles qui recrutent hors du bassin de vie nazairien).
Ensuite, une grande disparité des situations personnelles, entre les étudiants en formation initiale et les stagiaires, et au sein même de ces catégories. Je n'arrive pas à me faire à l'idée que la formation d'aide-soignant coûte 4000 €. Or, c'est le cas ici, comme partout ailleurs.
Enfin, des craintes générées par ce transfert. Comme pour les personnels non-enseignants des lycées, le transfert à la Région a eveillé des sentiments étranges. Tous les bruits ont couru : sur l'augmentation des droits d'inscription, sur le montant des bourses, sur la privatisation. Tous faux, bien entendu. Cela dénote d'une méconnaissance de l'institution régionale qui démontre qu'il nous reste du travail de communication et de promotion à faire.
J'ai essayé de rassurer les jeunes en formation : la Région n'est ni un sous-produit, ni un sous-traitant de l'Etat, et elle a une capacité à agir dans la transparence, la cohérence et l'équité au moins aussi importante. Je leur ai rappelé que les bourses, depuis qu'elles dépendaient de nous, étaient payées avec une avance certaine sur la situation antérieure. A l'image de cette amélioration, ce transfert va modifier la façon dont est gérée la formation sanitaire dans notre Région.
Il est intéressant de se confronter à la réalité juste le lendemain du vote du schéma régional de l'éducation et la formation au Conseil régional. Une partie de ce document est consacrée justement aux formations sanitaires et sociales. Nous avons cherché à donner du sens à cette nouvelle compétence, en alliant conditions d'études des élèves et utilité sociale. Lorsque ce schéma sortira sous sa forme définitive, j'en parlerais plus longuement.
(photo : manu_le_manu - manifestation parisienne des élèves infirmières le 2 nov. 2006 à Paris)
08:10 Publié dans Education/Jeunesse, En Pays de la Loire, Le rôle des régions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, éducation, santé




