23.01.2007

La Vendée et Philippe de Villiers

medium_tulaimes450.jpg Après un début de campagne ratée, bien trop à droite, Philippe de Villiers a tenté ces derniers jours de relancer sa campagne en annonçant « vouloir appliquer à la France la recette qu’il a appliqué à la Vendée ». Cela a notamment a été le cas dans son meeting de la mutualité où il a présenté un film sur les réussites de la Vendée, qu’il s’approprie allègrement.

Longtemps - est-ce l'effet de la marionnette des Guignols de l'info, qui ne le ménageait pourtant pas - le président du Conseil Général de Vendée a bénéficié d'une certaine sympathie dans l'opinion, avant de se dévoiler par un discours extrémiste et identitaire ces dernières années.

Loin d'être l'attardé que dépeignait sa marionnette, Philippe de Villiers met - sans lésiner, le budget communication du département de la Vendée est extrêmement élevé - des moyens modernes au service d'un modèle de société passéiste. La Roche sur Yon, ville moderne, ouverte, citoyenne, offre au quotidien un contre-exemple de l'image fantasmée d'une Vendée raccrochée à des valeurs prérévolutionnaires que promeuvent ses affidés.

La Vendée est très différente de cette image d’Epinal. D’ailleurs, j’ai la conviction que ses positions extrémistes finiront par écorner le système mis en place dans son département : la victoire du OUI en Vendée en mai 2005 au référendum, les indignations d'une droite républicaine, les votes pour la charte du marais poitevin malgré une pression forte exercée par le Conseil Général sur les élus locaux en témoignent.

02.01.2007

Avant la Région, la Roche sur Yon

Entre 1977 et 2004, j'ai été maire de La Roche sur Yon, principale ville de la Vendée. La Roche sur Yon, c’est en fait l’histoire d’une communauté. A peine 200 ans d’histoire, sur un simple décret Napoléonien, la ville, qui n’était alors qu’un gros bourg, changera 8 fois de nom avant d’adopter celui, sans doute pour l’éternité, de la Roche sur Yon.

 

Et puis un lent cheminement jusqu’à la fin des années 1970. Ville chef lieu du département, elle somnolait nonchalante et n’était en fait qu’un lieu de passage entre Nantes et Bordeaux.
C’est aujourd’hui une ville à part entière, avec une démographie galopante (plus de 55 000 hab), un développement économique fort, un IUT et un pôle universitaire qui s’accroît, des services publics et aux personnes qui ne cessent de se développer. La Roche à tout d’une grande, contournements routiers, autoroute, infrastructures de qualité et très bientôt le TGV.
Tout cela c’est fait grâce à la mobilisation de ses habitants-citoyens, de ses acteurs du développement local, de ses entrepreneurs, artisans et commerçants, de ses responsables associatifs. Plus de 1100 associations sur La Roche, c’est énorme et formidable. Créer du mouvement, du lien social, du plaisir de ville, du temps de rencontre, des espaces de solidarité et de convivialité…Voilà, entre autres, ce qu’ensemble, élus locaux, citoyens, entrepreneurs et acteurs locaux, nous avons fait, dans le débat, la rencontre, la contradiction, mais toujours dans le même état d’esprit, celui de construire, ensemble, une ville où ses habitants soient toujours plus fiers de ce qui fait l’âme de La Roche sur Yon, son Esprit pionnier et novateur.
Désormais simple conseiller municipal, et président du Pays Yon et Vie, je veux encore apporter à ma ville, grâce notamment aux différentes aides régionales, et surtout continuer à lui rendre tout ce que lui doit, à honorer la confiance toujours renouvelée de ses habitants.